Éducation : l’année serait-elle perturbée ?

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L’année scolaire 2019-2020 est effective depuis le 1er octobre 2019 sur toute l’étendue du territoire national. Cette rentrée intervient suite aux engagements pris par le gouvernement et les syndicats pour sauver l’année scolaire 2018-2019, après cinq mois de grève qui a paralysé quasiment l’année. Dernier virage de l’année, le nouveau Premier ministre, Boubou Cissé s’est engagé pour arracher cet accord.

Après la réussite de l’organisation des examens de fin d’année, la rentrée scolaire 2019-2020 est effectuée mais l’inquiétude  plane. Car, les sept syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre sont sur le pied de guerre. Ils comptent déclencher les grèves dans les jours à venir, si les engagements pris par le gouvernement ne sont pas satisfaits. Selon un promoteur de lycée privé, le gouvernement a pris du retard cette année aussi par rapport au paiement de la subvention. Et pourtant, il doit prend au sérieux les problèmes du secteur de l’éducation qui est d’ailleurs le socle du développement d’un pays. A ses dires, certains lycées auront des problèmes parce que sans le paiement des subventions,  ils ne pourront pas octroyer les fournitures scolaires aux élèves. « Notre souhait est que l’année scolaire se déroule normalement et dans de bonnes conditions », a-t-il confié.

Bien vrai que l’État doit s’acquitter du payement des subventions, il serait aussi intéressant que ces établissements s’engagent avec leur propre fond pour faire face aux paiements de leurs enseignants et des fournitures scolaires, estime un parent d’élèves. Quant au département un cadre a fait savoir que les conditions seront réunis afin d’éviter la perturbation cette année.

Les engagements obtenus en 2019

Les enseignants ont notamment obtenu l’octroi d’une « prime de documentation » de 100 000 à 150 000 F CFA selon les catégories, qui leur sera payé tous les mois d’octobre, à compter de cette année 2019. Ils ont également décroché l’engagement d’une « adoption immédiate du projet de décret portant plan de carrière du personnel enseignant », ainsi que de l’application des indemnités de déplacement, prévues dès 2016 mais qui n’était jusque-là pas effective.

Sur la prime de logement, l’une des revendications sur laquelle, ils n’ont pas été entendus. L’Etat s’est pour autant engagé à augmenter 20 000 CFA sur la prime de résidence. « Cette prime est échelonnée sur deux ans, c’est-à-dire qu’en 2020, les enseignants auront 10 000 FCFA de plus sur leur prime de résidence, et en 2021, ils auront à nouveau 10 000 FCFA supplémentaire », explique l’un des participants aux négociations.

B. DIALLO

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