Meeting du vendredi 5 avril : haro sur le régime

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Des milliers de Maliens sont descendus dans la rue le vendredi 5 avril pour répondre à l’appel de l’imam Mahamoud Dicko. Ils ont scandé des slogans très hostiles au régime.

Les manifestants sont sortis d’un peu partout pour exprimer leur colère face à la situation actuelle de notre pays. Il s’agit des nombreuses tueries et barbaries au centre du Mali et la fin de la grève des enseignants.

Dans ses propos, le président du Haut conseil islamique, Mahmoud Dicko, a demandé à tout le monde, plus précisément aux Peulhs, aux Dogons, de ne pas s’entretuer. Il a souligné que le Mali n’appartient pas à la France encore moins à la Minusma. Il appartient aux Maliens. L’imam Dicko a demandé au président de la République d’écouter ce que disent  les grandes personnalités sur la bonne gouvernance.

C’est ainsi qu’il a demandé la démission du Premier ministre. Selon lui, Soumeylou Boubèye Maïga ne parvient pas à nous satisfaire. «Je pense que cela ne devrait pas être un problème, si ce message est entendu tant mieux. Dans le cas contraire, chaque vendredi nous marcherons afin que nous vœux soient satisfaits», prévient l’imam de Badalabougou.

Pour Moussa Diallo, un agent commercial aux Assurances bleues, il est venu répondre à l’appel de l’imam Dicko. Car la situation de notre pays est inquiétante. «Il faut trouver une solution aux problèmes de l’école malienne. Il faut que ce gouvernement dégage s’il n’arrive pas à satisfaire ces populations», affirme-t-il.

Sidy Touré, le chargé de communication du PARENA, affirme que cette marche est une marche d’indignation. «Ce qui se passe dans notre pays est inacceptable et inadmissible. C’est pourquoi, le peuple malien est sorti pour réclamer le départ des autorités en place parce qu’ils ne sont pas capables de résoudre la crise. L’avenir de notre pays est en jeu. Chaque jour, il y a des morts dans ce pays», s’indigne-t-il. Selon Monsieur Touré, rien ne va au Mali : crises économique, sociale, des préavis de grève sont déposés partout, les enfants ne vont plus à l’école.

«Cette marche a été une réussite totale, nous n’arrêterons pas tant que le PM et le président resteront sur place. Dans les années 1993/1994, IBK, étant Premier ministre, avait décrété une année blanche, nous ne voulons pas que cela puisse se répéter cette année. Le Mali appartient à nous tous», martèle Yaye Bah, ménagère. Et Assanatou Djiré, une femme d’un certain âge, d’ajouter qu’il faut que les Blancs dégagent de notre territoire.

À noter qu’aucun incident majeur n’a été enregistré. Mais à la fin de la marche, des manifestants ont brûlé des pneus sur le bitume et cassé les hangars servant d’abri pour les policiers. La police a usé de gaz lacrymogènes pour les disperser.

Fatim B. Tounkara  

Le WAGADU    

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