SLAM : Désormais, le 29 avril

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Désormais, le 29 avril est dédié à la journée internationale du slam au Mali.

Le Slam, connu comme une discipline qui dénonce les tares de la société, a désormais au Mali, sa journée.

« Pratiquement, toutes les disciplines artistiques ont une journée qui leur est dédiée. Le slam étant un nouveau bébé avait du mal à trouver une journée. Et Momo a eu l’idée de dédier la journée du 29 avril au slam », dit Amadou Baba Sissoko dit H, slameur, initiateur de l’école de slam.

« Nous sommes, en phase de reconnaissance auprès des institutions internationales notamment l’Unesco pour reconnaître officiellement cette date comme la journée internationale du Slam », poursuit-il.

Pour H, le Slam en tant qu’art a vu le jour dans les années 80 à travers un ouvrier poète américain de Chicago, Mark Kelly Smith.

Au Mali, le Slam a été reconnu en 2006, à travers le festival « Etonnant Voyageur » de l’écrivain feu Moussa Konaté.

De 2006 à nos jours, poursuit H, il y a eu de nombreux progrès à travers la création de nombreuses associations et mouvements qui se sont battus pour que cet art aille de l’avant.

Les Slameurs commencent à faire des albums, des livres. Le slam, le rap, les graffitis, la danse font tous parties d’une même famille nommée la famille du hip-hop. Mais, la discipline la plus connue est le rap. Le Slam demande plus de sens, c’est-à-dire le sens des mots, des phrases.

« Il est difficile de voir un slameur qui compose un texte slam qui n’a aucun sens. En plus de la musicalité, nous nous focalisons plus sur le fond mais aussi sur la forme du texte », affirme notre source.

« C’est un art d’avenir. À notre début, ce n’était pas comme ça. Aujourd’hui, les jeunes commencent à se l’approprier. Il y a plusieurs initiatives comme les championnats, des compétitions de slam », ajoute-t-il.

Jeunesse-art a mis en place une école dédiée à l’apprentissage du slam. Le slam demande beaucoup de lectures. La lecture permet de se performer en écriture. Il y a deux types de slameurs, l’un est dit de façade et l’autre, de profondeur.

« Le slameur doit être capable de toucher la profondeur et d’écrire le fond des choses », a signifié Sissoko dit H.

 

Aminata Agaly Yattara

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