Livre : Les pharaons parlaient soninké !

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“Un jour, dans un musée, je fis un rapprochement entre une écriture « Touti ankha moun » et ma langue. J’exprimai mon insatisfaction sur la traduction du mot et fis l’objet de raillerie de l’assistance. Moins d’un mois qui suivit mon humiliation, je voyageai vers l’Allemagne et plus précisément du côté de Cologne. Je me rendis dans une université où l’on apprenait la civilisation noire et d’autres à travers le monde. Je fis la rencontre d’un grand docteur devant une faculté qui me surprit et m’aborda en disant « Tiyé linge niani », c’est-à-dire la viande est délicieuse. Ce fut un déclic pour moi. J’apprenais l’anthropologie et la langue des pharaons. Après l’avoir signifié que cette phrase est de ma langue, mon professeur le qualifiait directement de Soninké et me conseillait d’aller visiter leur département pour en savoir plus. Ce déclic poussa ce jeune étudiant à aller chercher cette similitude de la langue des pharaons et sa langue maternelle. Ce fut une grande surprise pour lui en découvrant que lui-même Soninké est descendant des pharaons”.

Tel est le résumé de la quatrième page du livre. El hadji Diagola, journaliste et romancier, revient avec ce récit pour nous montrer le travail d’un étudiant qui a découvert que les pharaons parlaient Soninké. Malheureusement, ce jeune étudiant est décédé sans réussir à se faire connaître et a laissé des travaux inachevés. Pour lui rendre hommage, l’auteur lui a consacré ce récit. Natif du village de Moudéry au Sénégal, El hadji Diagola est un journaliste sénégalais indépendant. Auteur de plusieurs ouvrages, Diagola veut inscrire son combat dans l’émergence d’un monde de paix entre les races et les civilisations, et surtout entre les religions. Très respecté, il jouit d’une bonne réputation de planificateur et de défenseur des Droits de l’Homme. Comme en témoignent ses ouvrages, cet auteur se bat pour des causes justes et prend la défense des civilisations bafouées.

El Hadj Diagola

(Journaliste indépendant, Sénégal)

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