Lettres au MESRS Le comité AEEM de la FMPOS demande la libération des six camarades détenus : « Nous n’avons pas peur d’aller au jugement car nous faisons confiance à la justice malienne », jure Abdoul Aziz Coulibaly.

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En marge de la cérémonie du lancement du Master le comité AEEM de la FMPOS, à travers un sit-in, a remis deux lettres à Mme le ministre pour demander la libération de ses membres détenus et manifester son désaccord contre la mise à congé des facultés de l’université de Bamako.

Le Flambeau en a profité pour tendre son micro a quelques étudiants dont M.Abdoul Aziz Coulibaly,secrétairegénéral par intérim. Suivez plutôt l’entretien !

Le Flambeau : Quel est le but de ce sit-in ?

Abdoul Coulibaly : Tout d’abord, c’est pour accueillir chaleureusement madame le ministre, mais aussi en profiter pour lui remettre deux lettres.

Dans la première lettre il était question de la libération de nos six camarades détenus à la maison centrale d’arrêt de Bamako. Et la deuxième lettre contenait un message pour manifestationaffirmant nôtremécontentement contre l’arrêt des cours à la FMPOS.

Aussi je tiens à vous préciser que nous ne sommes pas là dans le but de boycotter ce Master car nous sommes conscients de son importance d’ailleurs nous serions appelésàpostuler pour ce Master plus tard.

Le flambeau : Où en sommes-nous avec l’arrestation des six camarades détenus ?

A.A.C : Par rapport à cette question je peux d’ors et déjà vous dire que les auditions ont pris fin. Après quoi on a introduit une demande de la mise en liberté qui reste encore sans suite. Mais nous ne comptons pas baisser les bras. Et aussi nous n’avons pas peur d’aller au jugement car nous faisons confiance à la justice malienne.

Le flambeau : Seriez-vous disposés en cas de non lieu d’année blanche de composer sans la libération des camarades?

A.A.C: Cher camarade journaliste, je tiens tout d’abord à vous signaler que la lutte à la FMPOS n’est seulement pas liéeà la détention des camarades. Il fut un moment où nous avions dit que nous n’allons pas rentrer en classe tant que nos camardes restaient illégalementdétenus. Car nous croyons que la peine a été purgée et que nos camardes serons bientôt relâchés. C’est aussi l’occasion de lancer un appel à toutes les personnes de bonne volonté às’impliquer pour obtenir la libération de ces futurs cadres sociaux-sanitaires.

Le flambeau : avez-vous un commentaire à faire par rapport à ce qui s’était passé,deux semaines plus tôt, ici à la FMPOS. Le cas de M. Hassane Traoré qui avait foncé le portail avec un véhicule pour avoir sa carte bancaire ?

A.A.C : Oui effectivement, j’en ai été informé. Nous sommes dans un cadre qui nous permet de savoir ce qui se passe avec notre camarde. Nous pouvons juste vous rassurer que la situation est sous contrôle. Aussi vais-je signaler que ces parents ont fait preuve de responsabilité et que l’étudiant en question est sous contrôle.

Le flambeau : Espérez-vous avoir une suite favorable à ces deux lettres ?

A.A.C : Oui nous croyions fermement qu’une solution sera trouvée car une année blanche ne nous arrange aucunement.

PROPOS RECUEILLIS PAR IDRISSA KANTAO

 

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