Programme de filets sociaux Jigisemejiri à Kita : Le satisfecit des bénéficiaires des Communes rurales de Benkadi-Founia et Kita Ouest

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Lancé en 2013, le Programme de filets sociaux Jigisèmèjiri (arbre de l’espoir) est une réponse de la Banque mondiale à la demande du gouvernement malien pour lutter contre l’extrême pauvreté. Le Programme Jigisèmèjiri intervient dans 12 communes du cercle de Kita. Et pour voir l’impact de la mise en œuvre du Programme sur les populations bénéficiaires, le Projet a organisé, le 2 mai 2019, une visite de terrain pour la presse, dans les villages Doumba (commune rurale de Benkadi-Founia), Kofeba et Madila (commune rurale de Kita Ouest).

Au cours de la séance de travail dans la salle de conférence de Benkadi-Founia présidée par le sous-préfet de Kita, Boubacar Sakiné Diarra, la cheffe de délégation de la presse, Mme Thiam Fatoumata Tangara (chargée de communication de Jigisèmèjiri) a déclaré que la visite de terrain de la presse dans le cercle de Kita avait pour objectif de permettre aux journalistes de constater, de visu, l’impact du projet sur les populations bénéficiaires.

Sur l’état des lieux de l’exécution du projet Jigisèmèjiri dans les 33 communes du cercle de Kita, il a été révélé que dans la commune de Benkadi-Founia 193 ménages pauvres ont été recensés, selon 4 critères bien définis au cours des Assemblées générales dans les villages et dans la commune. Des critères qui concernent l’insécurité alimentaire, la source de revenus, l’outil de production ainsi que la taille et la composition du ménage. Ces critères ont été appliqués par le Comité villageois et validé par le Comité communal. C’est après que les 193 ménages les plus pauvres retenus ont bénéficié de financements.

Dans le cadre des transferts monétaires ciblés aux ménages les plus pauvres et en insécurité alimentaire, 9 264 ménages pauvres dans la Commune de Benkadi-Founia ont reçu chacun de Jigisèmèjiri 277 920 000 Fcfa, à raison de 30 000 Fcfa par trimestre (une aide non remboursable) par ménage, pendant 3 ans. Et cela, pour rompre le cycle intergénérationnel de transmission de la pauvreté. Pour le volet activités génératrices de revenus, 94 ménages pauvres ont reçu un financement de 11 280 000 Fcfa, soit 120 000 Fcfa par ménage pendant 3 ans.  Ce qui a permis à ces ménages de mener des activités comme le maraîchage, l’aviculture, l’élevage et le petit commerce.

Les impacts du programme

Et comme impacts, les financements de Jigisèmèjiri ont permis à ces ménages pauvres d’assurer une alimentation correcte des membres de leur ménage, en plus des frais de scolarité et des frais de santé de leurs enfants.  Dans le village de Doumba, Fatoumata Soucko (veuve), qui a bénéficié de 120 000 Fcfa, a pu réaliser un élevage de volaille. Ce qui, à ses dires, lui a permis, après le décès de son mari, de régler ses problèmes d’argent, tout en assurant l’alimentation, les frais de scolarité et de santé de ses enfants. Makandjan Kéïta a investi ses 120 000 Fcfa dans un jardin qui est en train de produire des tomates, des gombos, les concombres, les piments et d’autres légumes. Ces productions lui ont permis de faire des investissements et d’assurer les besoins de sa famille. Il a pu réaliser un petit élevage de ruminants dont les ventes lui permettent de faire des économies pour acheter un groupe électrogène. “C’est grâce à Jigisèmèjiri que j’arrive à faire toutes ces activités génératrices de revenus. Je ne peux remercier les responsables de Jigisèmèjiri. Grâce au projet, nous arrivons à satisfaire nos besoins”, a-t-il dit. Les témoignages des notabilités et de quelques bénéficiaires ont confirmé tous les bienfaits du projet dans leur village. “Depuis que Jigisèmèjiri est arrivé à Doumba, nos populations ont pu réaliser des activités génératrices de revenus. Ce qui nous a permis de nous épanouir et d’assurer l’autosuffisance alimentaire. Nous n’avons jamais vu un projet viable et fiable comme Jigisèmèjiri”, chantonnaient les femmes à l’accueil de la délégation, confirmant ainsi les impacts du projet Jigisèmèjiri sur la vie des populations.

Aux villages de Kofeba et de Madila (Commune rurale de Kita Ouest), les populations ont étalé leur  satisfaction par rapport au projet Jigisèmèjiri. D’après le maire de Kita Ouest, Jigisèmèjiri est d’une importance capitale pour les 377 bénéficiaires de Kofeba. Pour le Paquet nutritionnel préventif (PNP), 14 villages ont été retenus contre 10 villages pour les travaux publics à Haute intensité de main d’œuvre (Himo). Ces projets ont permis aux populations bénéficiaires de mener des activités génératrices de revenus comme le maraîchage, l’élevage, l’aviculture et le commerce. Ce qui a permis de lutter contre la pauvreté dans le village.

En guise de remerciement, les populations des différentes localités visitées ont offert des légumes et des fruits de leurs contrées. Une façon pour elles de dire que le projet Jigisèmèjiri a eu un impact considérable sur les conditions de vie des ménages bénéficiaires. Le projet a permis de réduire la malnutrition, l’insécurité alimentaire des ménages bénéficiaires dans les zones visitées. Pour eux, le programme Jigisèmèjiri est un vrai projet de développement à la base.

Siaka DOUMBIA – Envoyé spécial

 

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