Cotonculture : Le Mali et la Chine signent un protocole d’accord pour l’installation de deux unités de filature

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Le Mali et la Chine ont signé, le 21 novembre 2022, un protocole d’accord pour l’installation de deux unités de filature dont l’une à Koutiala et l’autre à Bamako. Ce projet sera réalisé par la société Qingdao de la Chine. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’Etat, a reçu en audience, le vendredi 25 novembre 2022, l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, Chen ZHIHONG. A travers la mise en place de ces unités de filature, le Mali entend transformer sur place le coton qu’il produit. La production annuelle du coton malien s’élève à près de 700 000 tonnes. Le coton contribue à 15% au Produit Intérieur Brut (PIB) et se classe 2ème après l’or au plan des recettes d’exportation.

Selon le Président Directeur général de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), Dr. Nango DEMBELE, la première unité sera installée à Koutiala avec une capacité de 20 000 tonnes de coton fibre à transformer en filet par an. La seconde unité sera installée à Bamako avec une capacité de 25 000 tonnes par an. Ce qui fait environ 45 000 tonnes de coton fibre par an. D’après les précisions de Dr. Nango DEMBELE, la réalisation de ce projet devrait amener le taux de transformation du coton de 2 %, présentement, à près de 10 %.

« Le niveau filature capte environ 30 % de la valeur ajoutée de l’ensemble de la chaîne de valeur coton. Ce que nous perdons sur la vente de la fibre, à la filature, on le récupère en termes de plus-value en termes de marge bénéficiaire », a expliqué le patron de la CMDT qui indique que ce projet d’usines de filature est une bonne proposition technique pour la filière coton du Mali.

La société dispose d’un capital de 200 millions, dont 85 % sont détenus par la CMDT et 15 % par le partenaire chinois, avec la création du Conseil d’administration et tout ce qui est nécessaire au fonctionnement juridique de la société.

Pour donner un coup d’accélérateur à ce projet, une délégation conduite par le PDG de la CMDT s’est rendue, le mercredi dernier sur le futur site de la Société malienne de filature (SOMAFIL) de Koutiala. Cette société sera installée sur une superficie de 50 hectares. Pour l’unité de Bamako, elle sera installée sur 70 hectares. Ces deux unités créeront 5000 emplois.

Après l’audience accordée par le président de la Transition, l’Ambassadeur de la République populaire de Chine, Chen ZHIHONG, a salué les bons rapports entre son pays et le Mali « La coopération entre la Chine et le Mali est toujours fructueuse depuis 62 ans d’existence des relations diplomatiques entre nos deux pays. Avec cette délégation, notre coopération sera encore plus renforcée. Avec l’appui du Gouvernement malien, l’appui du Président de la Transition, je suis persuadé que cette coopération sera encore plus renforcée », a expliqué le diplomate chinois.

Sidiki Adama Dembélé

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4 COMMENTAIRES

  1. Les chinois vont nous piller comme ils le font partout. Combien ça va couter au peuple en argent détourné par les chinois et leurs collaborateurs ?

  2. Vous avez raison :

    Dette : la Chine va recevoir 14 milliards de dollars des pays les plus pauvres en 2022
    Selon une étude publiée par un centre de recherche de Shanghai, certains des 68 pays les plus pauvres de la planète, dont l’Angola et Djibouti, consacreront cette année plus de 3 % de leur revenu national brut à rembourser Pékin.

    Dans le détail, huit pays devront, en 2022, consacrer plus de 2 % de leur Revenu national brut, pour rembourser une partie de leur dette à la Chine. Si l’Angola et Djibouti se détachent en tête de ce triste palmarès (avec respectivement l’équivalent de 4,9 % et 3,9 % de leur RNB), cinq autres pays doivent y consacrer entre 2 et 3 % : les Tonga (2,8 %), le Laos (2,8 %), les Maldives (2,7 %), la Zambie (2,6 %), la République du Congo (2,4 %) et les îles Samoa (2,3 %).

    Ces sommes, déjà faramineuses pour des économies fragiles ne constituent que la partie émergée de l’iceberg. A la fin de 2020 les 68 pays les plus pauvres de la planète devaient en effet collectivement 110 milliards de dollars à des créanciers chinois. Une somme en hausse de 5 % en un an.

  3. C’est une catastrophe et personne ne le voit. Les chinois ont détruit notre économie avec leur politique agressive dans les années 2000. Aujourd’hui, notre gouvernement veut recréer une industrie. C’est une bonne chose. Mais il demande à ceux qui saccagent l’Afrique de le faire ??? C’est une grosse erreur de se mettre sous la dépendance des chinois.

    L’industrie de notre pays doit se développer dans l’intérêt du pays et de son peuple avec ses ressources. L’ambassadeur de chine dit “La coopération entre la Chine et le Mali est toujours fructueuse”. Oui fructueuse pour la chine qui ne fait jamais rien sans en tirer le maximum de bénéfice. Le cas de Djibouti qui ne peut plus payer sa dette à la Chine devrait nous alerter. La dette de ce pays frère est composé à 89,5 % par la Chine et comme il ne peut plus payer la Chine va voler le port du pays comme au Sri Lanka. Nous ne devons jamais faire confiance à la Chine.

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