3eEdition du Festival ‘’Rendez-vous chez nous à Bamako ‘’ : La culture facilite l’intégration africaine

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Le Festival RENDEZ-VOUS CHEZ NOUS A BAMAKO est une rencontre culturelle qui fait le rapprochement entre l’art et la population, c’est aussi faire connaitre le savoir-faire des artistes, pas dans des salles ou sur des espaces, dont l’accès est payant, mais dans les rues de Bamako. L’évènement a été organisé par L’Association Art Marionnette Musique Clown Dans nos Rues (AMMCDR) en collaboration avec L’association ACMUR du Burkina Faso. Ce groupe était conduit par Yacouba Magassouba, Directeur du Festival RENDEZ-VOUS CHEZ NOUS À BAMAKO 

Ce festival  a réuni les acteurs de la culture sous régionale, de la France, du Canada et de la Mexique  durant trois jours à Magnambougou près du lycée ECOMA DU 28 février AU 02 mars 2019. Cette rencontre culturelle était à sa 3e Édition.  Lancé le jeudi 28 février 2019 à Magnambougou Wèrèda, les festivaliers ont emprunté la voie principale qui mène au site du festival passant par le marché de Magnambougou scandant des parades artistiques,  notamment les marionnettes géantes de la compagnie Nama du Mali, KATUMA, la Hiérarchie du Baobab  du Burkina Faso, AFUMA DU TOGO, Pokémon et Tinaffan de la Guinée Conakry, compagnie DIVINE  du Bénin, les GASCA de la COTE D’IVOIRE , groupe de danse VAGABON du Mali, etc.

Tout au long de ces journées de culture, le public a eu l’occasion d’assister à des soirées de marionnettes, de danse, de théâtre, de musique, de conte.

Dans cette mouvance festine, nous avons demandé l’avis de certains artistes qui ont émerveillé ou impressionné le public par leur savoir-faire.

ABALO Togni Augustin, marionnettiste béninois : « la culture africaine doit être soutenue par nos dirigeants »

Je fais de la marionnette à un  fil qui consiste à faire danser les marionnettes (homme, femme, enfant, animaux de la forêt) sur différentes musiques. Sur scène, je raconte l’histoire des hommes et des animaux de la forêt en faisant ressortir leur rapport tout simplement montrer que les hommes et les animaux peuvent cohabiter. C’est ma première fois de participer au Festival RENDEZ-VOUS CHEZ NOUS À BAMAKO. Ce festival fait appel à plusieurs artistes de pays différents qui partagent la même scène devant un public composé d’enfants, de jeunes et de vieux, c’est impressionnant.  Cet évènement nous prouve que la culture est un facteur facilitateur d’intégration africaine, la culture africaine doit être soutenue par nos dirigeants en aidant les hommes de culture à avoir d’une part les partenaires techniques et financiers.

TCHALLA KOSSI dit YOU, Artiste batteur percussionniste du groupe  Togolais AFUMA : « je pense que la culture est un moyen d’intégration des peuples d’Afrique »

Nous sommes des échassiers, les gens qui montent sur des bambous de 3m. Les échasses, c’est notre tradition depuis nos ancêtres et nous sommes initiés dès l’âge de 8 ans. Du coup, on s’habitue au fur des années. La danse se faisait avant dans la tradition lorsqu’un chef coutumier du village était décédé ou à la sortie du chef de village lors d’un évènement. Nous avons apporté un plus à cette tradition en la faisant dans une logique de cirque dans lequel on monte tout en faisant des figures à 3m. Nous sommes à notre deuxième participation à ce festival qu’on trouve sympa, avec un accueil chaleureux. À travers des festivals dont je participe, je pense que la culture est un moyen d’intégration des peuples d’Afrique.

Djouma Djoumessi du Groupe Pokémon Gnakry de la Guinée Conakry : «Je pense que l’initiative est à salue » 

 Nous sommes un groupe de danseurs acrobates . Je suis le Leader de cette équipe. RENDEZ-VOUS CHEZ NOUS À BAMAKO est un grand festival, une tribune d’échange, de rencontre et surtout instructive devant un public explosif. Je pense que l’initiative est à saluer, et surtout le gouvernement guinéen sait que nous sommes à Bamako car le ministère de la Culture nous a remis notre ordre de mission. Si nous pouvons avoir ce genre d’évènement un peu partout  en Afrique, on s’en réjouira.

Sirco de la Colombie : «Ce festival est très populaire… » 

 Je fais de la musique latine Big-Box. Je fais tout avec la voix. Ce festival est très populaire, et concerne tout le monde, simplement une belle ambiance. C’est ma première fois de venir en Afrique de l’Ouest, ce que j’ai vu depuis mon arrivée est le contraire de ce qu’on entend sur les médias occidentaux en parlant d’Afrique. Je constate qu’il y’a ici la joie de vivre et le spectacle est époustouflant. Je pense que l’art, la culture africaine est une autre dimension à travers ce que nous voyons depuis l’ouverture par exemple des échassiers togolais qui font des figures avec des échasses, le groupe de danse hip-hop Pokémon et surtout les compagnies de danse contemporaine.

Hugo Brunet de la France : « Je suis soudeur… »

Je suis soudeur, récupérateur métallique, je récupère des petites boues de fer, des boulons ou des vieilles barriques en métal que j’utilise pour faire des sculptures ou de la scénographie. Je fais des installations, des formations afin d’apprendre aux gens à souder, à récupérer le métal en leur montrant comment ils peuvent utiliser ces objets voués à la poubelle.

Le DirecteurYacouba Magassouba lors de la cérémonie de clôture à remercier les chefs coutumiers de Magnambougou, les autorités, la jeunesse, la commission d’organisation, l’ensemble des artistes qui ont participé et à donner rendez-vous pour 2020.

Ce festival a été instructif ; il a mis en avant la richesse de la culture africaine dans toutes ses diversités et a permis au public bamakois de découvrir les cultures d’autres horizons.

Ibrahim Sidibé, Stagiaire

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