Projet Maïs-Niébé dans la région de Sikasso : Les bénéficiaires satisfaits des résultats enregistrés

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L'une des bénéficiaires du projet, Sata Mariko, productrice à Foulaboula, Bougouni
L’une des bénéficiaires du projet, Sata Mariko, productrice à Foulaboula, Bougounia

C’est ce qui ressort d’une visite de contact sur le terrain, le jeudi 6 août, à Foulaboula et Ouré dans le cercle de Bougouni. La visite à laquelle ont pris part le directeur résident d’AGRA au Mali, Dr Joseph Sedgo, le responsable de la communication Felix Deyegbe et le point focal du projet à Bougouni, Ousmane Dembélé, était conduite par le coordinateur, Dr Mama Koné.

Au Mali, les petits producteurs produisent l’essentiel de la production céréalière. En dépit de cette performance, ils font face aux effets néfastes, notamment les sols infertiles, les ressources en eau insuffisantes, les semences de mauvaise qualité et le manque d’accès au marché. Pour résoudre cette problématique, diversifier la production et augmenter le revenu des producteurs, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) en collaboration avec l’IER ont mis en œuvre le projet maïs-niébé.

Ce projet, selon son coordinateur, Dr Mama Koné, a été lancé en 2012 et est présent dans tous les cercles de la région de Sikasso où le maïs est la culture principale. “ Nous avons mis à la disposition des producteurs 10 tonnes de semence améliorée de maïs, 5 tonnes de niébé, 58 tonnes de complexe céréale, 86 tonnes d’urée et 3 300 flacons d’insecticides. En plus de cela, nous avons assuré la formation sur le warrantage et le renforcement des capacités des leaders. Ceux-ci nous a permis d’atteindre 7 000 producteurs de 70 villages “, a affirmé le coordinateur.

Depuis son démarrage, nous avons tiré des bénéfices du projet. Il a permis  de mettre à notre disposition des technologies qui ont amélioré notre récolte, notre mode de vie et nos revenus. En ce sens, les bénéfices que nous avons tirés des produits niébé sont immenses. Le niébé nous offre de la biomasse et des graines. Les graines entrent dans notre alimentation et nous commercialisons la biomasse. L’argent issu de cette vente entre dans l’achat des fournitures scolaires des enfants et la prise en charge de certaines de nos dépenses et celles de la famille“, a déclaré Sata Mariko, une productrice membre de la coopérative Kotognokon-tala de Foulaboula.

Dans sa parcelle visitée par la délégation, Drissa Coulibaly a constaté que l’introduction du Niébé dans la culture de maïs a permis de résoudre le problème d’infertilité des sols. ” La technologie que nous avons apprise du projet a résolu le problème de la fertilité des sols. Le gain issu de la vente de la biomasse a contribué à améliorer mon cadre de vie. J’ai réalisé un bénéfice de plus de 300 000 F CFA. Cette somme a servi à construire un local pour ma femme et mes enfants “.

La connexion au marché à travers la vente du maïs a généré des revenus qui ont permis d’inscrire dans la coopérative de Ouré 70 producteurs. La rencontre avec les membres de la coopérative nous a permis d’avoir une idée sur l’importance du système. “L’introduction du niébé dans la culture du maïs a été un facteur qui a contribué à augmenter la production du maïs dans notre zone, passant de 2 à 5 tonnes à l’hectare“, témoigne Abou Doumbia, trésorier général. Sur sa parcelle que la délégation a visitée, il a rapporté que la diversité et la variété culturale ont été satisfaisantes pour l’ensemble de la coopérative.

C’est pourquoi, dit-il, plusieurs producteurs tapent à la porte de la coopérative. “ Grâce à la bonne gestion que le projet nous a appris, ce sont plusieurs producteurs qui nous rejoignent chaque année. Pour cette campagne, nous avons introduit 70 nouveaux producteurs. En plus de cela, la biomasse issue du niébé entre dans l’alimentation de nos bœufs. Ce qui nous permet d’augmenter la superficie culturale “. En dépit de cette performance, les producteurs ont souhaité l’appui et l’accompagnement d’AGRA pour toucher une grande majorité des producteurs de la région. Tous sont unanimes que le soutien à l’agriculture constitue une alternative pour combattre la pauvreté et la faim dans la région.

 M SIDIBE

 

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