Marche de la CSTM : Hamadoun Amion Guindo perd le pari de la mobilisation

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Faisant suite à son préavis de grève déposé le 1er avril dernier sur la table du ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Relations avec les Institutions Diarra  Racky Tallah, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) a battu le pavé hier jeudi 21 avril pour faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir gain de cause concernant ses doléances formulées depuis 2014. Seul hic : malgré la grande campagne médiatique menée par les responsables de la CSTM, les militants dans leur grande majorité ont boudé l’appel à la manifestation du Secrétaire Général  Hamadoun Amion Guindo.

Si les partis politiques de l’opposition ont eu la sagesse de reporter leur manifestation qui avait été annoncée pour demain samedi 23 avril, en raison de l’état de santé du président, Ibrahim Boubacar Keïta, (qui s’est presque rétabli depuis quelques jours ndlr), la Confédération Syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) s’en moque éperdument.

« La maladie bénigne d’IBK ne doit pas paralyser le pays. La CSTM maintient sa marche prévue pour le 21 avril 2016. Le pays ne s’arrêtera pas parce que le chef de l’Etat est malade. La maladie du président de la République n’a pas empêché les   députés de tenir leurs sessions», avait déclaré le secrétaire général de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo.  Et comme décidé par le bureau exécutif, les militants de la CSTM et certaines associations de la société civile ont battu le pavé hier jeudi de la Place de la liberté au Boulevard de l’Indépendance. Avec en ligne de mire, plusieurs doléances formulées depuis 2014 et non encore satisfaites par le gouvernement.

Des revendications, qui selon le secrétaire général de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo s’articulent autour des droits, des libertés syndicales et des droits économiques.

« Non aux licenciements massifs et abusifs de plus de 1000 travailleurs dans les mines d’or de Loulo ‘’BCM-SEMOS’’, LTA Sadiola, Tabacoto et ALS Bamako », pouvait-on lire sur une banderole.  Tandis que sur une autre était écrit: « Contre le bradage de l’école, de la santé, de la sécurité des personnes et de leurs biens ». Des revendications toutes légitimes comme d’autres qui, pour le secrétaire général de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo, sont méprisées par le gouvernement.

A ses dires, en mars 2015, le gouvernement, la CSTM et le CNPM avaient signé un accord portant sur 21 points de revendication sur lesquels, regrette-il, seulement quatre (4) points ont été satisfaits après un an de tractations. D’où l’occasion pour lui de dénoncer la mauvaise foi du gouvernement.

Mais le hic en est que la CSTM, malgré la grande campagne médiatique  menée par ses responsables, n’a pas réussi à mobiliser grand monde. Et ce bien que ses rangs ont été grossis par des associations de la société civile hostiles à la gestion de l’actuel régime. Pis, certaines de ces associations sont allées jusqu’à revendiquer  la paternité de la marche initiée par la CSTM, qui faut-il le rappeler,  intervient un mois après un premier mot d’ordre de grève de 48 heures observé.

A noter que si les lignes ne bougent pas, la centrale syndicale menace d’observer un second mot d’ordre de grève de deux jours à partir du 3 mai prochain.

Lassina NIANGALY

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