Vivre ensemble, retour de l’administration, question sécuritaire, négociation : Les propositions du COREN pour pacifier définitivement le pays

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Le Collectif des ressortissants du Nord (COREN) est, depuis plusieurs jours, en conclave à Bamako pour adopter des propositions et recommandations concrètes à soumettre aux autorités dans le but de développer et renforcer le vouloir vivre ensemble entre toutes les communautés du Nord, mais aussi de régler des questions d’ordre sécuritaire, humanitaire, de négociation, de retour de l’administration dans les zones libérées.

Une vue du présidium
Une vue du présidium

Le conclave du COREN a donné lieu à une assemblée générale le samedi 9 février 2013 au pavillon des sports du stade omnisports Modibo Kéita. La rencontre s’est déroulée sous la présidence effective du président d’honneur du COREN, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga dit Pinochet, originaire de Bentia, cercle d’Ansongo, dans la région de Gao.

Cette rencontre a permis au président et au rapporteur de chacune des cinq commissions mises en place de présenter à l’assistance les propositions recensées en atelier, de susciter le débat afin de retenir des conclusions et recommandations que le COREN va soumettre aux plus hautes autorités. Les cinq commissions créées sont : la commission vivre ensemble, la commission questions humanitaires, la commission questions sécuritaires, la commission retour de l’administration, la commission négociation.

A propos du vouloir vivre ensemble, le rapporteur, Dr Naffé Kéita  a mis l’accent sur l’adoption d’une loi créant des comités vérité-réconciliation au niveau des cercles des régions concernées. Il a proposé une ” charte du vivre ensemble “ dont il  a fait une lecture succincte aux participants à la rencontre. Pour Dr Kéita, il faut que l’impunité soit évitée et que la justice soit diligentée de façon exemplaire pour faciliter la coexistence pacifique entre les différentes communautés.

Concernant le retour de l’administration et les éventuelles négociations, les responsables du COREN appellent à des critères particuliers pour l’affectation des fonctionnaires dans les zones concernées. Il ne faut pas que les fonctionnaires considèrent leur affectation au nord comme des sanctions. Il faut une certaine disponibilité des fonctionnaires et leur capacité à servir les populations surtout celles des zones en crise. Un accent a été aussi mis sur les mesures d’accompagnement en vue de faciliter l’installation des fonctionnaires et particulièrement ceux des secteurs de souveraineté comme le justice, les douanes et impôts.

A propos des négociations, le COREN propose deux options : ne pas négocier avec le MNLA comme le demandent certains partenaires mais négocier avec toutes les communautés du Nord. L’autre option est de négocier, sur le sol malien avec le MNLA après l’avoir désarmé en n’acceptant ni fédéralisme, ni autodétermination, ni statut juridique particulier pour Kidal.

Au point de vue sécuritaire, Me Harouna Toureh et d’autres intervenants ont encouragé l’implication des volontaires dans le système de sécurisation des villes et villages. Un accent spécial est mis sur la tolérance zéro face au phénomène du narco-trafic, l’instauration d’un service militaire obligatoire, l’implication des pays du champ dans la mise en place d’un dispositif de sécurité autour de la bande sahélo-saharienne.

D’autres propositions ont été expliquées aux participants à la rencontre qui ont pris une part active au débat autour de ces questions. C’est à l’issue de ces échanges qu’un document récapitulatif des recommandations sera adopté et soumis à qui de droit comme contribution du COREN pour l’après-crise.

Bruno D SEGBEDJI

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8 COMMENTAIRES

  1. COREN, c’est maintenant vous puisez dans vos reflexes d’anticipation. Pourquoi n’avez vous pas interpellé votre PAPA ATT à temps opportun?

  2. Les histoires de conférence nationale… d’assises du nord… tous ça… c’est de la poudre aux yeux. Ce sont les mêmes bavards qui viendront montrer leurs beaux boubous.

    On commence à nous parler de commissions… vérité-réconciliation… Holala… 🙁 🙁 🙁 Ce sont encore les gens du nord qui vont parler des problèmes du nord, et gérer seuls les questions du nord… alors que nous somme dans une république…

    Le plus simple :
    1. Gagner la guerre avec l’aide de nos amis
    2. Elire un Président (un homme à kouilles) qui a une bonne vision de l’avenir du Mali
    3. Appliquer les lois de la république… plus d’impunité
    4. Mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest
    5. Bâtir une armée républicaine
    6. Place aux jeunes. Résoudre les problèmes de l’école.
    7. Poursuivre la décentralisation. Que chacun élise ses représentants. Que chacun développe son coin de pays.

    Voilà.

    • pourquoi tant de haine en vers le nord? Ne donnez pas raison au mlna avec vos idées biscornues….

    • @ Broulayi qui dit:

      “2. Elire un Président qui a une bonne vision de l’avenir du Mali”

      Han-Han. Il faudrait dire:

      “2. Elire un Président d’origine Nordiste, qui a une bonne vision de l’avenir du Mali””

      L’intégration s’impose désormais.

  3. Il est à espérer que les ressortissants du Nord dans leur ensemble, les cadres s’entendent, envisagent de sensibiliser les populations pour qu’elles acceptent les ressortissants des régions du Sud comme des citoyens ayant droit au mêmes traitements politiques.

    En tout cas tel n’a jamais été le cas dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur la liste de leurs élus dans les institutions décentralisées.

    • Merci mon frère pour cette remarque pertinente. Moi j’ai servi au Nord pendant 8 ans et je suis resté étrangers pendant ces 8 longues années.

      Au Sud ce n’est rare de voir des élus issues du Nord, pendant qu’ils ne sont même nés parmi nous.

      Et malheureusement, très peu de citoyens du Sud connaissent cette partie du Nord, en terme de mentalité; une mentalité opportunisite et xénophobe.

      • Cela commence d’abord avec la COREN qui est le symbole même de la division du Mali qui doit être dissoute si nous voulons un Mali Un et Indivisible.
        Mon frère je suis en Mauritanie à l’Ambassade, la carte du mali avant la crise était coupée en deux avec une bande collée sur la partie sud à partir de ségou et la partie nord apparaissait. Cette carte était dans la salle d’attente de l’Ambassade.

      • Si tu es resté pendant tout ce temps étranger c’est par ta faute…Cesser de développer des idées biscornues sinon vous donnerez raison au mlna…

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