Mali : la covid-19 entraine une augmentation des besoins humanitaires

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La pandémie de covid-19 aggrave la situation humanitaire au Mali. Ocha Mali tire la sonnette d’alarme et appelle à un financement adéquat.

« Le budget du plan révisé s’élève désormais à 474 millions de dollars américains, soit 84 millions de plus qu’en janvier 2020 », telle est l’information donnée par Ocha Mali dans un communiqué de presse le 24 juillet 2020. Cette organisation humanitaire des Nations Unies précise que cette augmentation du Plan de Réponse humanitaire (PRH) est tributaire de la propagation de la pandémie de la covid-19. Une crise sanitaire qui a entrainé de nouveaux besoins. C’est ce qu’indique Mme MbarangaGasarabwe, Coordonnatrice humanitaire pour le Mali : « La crise humanitaire multidimensionnelle dans le pays est aujourd’hui rendue plus complexe par la covid-19 qui exige une adaptation des priorités et des modes d’interventions opérationnelles en phase avec les mesures barrières pour la lutte contre la propagation de la maladie ».

La pandémie de covid-19 vient s’ajouter à une insécurité alimentaire et nutritionnelle, le nombre de ces personnes va crescendo en raison de la covid-19, ainsi qu’aux défis de protection de la population civile en raison de l’instabilité sécuritaire dans certaines parties du pays. Une situation qui a des impacts réels sur les plus démunis.

En raison des violences que subissent ces populations, le nombre de déplacés est énorme. Au total, ce nombre est passé de 60 500 en avril 2018 à 250 900 en avril 2020. Un nombre qui s’ajoute aux migrants en situation irrégulière également confrontés aux mêmes menaces sécuritaires et sanitaires, fait savoir Ocha Mali.

« Sans une réponse appropriée, la crise sanitaire pourrait s’aggraver, puisque la fermeture des frontières terrestres pourrait accroître le nombre de personnes utilisant des points de passage frontaliers non officiels et non surveillés », indique l’organisme humanitaire des Nations Unies au Mali.

Ces situations ne sont pas sans crainte si nous savons que de nos jours, le « PRH révisé est financé à hauteur de 30 pour cent », indique le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) au Mali.

Notons qu’au total, la somme mobilisée s’élève à 144 millions et le déficit de financement « est estimé à 330 millions de dollars, dont 45 millions destinés à la lutte contre la COVID-19 », indique-t-on dans le communiqué.

Sur cette situation, Mme MbarangaGasarabwe donne une précision de taille : « Les fonds mobilisés par les partenaires humanitaires servent à financer des actions coordonnées avec celles du Gouvernement ». Elle saisit l’occasion pour lancer un appel à tous leurs partenaires à un financement adéquat afin d’éviter des pertes en vies humaines au Mali en raison de la croissance des besoins humanitaires et de l’insuffisance des fonds mobilisés.

Selon Ocha Mali, ces 330 millions sont nécessaires pour la couverture des besoins urgents de 5,5 millions de personnes dans les secteurs de la santé, de la nutrition, de la sécurité alimentaire, de l’eau, l’hygiène et de l’assainissement (EHA), des abris et des biens non alimentaires, de la protection et de l’éducation.

Rappelons qu’en plus de tous ces aspects, « l’accès aux services sociaux de base reste fragilisé par l’insécurité ». Plusieurs structures sanitaires ne sont pas fonctionnelles dans certaines localités en raison de la pandémie de covid-19. Avec la fermeture des classes, 3,8 millions d’enfants n’ont plus accès à l’éducation et à la protection. L’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, reste une aventure de combattants pour certaines populations déplacées. « Des actions sont en cours pour améliorer les conditions de vie des communautés les plus vulnérables, mais elles méritent d’être davantage soutenues pour plus d’efficacité et de durabilité », conclut le communiqué de presse de Ocha Mali.

F.Togola

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6 COMMENTAIRES

  1. les organisations blanches et leur relais africains vont pressé le problème du virus chinois au maximum pour se faire de l’argent, sur le dos de nos peuples …

    Voilà pourquoi ces organisations sont interdites au Rwanda, Tanzanie … Ils ont raison !

  2. MANGWANA KANYON COMPAORÉ, MAITRE FÉTICHEUR Á M'PETIONA, COMMUNE RURALE DE SOMASSO, CERCLE DE BLA, RÉGION DE SÉGOU, MALI JAMANA

    Á la connaissance de bamakien, maliweb, oui le peuple, oui le peuple,

    D’énormes prêts étrangers sont accordés à des nations souveraines par la Banque mondiale, le FMI et d’autres organismes similaires. Mais les conditions accompagnant ces prêts sont rarement communiquées par les gouvernements à leurs citoyens.

    Un cas récent au Bélarus a mis en évidence les conditions imposées par ces organisations pour l’octroi de prêts pour COVID-19. Le président de la Biélorussie a révélé que l’aide de la Banque Mondiale pour le coronavirus est assortie de conditions visant à imposer des mesures de confinement extrêmes, à modeler leur réponse au coronavirus sur celle de l’Italie et même à modifier les politiques économiques qu’il a refusées comme étant “inacceptables”.

    Des conditions supplémentaires qui ne s’appliquent pas à la partie financière sont inacceptables pour la Biélorussie, a déclaré le président biélorusse Alexandre Lukachenko en parlant des prêts extérieurs lors d’une réunion pour discuter des mesures de soutien à l’économie réelle par le système bancaire, a rapporté l’Agence télégraphique biélorusse, BelTA.

    Alexandre Lukachenko a demandé aux participants à la réunion comment se déroulait l’octroi de crédits étrangers à la Biélorussie.

    « Quelles sont les exigences de nos partenaires ? »

    Il a été annoncé qu’ils peuvent fournir au Bélarus 940 millions de dollars en financement dit rapide. Le chef de l’Etat a demandé comment les choses se passaient ici.

    En même temps, il a souligné que des conditions supplémentaires qui ne s’appliquent pas à la partie financière sont inacceptables pour le pays.

    “Nous entendons les demandes, par exemple, de modeler notre réponse au coronavirus sur celle de l’Italie. Je ne veux pas voir la situation italienne se répéter en Biélorussie. Nous avons notre propre pays et notre propre situation”, a déclaré le président.

    Selon le président, la Banque Mondiale a montré son intérêt pour les pratiques de lutte contre les coronavirus en Biélorussie.

    “Elle est prête à nous financer dix fois plus qu’elle ne l’avait initialement proposé en gage de reconnaissance pour notre lutte efficace contre ce virus. La Banque Mondiale a même demandé au ministère de la santé de partager son expérience. Pendant ce temps, le FMI continue à nous demander des mesures de quarantaine, d’isolement, un couvre-feu. Cela n’a pas de sens. Nous ne danserons sur la musique de personne”, a déclaré le président.

    Le Bélarus est l’un des seuls pays européens à n’avoir pas mis en place de mesures strictes de confinement de coronavirus. La situation de non restriction est telle que même les services non essentiels restent ouverts. La ligue de football du Bélarus est toujours en cours. La seule mesure de restriction que la Biélorussie ait prise jusqu’à présent est la prolongation des vacances scolaires.

    Lukachenko est d’avis qu’un confinement complet était totalement inutile. De nombreux scientifiques de renom ont également exprimé des opinions similaires. Récemment, un médecin indien a démystifié le récit officiel sur le coronavirus. Il souligne que “le stress affecte la santé” et affirme que la peur n’est pas nécessaire car les gens finiront par développer une immunité naturelle à ce virus. Il est l’une des rares personnes à défendre l’opinion selon laquelle la vie doit se poursuivre sans interruption.

    Le président du Bélarus n’est pas le premier à avoir exposé la pression exercée par les organisations internationales au milieu de la crise du coronavirus pour faire avancer leur programme.

    Plus tôt, dans un développement choquant, le Président de Madagascar a fait une déclaration sensationnelle selon laquelle l’OMS lui aurait offert un pot-de-vin de 20 millions de dollars pour empoisonner le remède COVID-19 appelé COVID-19 Organics fabriqué à partir d’Artémisia.

    Le président tanzanien a expulsé l’OMS du pays après que des échantillons de chèvre et de papaye se soient révélés positifs au COVID-19. Quelques jours après la décision tanzanienne, le Burundi a également expulsé l’équipe de l’OMS chargée des coronavirus du pays pour ingérence dans des affaires internes.

    Il a également été révélé dans un rapport du renseignement humain intercepté que Bill Gates a offert un pot-de-vin de 10 millions de dollars pour un programme de vaccination forcée contre le coronavirus au Nigeria. Après quoi, une politicienne italienne a exigé l’arrestation de Bill Gates au parlement italien. Elle a également dénoncé le programme de Bill Gates en Inde et en Afrique, ainsi que les projets de pucer la race humaine par le biais du programme d’identification numérique ID2020.

    Tyler Durden

  3. dieu benisse le gouvernement augmenter le budget des assositations pour aider les plus necessiteux, le mali passera la crise du covid avant tout le monde

  4. comme dit le diction, “gouverner c’est prevoir” je suis donc content de savoir que notre dirigeant ibk a su prevoir tout cela !!!

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