Politique : Mouvement démocratique, l’héritage galvaudé !

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On assiste au procès du mouvement démocratique avec l’arrivée de nouveaux acteurs politiques qui mettent tout en œuvre afin de mettre au garage les vieux politiciens. La chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) risque ainsi de déboucher sur un conflit à long terme entre la vielle classe politique et les jeunes loups aux dents longues, pour qui tous les malheurs du pays viennent des acteurs du mouvement démocratique.

Issa Kaou N’Djim, le coordinateur de la Cmas, jure la main sur le cœur d’achever les vieux politiciens avant la fin de la transition. Il raconte à qui veut l’entendre que l’aide publique aux partis politiques est « inutile et sans impact » sur la démocratie. C’est pourquoi qu’il souhaite abolir cette aide et mettre fin aux privilèges de certains dignitaires de la République qu’il estime grassement payés.

L’ancien porte-parole de l’imam Mahmoud Dicko n’est pas seulement hostile au mouvement démocratique. Il ne porte pas dans son cœur non plus tous ceux qui ont servi le pays pendant les trente dernières années. Et il n’est pas le seul au sein du M5-RFP à penser ainsi. Le professeur Clément Dembélé, inconnu du public jusqu’en 2018, aime bien s’en prendre à la vieille classe politique, accusée à tort ou à raison d’être la source des misères du peuple après la fin du régime du général Moussa Traoré.

C’est ce clivage entre nouveaux et anciens acteurs politiques qui a mis un frein à l’unité du M5-RFP, le mouvement de contestation, ayant déraillé avec le départ d’IBK du pouvoir. Les frondeurs qui ont mis tout en œuvre pour saboter le processus démocratique avaient parmi eux des acteurs du mouvement démocratique et non des moindres. Les figures comme Me. Mountaga Tall, patron du parti Cnid Faso Yiriwa Ton, ont été des acteurs de premier plan dans l’avènement de la démocratie en 1991.

Cet avocat a surpris du monde en s’impliquant dans la contestation d’un pouvoir démocratiquement élu. Mais, il n’était pas le seul du mouvement démocratique à mettre en péril l’héritage des tombeurs de Moussa Traoré. Mais cet héritage a été galvaudé par tout le monde. Ce qu’on reproche aux hommes politiques, à savoir la corruption, a été encouragé par tous.

Les citoyens ont longtemps fermé les yeux sur la petite corruption qui a fini par légitimer la corruption à ciel ouvert. Même les électeurs ont pris l’habitude de pousser les acteurs politiques à leur payer leurs votes. Lors des dernières élections, on a constaté devant les centres de vote de Bamako des citoyens se balader avec leurs cartes d’électeur, en attendant l’arrivée de potentiels corrupteurs qui leur donneraient 2000 FCFA ou 5000 FCFA pour accomplir leur devoir civique.

Nampaga KONE

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3 COMMENTAIRES

  1. Les acteurs politiques de 1991 à 2020 ont ete pires que Moussa : après une trentaine d’ années de delinquence financière , ils ont fait du Mali et des maliens LE SYMBOLE DE LA MEDIOCRITE ! Il est logique de se desolidariser d’ eux , mais tout ce qui brille n’ est pas de l’ or ! Si Kaou Djim et Clement sont de bonne foi pour sauver le Mali que DIEU les aide à aider les jeunes officiers pour sauver le Mali !
    Je pense que ce n’ est pas une question de jeunes ou de vieux mais qui veut sauver le Mali ! Certains jeunes aussi peuvent etre malhonnetes surtout qu’ ils n’ ont connu que cela pendant ces trente dernières années ! La coloration du malien est l’ incivisme et la corruption , par consequent il faut des mesures non orthodoxes pour redresser le Mali : il faut que des civils patriotes collaborent avec des militaires patriotes ; il ne faut pas jeter tout à la poubelle comme l’avait conseiller feu Monseigneur Luc Sangare ! Il faut savoir utiliser les hommes !

  2. C’est le peuple même qui est corrompu, les dirigeants ne sont des échantillons. On enlève un corrompu pour mettre un plus corrompu à sa place. Kao Djim est un erratique, tantôt il parle de “leur démocratie”, tantôt il s’érige en défenseur de la démocratique. Ce sont des assoiffés de pouvoir lui et son patron. De 1992 à 2013, IBK était au pouvoir avec toute la corruption qu’il y a eue. Pourquoi en 2013, ils ont appelé à voter pour IBK? Ce n’était certainement pas pour lutter contre la corruption.

    • Merci Tienkafo pour toute la verite et rien que la verite, il faut que le peuple Malien se reveille sinon notre pays va disparaitre car il ne faut plus faire la meme faute avec Boua le ventru IBK mais choisir quelu’un de compentant, de patriote et de capable, sinon si nous ratons cette fois-ci nous sommes a jamais fouttus et le Mali va completement disparaitre a la fin du premier mandat d’un autre incapable et voleur comme sur cette photos. A bon entendeur, salut!

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