Le FMI parviendra-t-il à sauver le tourisme au Mali ?

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Notre pays recèle des joyaux prestigieux aujourd’hui boudés par les touristes du monde entier suite à la crise sécuritaire et politique. L’hospitalité légendaire du Touareg et son esprit de partage ne suffisent plus à convaincre le touriste de venir visiter les perles du Sahara de l’Afrique authentique. Les intérêts du Mali lui-même devraient être placés au centre du débat afin qu’ils profitent au Nord et au Sud de notre beau pays.

 

Aujourd’hui à cause de la guerre, le Mali est un pays dans le besoin, fuit par les touristes, dont l’ensemble du territoire est confronté à de grands défis économiques et sociaux. Toute notre richesse touristique est bien réelle puisque reconnue depuis longtemps internationalement, néanmoins son prestige est assombri à cause de ce contexte de la crise multidimensionnelle. Le défi du Mali et du chef de l’état IBK est de consolider la paix et de faire progresser la réconciliation nationale. C’est à ce prix seulement que le touriste reviendra !

 

Avec l’appui de la communauté internationale, et grâce au retour de l’aide des bailleurs de fonds, les perspectives économiques s’éclaircissent. Alors comment ne pas être exaspéré, à l’aube des décaissements prévus par le FMI, d’être victime une nouvelle fois des faiblesses de la gestion des finances publiques. Je parle bien évidemment des transactions douteuses effectuées par le gouvernement comme l’achat du nouvel avion présidentiel et les contrats d’équipement de l’Armée passés par le ministère de la Défense pour 105 millions d’euros  par un intermédiaire privé. Avec les premières sanctions contre les entreprises fautives, espérons qu’en décembre toute la lumière sera faite et que le Mali bénéficiera de l’aide qu’il mérite.

 

Le Fonds Monétaire International est un partenaire financier stratégique pour notre pays, nous avons besoin de tous les bailleurs de fonds pour relancer l’économie et le tourisme. Aussi, il est irritant d’entendre Anton Op de Beke, représentant du FMI au Mali, dire qu’il y a eu « une mauvaise utilisation des ressources déjà limitées du pays ». Les marchés publics doivent servir à consolider notre économie, le tourisme, l’élevage et les infrastructures mais en aucun cas à renforcer les dysfonctionnements de l’Etat. Nos autorités doivent se battre pour préserver une stabilité économique et financière dans un contexte marqué par d’intenses pressions politiques et budgétaires liées à la guerre.

 

Il faut soutenir la reprise du tourisme, promouvoir la croissance et faciliter la confiance devenue fragile pour le réengagement des bailleurs de fonds au Sud comme au Nord. Gardons espoir de voir renaître le tourisme dans notre pays aux mille merveilles.

 

Mohamed Ag Mohamed

 

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