Maintenant, il faut lever les sanctions!

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C’est officiel, le président de la Transition malienne a promulgué  ce vendredi 24 juin 2022,  la Nouvelle Loi électorale,  adoptée quelques jours plutôt  par le Conseil National de Transition (CNT) du Mali. C’était juste avant le départ de Bamako du Médiateur Good Luck Jonathan de la CEDEAO. Par cette promulgation,  Col Assimi Goïta ouvre désormais la voie  à l’organisation d’élections  générales dans son pays  pour le retour à l’ordre constitutionnel. Mais le  retour des civils au pouvoir, exige que le Gouvernement rende public illico presto  un chronogramme des élections. Celui-ci étant réclamé par l’organisation sous-régionale comme l’une des conditions sine qua none à la levée de leurs sanctions contre le Mali.

 Cette démarche est d’ores et déjà enclenchée par le Gouvernement   de la Transition. Lequel (par le canal des ministres : de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ; de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions et le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles)  s’est réuni, hier  mardi 28 juin 2022, avec l’ensemble de  la classe politique  et la Société civile pour échanger  sur le chronogramme des scrutins à venir ainsi que celui des réformes Institutionnelles. Dorénavant, il ne les reste plus au Gouvernement et aux  acteurs politiques qu’à dégager  rapidement un consensus pour déterminer ce chronogramme tant attendu,  avant le prochain sommet de la CEDEAO.

Pour  rappel, depuis début janvier, l’organisation sous régionale Ouest africaine  a sévèrement sanctionné notre pays : -en suspendant toutes ses transactions commerciales et financières avec  les pays de la CEDEAO, à l’exception des produits alimentaires de grande consommation et produits pharmaceutiques ;  -en  gelant  ses avoirs dans les Banques centrales de la CEDEAO depuis le  08 avril  2022. L’Union africaine a aussi sanctionné le Mali  alors  que les Institutions financières internationales lui ont coupé leur  robinet financier. Toutes choses  qui empêchent  notre pays de commercer normalement avec le reste du monde.

A l’évidence,   ces dures sanctions visent  à isoler le Mali sur la scène internationale, à fragiliser son économie, et à créer les conditions d’une pression interne du peuple  sur leurs dirigeants, outre  celle exercée par les principaux partenaires diplomatiques du pays à partir du 21 janvier  2022. En dépit de la résilience  du peuple, qui ne s’est pas soulevé contre ses dirigeants, les sanctions ont tout de  même permis à davantage appauvrir  un pays déjà meurtri par le  terrorisme international.

La  publication  rapide du chronogramme des élections, si elle a lieu avant le prochain sommet de la CEDEAO prévu le 03 juillet prochain,  sera  certainement un  important gage de bonne volonté des Autorités maliennes. En ce moment, plus rien ne doit empêcher la CEDEAO (et l’UEMOA)  de lever leurs sanctions injustes contre le Mali. Cet espoir est d’autant  justifié que le texte de la Nouvelle Electorale (bien toiletté par le CNT)  est avalisé par l’ensemble des  partis politiques. Notamment, ceux qui sont d’accord (pour ne pas dire en bonne intelligence) avec les organisations sous-régionales  dans  leur prise de sanctions contre le Mali, leur propre pays. Cela,  dans l’espoir de contraindre les Autorités de la Transition à abdiquer.

Nous osons donc espérer que  ces partis politiques, désormais remis en selle par le CNT  dans le jeu politique malien, vont se mettre   dans la logique de plaidoirie  auprès de « leur alliée » de  la CEDEAO, afin que les Chefs d’Etat et de Gouvernement  puissent in fine décider de la  levée  des sanctions contre leur pays. Cela est d’autant  évident que ce sont les acteurs politiques qui en seront les principaux bénéficiaires  pour reprendre  une vie politique normale !

 

Gaoussou Madani Traoré

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