Décision de la France d’aider militairement le Mali : L’engagement clair et constant de François Hollande

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On peut accuser  le nouveau Président français  de tout, sauf  de manquer  de suite dans les idées à propos du dossier malien. Avec ténacité et persévérance, il a enclenché et entretenu une dynamique diplomatique internationale qui a permis d’arracher à l’ONU différentes résolutions (2056, 2071 et 2085) conférant une légalité internationale à toute intervention militaire au Mali.

François Hollande

Il n’a eu de cesse de répéter, urbi et orbi, que l’urgence d’une telle option pour garantir la survie de notre pays était évidente. Il prêchait manifestement dans le désert au début, comme en témoignent les louvoiements de la communauté internationale (CEDEAO, ONU, Union Africaine, Union Européenne). Les narco-jihadistes ont donc surfé sur les vagues de cette cacophonie et de cette inaction pour pousser leurs pions.

Grisés par leur supposée supériorité militaire, ils feront une option téméraire, qui pourrait leur être fatale aujourd’hui: s’avancer plus en profondeur vers le Sud du Mali, prendre plus tard Bamako en vue d’appliquer leur «Charia» et, enfin, déstabiliser progressivement toute l’Afrique de l’Ouest à partir de notre pays. L’intervention en urgence de la France, et conséquemment la stratégie que tous souhaitent gagnante de François Hollande, fut dictée par l’impératif de tuer dans l’œuf ce projet funeste.

Ce faisant, le Chef de l’Etat français a agit en véritable pompier, pour éteindre l’incendie allumé par son prédécesseur à l’Elysée, Nicolas Sarkozy, via sa calamiteuse gestion du dossier libyen et sa volonté manifeste de déstabiliser le Mali à travers l’instrumentalisation du MNLA. A la faveur de sa campagne de l’entre-deux tours de la présidentielle française, jouant sur les peurs comme à son habitude, celui-ci parlait d’un gouffre au bord duquel se trouvait la France.

Ironie du sort, apparemment c’est lui-même qui est tombé dans ce gouffre, car, à présent, il est en réduit à crapahuter sur les marches de grands hôtels pour y animer  des conférences grassement rémunérées, pendant que se trouve suspendue au-dessus de sa tête l’épée de Damoclès de certaines affaires judiciaires, à l’image de celle de Karachi.

L’action de la France de François Hollande dans notre pays repose sur des fondements juridiques et des liens historiques inattaquables et est sous-tendue par l’éthique et la morale universelles. Car le Mali est victime, comme l’a relevé à juste titre le Président français, d’une agression caractérisée de la part de groupes de criminels sans foi ni loi. Un cas rarissime, pour ne pas dire unique, dans l’histoire des temps modernes. En s’attaquant  au Mali, les narco-jihadistes ont commis une erreur stratégique. Ils ne peuvent invoquer l’argument du grand Satan, l’Occident qui écraserait de sa puissance les Etats faibles, rengaine qu’ils aiment entonner  à tout vent.

Au Mali, leurs agissements sont dénués de tout fondement idéologique, politique ou même religieux. En effet, notre pays, islamisé depuis des siècles et très pacifique, ne cherche qu’à vivre en bonne intelligence avec les autres nations. Il est très attaché au panafricanisme et aux valeurs de liberté, de respect de l’autre et de tolérance. Si ces narco-jihadistes étaient des vrais musulmans, ils auraient dû savoir que Dieu lui-même, au nom de qui ils prétendent combattre et en qui nous croyons profondément, n’aime pas les excès.

Il reste vrai que la France de François Hollande s’inspire du droit international et est guidée par des valeurs de justice et de morale dans son action au Mali. Mais elle y a aussi, incontestablement, des intérêts. Outre le fait qu’y résident 6 000 ressortissants français, notre pays possède très probablement des ressources stratégiques, comme le pétrole, l’uranium, l’or  et les terres rares, entre autres.

Il n’empêche que le fait de respecter l’éthique et la morale dans ses relations avec les autres et celui de chercher à sauvegarder ses intérêts ne sont pas obligatoirement antinomiques, dès lors que ce dessein ne s’accomplit pas au détriment du Mali et qu’il prenne en compte la mondialisation des échanges.

Yaya Sidibé

SOURCE:  du   14 jan 2013.    

15 Réactions à Décision de la France d’aider militairement le Mali : L’engagement clair et constant de François Hollande

  1. dibi

    On a mal à l’Afrique, au Mali en lisant certains messages. Ah les nègres couchés! Débilités par des dizaines d’années de régime néocolonial criminel et prédateur. Les Libyens aussi disaient, vive Sarkozy et merci la France, quand les barbouzes de l’Otan dézinguaient leur pays et assassinaient Kadhafi accusé de tous les maux. On a vu le même scénario avec certains Ivoiriens acquis au tandem criminel Ouattara-Soro. Rien que des esclaves célébrant sans dignité leurs maîtres dans un rituel à vomir! C’est dire que les Dioncounda et autres héritiers d’ATT se frottent les mains. Les Français pour leurs intérêts donneront les clés du pouvoir d’après massacres aux plus offrants dans la docilité à Bamako ou aux ethno-sécessionnistes Touaregs au Nord en plus de la charia comme c’est le cas aujourd’hui dans certains Etats du Nord Nigéria. Enfin nous sommes encore quelques uns à n’avoir pas oublié que ni l’Occident impérialiste, ni les prédateurs et satrapes nègres ne libèrent jamais les peuples.

  2. modibo kane

    merci a François Hollande.je suis militaire française origine malienne je Prêt a partir au mali .je suis du nord a gao

  3. alsace

    Je suis malien, j’ai sillonné beaucoup de pays européens y compis la France dans laquelle je compte beaucoup d’amis. J’ai décidé de mourrir malien et en terre malienne. Depuis que j’ai commencé à distinguer ma main droite de celle de la gauche, la France n’a jamais aussi promptement aider le Mali. C’est dans des épreuves pareils qu’un Peuple peut distinguer son amis de son énnemis. Le discours de Hollande était si juste que j’ai compris qu’il a été fidèlement renseigné par ses services de renseignements. J’étais à Sévaré quand les hostilités se déclenchaient à Konna. Si la France n’avait pas agit aussi tôt, même 24 heures de retard serait fatal au Mali. Aujourd’hui, nous ne devons pas avoir honte de demander l’aide des pays amis. Cet orgueil ne nous sert pas. Toutes les Nations ont eut besoin de l’aide à un moment donné de leur histoire. Aujourd’hui, nous en avons besoin, je n’ai pas honte de la demander. Je la demande pour nos soeurs et mamans qui son chagrinées.

  4. LHomme Faust

    Mali on my mind, Ivory Coast in My heart

    Independance pour rien…

    Vous feriez mieux de redemander à votre très cher Sauveur, Monsieur Holland de vous recoloniser. Il serait ravi de le faire. Et vous appelez cela independance. Un pays independant dont l’armeé est incapable de liberer son territoir. Hmmmmmm
    ————
    Devillepin, la Cote D’Ivoire n’est pas un vil pain et elle sera décolonisée que Dramane Ouattara ou la france le veuille ou non.

    LHomme Faust
    San Diego, California
    USA

  5. maiga a souma

    Qu’importe que la France nous recolonise pour en 100 ans le temps que notre classe politique, notre administration apprennent que la gestion publique obéit à des obligations, comme la droiture, l’éthique, le respect de la règle du bien public. À l indépendance, les demi illettrés, qui sont devenus présidents et responsables ont confondus la chefferie villageoise traditionnelle à une gestion publique moderne respectueuses de la rigueur. François Hollande et la France poursuivent des valeurs de droit de l homme, l’éthique. Tant mieux. Alors que faire de Alpha Oumar, Amadou Toumani Touré et Amadou Aya Sanogo, par qui le mali est tombé ci bas, les passer par la cours martiale, pour que nous qui sommes vivants et la génération future ne retenions rien d eux, pour donner, une fois pour toute, l’exemple pour l’avenir. Tout cela est arrivé par la mauvaise gestion, partisane, clanique, familiale, fanatique, corrompue, arbitraire qu’ils ont imposé à notre pays.