Elevage au Mali : Le Synelprov dénonce le mépris des autorités

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Le Syndicat national des éleveurs et producteurs de viande (Synelprov) pense que les autorités n’ont rien entrepris pour la bonne organisation du secteur de l’élevage. Il les accuse d’avoir entretenu une morosité totale dans le secteur de l’élevage qui constitue pourtant un potentiel à explorer pour notre pays.

 

Malgré le potentiel de production animale capable de couvrir les besoins en lait, viande et dérivés, le secteur de l’élevage est laissé pour compte et cela est dû à un manque de volonté politique qui plombe tous les espoirs des éleveurs et programme la disparition progressive du cheptel malien.

C’est en substance le message que le Syndicat national des éleveurs et de producteurs de viandes (Synelprov) a laissé entendre lors d’une conférence de presse animée le samedi dernier à la Maison de la presse. Il accuse le gouvernement de n’avoir pas appliqué la politique nationale d’élevage au Mali, qui prévoit des privilèges pour le secteur de l’élevage.

Il en est de même pour l’Apcam, l’organisation faîtière des éleveurs qui affiche une indifférence totale vis-à-vis du secteur. Pour les syndicalistes, le gouvernement a promis une subvention de 5 milliards de F CFA pour l’aliment bétail pour la campagne 2014-2015 mais seulement 67 784 400 F CFA ont été livrés à un opérateur qui vient d’ailleurs de suspendre la livraison parce qu’il n’a pas été payé.

Pis, pour la campagne 2015-2016, aucune subvention n’a été accordée. A ces manquements de l’Etat et de la faîtière s’ajoutent d’autres problèmes notamment l’absence d’espace de pâturage et le vol régulier de bétails. Ce qui semble un paradoxe, car, selon le Syndicat des éleveurs, après l’or, le coton, vient indéniablement l’élevage avec une importation de plus de 35 milliards de F CFA de lait et de produits par an et contribue à 10 % du PIB national, soit 80 % des populations des zones pastorales.

Le Synelprov a affirmé qu’aucun bétail malien n’était au Siagri 2016 ce qui atteste que le gouvernement et l’Apcam ont un mépris de notre élevage.

Zoumana Coulibaly

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