Secteur de l’élevage : quand la France et ses complices s’en prennent ouvertement à l’économie malienne

02 Mai 2024 - 19:30
Mis à jour: 2 ans
20
Secteur de l’élevage : quand la France et ses complices s’en prennent ouvertement à l’économie malienne
Que ceux qui croyaient que la France était en panne d’idées pour nuire au Mali se détrompent. Quand on pense que ce pays ne pourrait pas se montrer plus inventive dans ses approches vis-à-vis du Mali, voilà qu’elle revient à la charge, cette fois-ci sur le champ de bataille économique. Bien sûr, on connaît tous les épisodes précédents : les tentatives de diplomatie musclée et les jeux de pouvoir subtiles, mais rien n’y fait. Le Mali, résilient et farouchement attaché à son autonomie, a résisté. Alors, à présent, c’est par l’économie que la France espère reprendre la main. Après des échecs cuisants sur les terrains diplomatique et de la guerre communicationnelle, la France, présentée comme chantre de la « liberté et des droits de l’homme », semble désormais se tourner vers le terrain économique pour exercer son influence. Oui, vous avez bien entendu. Le grand dessein actuel ? Asphyxier l’économie malienne, un plan aussi subtil qu’odieux, manifestement destiné à mettre à genoux ce pays ouest-africain dont l’économie repose en grande partie sur l’élevage. Pseudo projets humanitaires  Le Mali, avec ses vastes pâturages, représente un des géants de l’élevage en Afrique de l’Ouest. Derrière le Nigeria, il est le second plus grand pays éleveur de la CEDEAO et caracole en tête des pays exportateurs de bétail de la région. L’élevage, qui contribue à 80 % au revenu des populations rurales du Nord et à 18 % dans le Sud, est plus qu’un moyen de subsistance : c’est un pilier économique. En 2011, l’exportation de bovins injectait plus de 50 millions de dollars dans l’économie malienne. Et ces chiffres sont probablement en deçà de la réalité. Mais voilà que sous couvert de projets humanitaires et de soutien aux populations des zones frontalières, financés à grand renfort de publicité par le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères français, la France semble jouer un jeu double. Officiellement, il s’agit d’améliorer les conditions de vie des éleveurs et de gérer durablement les ressources naturelles. Officieusement ? On pourrait croire à une tentative déguisée pour déstabiliser le secteur de l’élevage malien, et par effet domino, toute l’économie du pays et partant celle de l’AES. Des choix souverains mal appréciés  Sous le masque altruiste d’une campagne d’aide aux éleveurs maliens, se cache un plan bien plus machiavélique. Il s’agit d’encourager, ou plutôt d’inciter, ces éleveurs à traverser la frontière avec leurs troupeaux, prétendument pour une transhumance habituelle, mais avec un dessein ultime bien plus sombre : la sédentarisation dans un pays voisin, complice de ce stratagème. La véritable intention ? Anéantir le cheptel malien, pilier central de son économie agro-sylvo-pastorale. Ce plan, si ingénieusement ourdi, pourrait, s’il réussissait, porter un coup dévastateur à l’économie malienne, privant le pays d’une de ses principales sources de revenu et d’exportation. Quel cynisme ! L’enjeu est de taille, surtout après que le Mali ait pris ses distances avec des institutions telles que le G5 Sahel et la CEDEAO, et après obtenu le départ des troupes françaises ainsi que de la mission des Nations Unies (MINUSMA). Privée de ses leviers traditionnels d’influence, la France semble désormais prête à tout pour sauvegarder ses intérêts, quitte à provoquer des tensions internes au Mali. Pendant que la France orchestre ces stratégies, le Mali, lui, ne reste pas les bras croisés. L’alliance avec le Burkina Faso et le Niger au sein de l’AES montre une volonté de solidarité régionale et de mutualisation des forces pour contrer les pressions externes et avancer vers des objectifs de développement propres à leurs réalités nationales et régionales. Accroitre la surveillance et sensibiliser  Ce dernier stratagème révèle une certaine désespérance de la part de la France, qui, ne pouvant plus exercer son influence de manière ouverte, recourt à des tactiques qui pourraient mettre en péril la stabilité d’une région déjà fort complexe. En agissant ainsi, elle ne fait qu’éroder davantage son image et sa crédibilité, non seulement au Mali, mais dans toute l’Afrique de l’Ouest. Aussi, elle oublie que la sécurité du Mali ne saurait se dissocier de celle de ses voisins. Toutefois, les autorités maliennes de la Transition ne doivent pas se laisser faire. La surveillance devra être accrue sur l’ensemble du territoire et afin de rester en alerte sur tous les déplacements des éleveurs et de leurs troupeaux, surtout le long de nos frontières. En même temps, le département en charge de l’élevage devra s’atteler à une vaste campagne de sensibilisation auprès des populations, notamment les éleveurs afin de couper court à ce désir inavoué de la France. Sur ce grand échiquier international, où chaque coup peut avoir des répercussions profondes, il semble que la France ait choisi une approche où les fins justifient les moyens. Mais à quel prix ? Celui de la confiance d’un peuple, de la stabilité d’une région, et peut-être, de la perte de ses propres valeurs éthiques, prônées depuis des siècles. Ah, ironie, quand tu nous tiens !   Correspondance particulière  

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (20)

User
Issa
Issa 2 ans
Beaucoup de verbiage, aucune preuve avancée, pas même une référence vers le projet en question. Ce pseudo journaliste n'a même pas osé signé son papier.
Boubou
Boubou 2 ans
Encore un article grotesque pour ne pas dire « de merde . Il n’y a visiblement plus de journalisme au Sahel…
Kinguiranke
Kinguiranke 2 ans
https://www.rfi.fr/fr/france/20240503-france-le-blocage-en-soutien-%C3%A0-gaza-%C3%A9vacu%C3%A9-%C3%A0-sciences-po-paris
Kankan
Kankan 2 ans
Government could always draft temporary emergency laws that limit amount of cattle herd that could be transferred to neighboring nation without being sold to parties within that neighboring nation. Of course herders would have to acknowledge to government agency at inspection size of their total cattle herd. It would be simple transparent process having intent of allowing Malian government to affordably outmaneuver this NATO attempt led by NATO france to in steps plus stages destroy Malian plus AES nations economies. Key is we must in steps plus stages while defeating these NATO france attempts to destroy AES economies become self-sufficient plus self reliant beyond NATO ability to prevent Malians from having widespread comfortable world class modern living plus competent security. Henry Author Price Jr aka Kankan
COULIBALY Yacouba W
COULIBALY Yacouba W 2 ans
Dans biens des cas, c'est nous les maliens qui donnons les orientations pour détruire notre système de production animale et cela sans aucun regret à cause des intérêts sordides et personnels, quelle ignominie? Ce pays a besoin de nouveaux maliens qui pensent aux autres sans tricher.
Kinguiranke
Kinguiranke 2 ans
kan avec ton QI de sauterelle tu penses que tu es des communs? Reviens sur terre, car tu n'as pas l'intelligence de comprendre quoi que ce soit!
kan
kan 2 ans
@ Kingui de "Jean Philippe PATATRA " : ".....rédigé par IA avec une suggestion de thème...." " .....Un travail acharné de l’Africa corps qui a remplacé Wagner pour braquer sans cesse les Maliens contre un ennemi imaginaire. Et ça marche, puisqu’il y a déjà une disposition d’esprit dans ce sens." Il n'y avait qu'un très gros con de ton espèce pour ne pas t'en rendre compte Tu es encore plus idiot que je ne le pensais Ca m'étonne pas de l'état de ton pays avec des guignols comme toi
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (150)
  • Nfp (83)
  • Citoyen du monde (42)
  • kan (28)
  • Sylla (24)