TOMBOUCTOU : La cité est Mystérieuse aussi bien que les citadins.

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Deux fêtes grandioses ont fait vibrer cette année Albilali Soudan. Il s’agit là de l’AÏ DEL KEBIR et de la SAINT SYLVESTRE qui ont été célébrées presque au même moment. Cette rare coïncidence de calendrier qui n’aurait nullement arrangé les porte- monnaies, a tout de même rehaussé le Pool de l’enthousiasme, de la joie d’une manière particulière dans la sainte ville.

Tant disque les uns se préparent à rejoindre les Night Clubs et les dancing party les plus populaires de la ville, les autres
se précipitent pour regagner les écoles coraniques, les Médersas et les vestibules en donnant ainsi à ces lieux de cultes le véritable sens de l’islam à travers la lecture du saint coran. C’est ainsi qu’à la veille de la fête de Tabaski, les mosquées de Djingareyber , Sidi Yaya, Sankoré de hamabamgou ont servi de cadre pour bon nombre de tombouctiens d’être en parfaites communion avec le bon dieu, le Miséricordieux. Notre équipe de reportage a rapproché un «petit garibou » du nom de Hamady Touré qui s’est confié a nous tout en évoquant que la fête de tabaski est la plus grande et la plus valeureuse fête au monde. Tous les musulman dignes doivent consacrer la nuit à faire beaucoup de prière, de bénédictions et de pardons  afin de recevoir ceux des autres, a – t – il ajouté. Hamady Touré a martelé qu’il a passé la nuit chez son maître coranique à prier et à lire le Saint Coran en compagnies de ses autres collègues élèves. Quand nous lui avons demandé a propos du 31 décembre le « Petit garibou » a répondu avoir ignoré cette fête qui selon lui n ‘a rien de caractère éducatif.

La nuit du 31 Décembre 2006 a donné une autre coloration à la ville. Tant disque les uns quittent chez les blanchisseurs
après avoir récupéré leurs tenues de soirées, les autres guettent leur cavalière pour ne pas passer une nuit blanche à
l’orée du nouvel an.

A 22heures déjà, certains ont regagné les lieux récréatifs les plus reconnues des citadins comme Amanar, Paillote, Café
jeunesse, l’Hôtel bouctou , Andrina-khan pour ne citer que cela . Les ambianceurs ont pris la ville en otage. Ceux qui
n’ont pas voulu fêter dans les Night club ont préféré s’organiser en petit groupe soit à domicile ou même dans les grains
pour se donner le meilleur d’eux-mêmes. Cette nuit là, le découragement n’était pas tombouctiens, chacun fêtait en sa
manière jusqu”à l’aube.

Comme on aime dire souvent que lorsqu’un flic n’a rien à perdre, les rues deviennent un champ de bataille. Ce fut le cas
de Ousmane Djiteye, un jeune talentueux de 30 ans qui réclamait ses 105 000 f qu’il aurait donner à sa petite copine et
que cette dernière l’a plaqué pour rendre la partie heureuse à un autre garçon qui n’a rien à perdre. Notre équipe de reportage a coïncidé avec cette dispute aux environs de 03heures du matin et nous n’avons pas cherché à nous mêler de l’aventure.

C’est dire que, tant disque d’autres chantent et dansent dans ce monde , d’autres pleurent. Quelle triste réalité ?

Mohamed Kayentao
Boubeye Maiga

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