Adoption d’une loi criminalisant l’esclavage en 2014 : La présidente de la Coalition malienne de lutte contre l’esclavage pessimiste

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La présidente de la Coalition malienne  de lutte contre l'esclavage pessimiste
Mme Keïta Fatoumata Sissoko, présidente de la coalition

La Coalition malienne de lutte contre l’esclavage a tenu hier au siège de l’Association Temedt sa troisième réunion trimestrielle de l’année. Une rencontre au cours de laquelle, elle a fait le bilan des activités réalisées et dégager les perspectives.

 

D’entrée de jeu, la présidente de la Coalition Mme Kéïta Fatoumata Sissoko a exprimé son inquiétude quant à une possible adoption d’une loi criminalisant cette pratique avant la fin de l’année. ” A notre niveau, on n’avait souhaité l’adoption d’une loi criminalisant l’esclavage. Cependant à trois mois de la fin de l’année nous trouvons que cet objectif sera difficile à atteindre. C’est pourquoi, à défaut d’avoir la loi en question, nous souhaitons qu’elle soit déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale au plus tard au mois de novembre” a souligné la présidente. Avant d’ajouter que la coalition est à pied d’Å“uvre pour rencontrer la commission loi de l’assemblée nationale et le ministère de la Justice pour faire les derniers réglages dudit projet. Ainsi, elle n’a pas manqué de rappeler les différentes campagnes de plaidoyer lobbying que son organisation a faites pour attirer l’attention de nos compatriotes et des autorités sur la persistance de cette pratique rétrograde qu’est l’esclavage.

 

Nous avons eu à organiser des conférences de presse avec les témoignages de certains esclaves affranchis ” a ajouté Mme Kéïta Fatoumata Sissoko.

Dans le cadre de ce plaidoyer, l’un des vice-présidents de l’Association TEMEDT (une association membre de la Coalition malienne de lutte contre l’esclavage),   Koïna Ag Ahmadou,   d’ajouter qu’une délégation de TEMEDT a été reçue à l’Assemblée nationale. Elle s’est aussi rendue à Nioro et Nara. Au cours de ces différentes rencontres, les responsables de l’association ont exposé leurs préoccupations aux autorités et mis en place des comités dans les différentes villes visitées.

 

K THERA

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