…Sidi Békaye Magassa, président de la commission centrale des arbitres de la femafoot : “La Commission va durcir les sanctions contre les officiels dont l’attitude ne fait pas honneur à la corporation” “Nous allons entreprendre des actions pour relever le niveau de l’arbitrage surtout à la base”

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“Nous souhaitons que le public et les responsables de clubs comprennent que l’arbitre, malgré la spécificité de son rôle, demeure un sportif auquel il faut accorder une certaine indulgence”.  Ces propos sont de Sidi Békaye Magassa, président de la Commission centrale des arbitres de la Fédération malienne de football dans un entretien qu’il a bien voulu nous accorder.  Selon lui, la Commission, sous l’impulsion du président du comité exécutif de la Fémafoot, Mamoutou Touré dit Bavieux, nourrit beaucoup d’ambitions pour l’arbitrage. D’ores et déjà, un vaste chantier de restructuration et de recadrage de l’arbitrage de football de notre pays est en cours d’exécution.

Aujourd’hui-Mali : Après avoir passé deux ans et demi à la tête de la Commission centrale des arbitres au sein de la Fédération malienne de football, de quel bilan pouvez-vous vous prévaloir?

Sidi Békaye Magassa : Deux ans c’est beaucoup et peu à la fois dans la gestion d’un domaine tel que l’arbitrage. A l’avènement du comité exécutif actuel, nous avons trouvé un arbitrage à la croisée des chemins, tant l’inertie et le manque de compétition avaient joué négativement sur la performance globale de nos “referees”.

Avec la direction de l’arbitrage, une série de stages de formation et de recyclage ont été initiés sous l’impulsion du président du comité exécutif et dans certains cas avec l’appui technique de la Fifa.

Malgré ces efforts, tout n’a pas été bon comme nous l’aurions souhaité. Cependant, la prestation globale des arbitres n’a pas été désastreuse telle que certains voudraient la dépeindre.

Au cours de  la nouvelle saison qui s’annonce, la commission centrale des arbitres va entreprendre des actions pour relever le niveau de l’arbitrage surtout à la base. Vous savez, la formation d’un arbitre de haut niveau demande de la patience et beaucoup d’investissements. Avec l’accompagnement de tous, nous pouvons y arriver.

Ces derniers temps, l’arbitrage du football malien est très souvent décrié. Quelle appréciation en faites-vous ?

C’est vrai, nous entendons des récriminations çà et là. Dans la plupart des cas, ces récriminations viennent essentiellement des perdants qui trouvent aux arbitres le “bouc émissaire” idéal. Cependant, je ne peux pas soutenir que les arbitres sont exempts de tout reproche. Il y a eu de temps en temps, des erreurs manifestes de la part de certains arbitres mais à chaque fois la Commission a sanctionné les impertinents.

Lors de la finale de la 60e édition de la Coupe du Mali, opposant le Stade malien de Bamako à FC Binga, le deuxième penalty des Blancs de Bamako a fait l’objet d’un grand débat dans le monde du football. Selon vous, il y avait-il un penalty ou pas ?

Lors de la finale de la 60e édition de la Coupe du Mali, il y eu une situation inédite ; l’équipe supposée favorite est rapidement menée par deux buts à zéro. En toute fin de partie et en un laps de temps, l’arbitre accorde deux penalties à la même équipe permettant à celle-ci de revenir à la marque.

Les deux penalties étaient-ils justifiés ? Je ne saurai ni l’affirmer ni l’infirmer. Ce qui est important pour nous en tant que technicien de l’arbitrage, c’est la position de l’arbitre par rapport à la zone d’activité. A ce niveau, tous les spécialistes sont d’avis que l’arbitre était proche de l’action et son angle du vue était bon.

Pour le reste, nous ne rentrons pas dans les considérations puériles et partisanes. Nous laissons à chacun ses opinions et ses convictions.

A l’avenir, qu’est-ce que vous allez faire afin de relever davantage le niveau des arbitres qui officient championnat national de football ?

Nous n’avons pas de baguette magique pour changer les choses en un clin d’œil. Nous n’avons jamais cessé de former et de recycler nos arbitres, femmes et hommes.

Avec l’aide du comité exécutif, nous allons augmenter les sessions de formation, si le calendrier des compétitions nous en donne le temps. Parallèlement à la mise à niveau des arbitres, la commission va durcir les sanctions contre les officiels dont l’attitude ne fait pas honneur à la corporation.

Si vous avez un message à lancer au monde du football malien surtout aux supporters. Lequel sera-t-il ?

Nous souhaitons que le public et les responsables de clubs comprennent que l’arbitre, malgré la spécificité de son rôle, demeure un sportif auquel il faut accorder une certaine indulgence.

Dans tous les cas, la Commission centrale des arbitres (CCA) et ses démembrements que sont les Commissions régionales des arbitres (CRA), sous l’impulsion du comité exécutif et son président ont en projet un vaste chantier de restructuration et de recadrage de l’arbitrage de football de notre pays. Nous donnons l’engagement que nous ferons évoluer l’image “négative” que beaucoup de fans ont sur les arbitres de notre pays.    

Réalisé par El Hadj A.B. HAIDARA

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2 COMMENTAIRES

  1. Sous d’autres cieux, des arbitres donnent leurs avis “je ne peux ni l’affirmer, ni l’infirmer ” n’est pas courageux à mon avis. Vous êtes responsable, vous avez vu et revu sur tous les angles. En homme responsable j’aurai affirmé ou infirmé, c’est juste donner votre avis. ça ne retire pas le titre. ça veut dire que si vous devrez sanctionner ou féliciter l’arbitre de la rencontre, vous n’allez ni sanctionner ni féliciter. Pourtant un ancien arbitre international

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