Mobilité des étudiants dans l’espace UEMOA : Le Mali adhère

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Le Mali a enfin adopté la directive n°01/2005/CM/Uémoa instituant une égalité de traitement des ressortissants des 8 pays de l’Uémoa au Mali.

Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des ministres du mercredi 21 août a adopté un projet de décret portant transposition de la Directive n°01/2005/CM/Uémoa du 16 septembre 2005 sur l’égalité de traitement des étudiants ressortissants de l’Uémoa dans la détermination des conditions et des droits d’accès aux institutions publiques d’enseignement supérieur des Etats membres de l’Union en République du Mali.

Le projet de décret adopté permettra aux étudiants ressortissants de l’Union de bénéficier au Mali du droit d’accéder aux institutions publiques d’enseignement supérieur dans les mêmes conditions que les nationaux.

La transposition de la directive du 16 septembre 2005 vise à favoriser la mobilité des étudiants dans l’espace Uémoa.

L’une des vocations de l’Uémoa est l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur de ses Etats membres. Le Mali, comme tous les autres pays membres de l’Uémoa, applique la directive de 2007 instituant le système LMD. Aujourd’hui, le pays rejoint les autres membres dans l’application de la décision de 2005 de l’Uémoa.

Il s’agit d’octroyer les mêmes droits et conditions d’études au Mali aux étudiants originaires d’un des 8 Etats de l’Uémoa.

En gros, cela veut dire qu’un Nigérien, un Burkinabé, un Ivoirien ou un Sénégalais qui désire s’inscrire à la Flash ou dans une autre université du Mali, bénéficiera des mêmes conditions que les Maliens pour ce qui concerne les tarifs d’inscriptions et des logements sur les campus.

L’objectif principal est de favoriser l’intégration et d’améliorer l’enseignement supérieur dans les différents pays Ouest africains. De nombreux étudiants de l’espace Uémoa étudient dans les institutions de l’enseignement supérieur du Mali. Ce projet de décret adopté leur facilitera les conditions d’études au Mali.

La directive a mis plus de 10 ans à entrer en vigueur au Mali, car les universités craignaient une perte de revenus que la Commission de l’Uémoa a comblée un moment. Après de nombreuses concertations, ces problématiques se sont avérées peu pertinentes car, selon nos informations, il y aura toujours lieu de compenser les pertes.

Fatoumata Kané

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