Les putschistes persistent et signent

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Laquelle de la constitution ou de la charte de Transition à la primauté sur l’autre ? Cette question fondamentale n’est sans doute pas encore définitivement tranchée. Elle attirait naguère l’attention de la Cedeao qui, semble-t-il, a arbitré en demeurant intraitable sur la prééminence de la loi fondamentale malienne. Lors de leur dernier sommet, en effet, les chefs de l’Etat, en vertu sans doute des textes sous-régionaux en rapport avec la démocratie et la gouvernance, ont tranché en faveur de la constitution malienne. Mais il fallait manifestement davantage plus pour désarçonner les tenants du putsch et certains de leurs marionnettes tapis dans le rouage administratif malien. Tirant donc les ficelles du secrétariat général du Gouvernement, le CNSP a ainsi persisté et signé en contrariant l’arbitrage de la Cedeao par la sollicitation d’un avis de la plus haute instance juridique nationale, la Cour suprême. Il était question pour cette dernière de déterminer laquelle entre la constitution et la charte de Transition à la prééminence lorsqu’il s’agit de viser les textes et mesures administratifs. Et tenez-vous bien, la Cour suprême n’a point cillé en émettant son avis dans le sens souhaité par le Secrétariat général du Gouvernement qui agit vraisemblablement pour le compte du prince du jour. On aura remarqué que la consultation, visiblement taillée sur mesure a déjà fait ses effets parce que la charte de Transition a été visée avant la constitution dans certains décrets celui afférent à la nomination du tout nouveau chef du Gouvernement, Moctar Ouane. Et puisqu’il a été ressassé sur tous les toits que le premier vient compléter le second, on ne peut qu’en déduire une situation inédite où le complément absorbe le principal.

La Rédaction

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1 commentaire

  1. Vladimir Poutine, lors d’une réunion avec les dirigeants des partis de la Douma d’État, a parlé des exigences des organisations financières internationales envers la Russie, demande qui a été pour lui «fantastique, inattendue» et concernait un changement de la politique intérieure du pays.

    Le Président russe a évoqué les exigences des organisations financières internationales dans les années 1990 envers la Russie, demande qu’il a qualifiée de «fantastique, inattendue», lors d’une réunion avec les dirigeants des partis de la Douma d’État, la chambre basse du parlement, tenue ce mardi 6 octobre.

    Vladimir Poutine occupait alors le poste de président du gouvernement.

    En expliquant la nécessité de construire une politique indépendante, le Président a rappelé que dans les années 1990 alors que Moscou avait demandé de prolonger le délai de paiement des intérêts sur les prêts déjà pris, les représentants des institutions financières internationales de l’époque exigeaient du Kremlin un changement de politique intérieure. Il s’agissait en particulier de la politique de Moscou de lutte contre les terroristes dans le Caucase.

    «C’était fantastique, inattendu pour moi, mais cela a eu lieu, et j’étais un participant de cet épisode. C’est pourquoi nous devons partir du fait que nous devons être forts et indépendants, ou nous ne serons rien du tout. C’est pourquoi nous agissons avec soin et prudence ici», a souligné Vladimir Poutine.

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