Dégradation des mœurs : Des soldats de la Minusma sur la sellette

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GAO-Minusma
Minusma à Gao (photo archives)

Dans certaines grandes localités du nord du Mali, une fronde risque d’éclater contre la présence onusienne, à travers la Minusma. Et pour cause : des soldats de cette mission sont accusés de se livrer à des actes répréhensibles, notamment des violations des mœurs. Ici et là, l’on parle d’abus sexuels et de consommation abusive d’alcool.

 

 

Cependant, il semble que de nombreuses filles de ces localités ne sont pas exemptes de reproche. Appâtées par l’argent, elles se livreraient à la prostitution au vu et au su de tout le monde. Et finalement, cette situation (explosive) provoque la colère des populations.

Et elle (situation) risque de conduire loin, si l’on ne prend garde.

La Rédaction

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4 COMMENTAIRES

  1. Une petite enquête pourra édifier tous les observateurs que ce sont les soldats de la Minusma qui subissent un harcèlement …… de la part des jeunes filles, souvent impubères, échappées du contrôle parentale, et jetées en pâture à tous les risques dans une société qui a décidé de se renier elle-même, de renier ses valeurs cardinales.
    Comment pourrait-il en être autrement ? Les premières images de la libération, relayées à travers la planète, ne furent-elles pas, depuis Gao, celles d’un garçon tirant sur des cigarettes par tous les trous de son corps ou un autre prenant bras dessus bras dessous une mineure présentée comme sa petite amie. Quelle autorité s’en est émue ?
    A Tombouctou, n’a-t-on pas organisé le bal de la libération, en présence de notabilités de la ville, où le clou de la soirée fut une distribution symbolique de prix pour les jeunes qui se sont distingués par le plus grand nombre d’actes sexuels ? Qui s’en est émue ? Quelle autorité de Tombouctou l’a dénoncé. Oses-t-on imaginé pareille chose dans une ville où l’on s’émeut de la destruction de mausolées de saints hommes, tous références de l’islam ?
    C’est une bande d’acteurs démissionnaires de leur rôle historique devant l’éternité : une classe politique putréfiée, une société civile aux abois, ignorante et désorientée, une notabilité impubère, qui a grandi dans le corps et restée coincée dans les plaisirs mirifiques. Voici ceux qui encadrent Tombouctou et Gao.
    Que voulez-vous que firent alors des jeunes femmes et jeunes filles, vivant avec moins d’un dollar par jour, où les aides publiques sont systématiquement détournées, au profit de nabab qui n’en ont aucunement besoin, si non que par manque de vertu. Que voulez-vous qu’elles fassent, ces pauvres filles ?
    Laissez la minusma tranquille. Elle n’est pas complètement innocente, mais l’urgence est la poutre à laquelle vous flagellez vos propres filles et sœurs, pas la brindille avec laquelle elles consentent se faire allumer par la minusma.

    • Bonne analyse. Merci de nous rappeler les responsabilités qui sont les nôtres ! Mais peut-on soigner quelqu’un qui ne sait pas, ni ne veut savoir qu’il est malade ? Pauvres Maliens !

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