Enseignement supérieur et recherche scientifique : Le SNESUP en grève de 72heures à partir de ce 10 novembre 2020

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Après avoir exécuté l’ultimatum de sa grève de 48 heures les 3 et 4 novembre 2020, le Bureau Exécutif national du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (BEN-Snesup), met en exécution, ce mardi 10 Novembre 2020, sa menace de grève de 72 heures et jusqu’au jeudi 12 novembre 2020. « Salutations militantes. La grève de 72 h est maintenue pour le 10,11 et 12 novembre 2020 (mardi, mercredi et jeudi) », nous a confirmé Dr Abdou Mallé, secrétaire général du BEN Snesup.

Dans sa lettre de revendication adressée aux autorités, le Snesup a indiqué que les enseignants du Snesup décident  d’observer une grève de 72 heures allant du mardi 10 au jeudi 12 novembre 2020 si les points de revendications ci-dessous ne sont pas satisfaits.

Il s’agit d’abord, dit la note, des points statutaires avec l’application de la grille plancher 1368 et plafond 3000 aux Enseignants-Chercheurs; l’application immédiate des articles 66 et 97 du Statut des Enseignants-Chercheurs en vue de l’augmentation de 20% de la grille indiciaire et de 02 ans de l’âge de la retraite pour les Professeurs/Directeurs de Recherche et les Maîtres de Conférences/Maîtres de Recherche; l’application immédiate de la prime de recherche conformément à l’article 34 du Décret N°2017- 0850/P-RM du 09 octobre 2017 fixant les modalités d’application du Statut des Enseignants-Chercheurs.

Il s’agit ensuite, ajoute la lettre, des arriérés d’heures supplémentaires et  les tâches liées aux examens et la régularisation des salaires avec le payement immédiat des arriérés d’heures supplémentaires et des frais des tâches liées aux examens des structures; le payement des heures supplémentaires dues aux enseignants permanents exclus de l’arrêté de payement de 2016-2017 et 2017-2018 à la FSEG; le rétablissement immédiat des retenues arbitraires opérées sur les salaires des doctorants de l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS) et le déblocage des demandes de congés de formation; l’alignement immédiat des salaires des agents fonctionnaires de l’Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba de Tombouctou hiérarchisés le 1er octobre 2019; l’effectivité du payement des salaires des travailleurs contractuels de l’Institut d’Economie Rurale (IER) par la subvention de l’Etat.

Il s’agit enfin, poursuit la doléance, du recrutement et la carrière, point sur lequel le Snesup  exige l’intégration de 59 travailleurs contractuels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique dans la Fonction Publique issus des 502 et la gestion des dossiers des contractuels en instance, y compris ceux de 2015-2020; la hiérarchisation des Attachés de Recherche et des Assistants par la relecture de l’article 15 du Décret N°2017-0850/P-RM du 09 octobre 2017 fixant les modalités d’application du Statut des Enseignants-Chercheurs; l’affectation immédiate des Enseignants-Chercheurs recrutés en 2017 dans les hôpitaux; l’effectivité du fonds «Etudes et Recherche» pour les institutions d’enseignement supérieur et de recherche.

En outre, indique la revendication, la gouvernance : sur ce point, les enseignants  demandent l’effectivité de la régularisation de la situation administrative et financière des agents de l’Institut d’Economie Rurale (IER), du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), de l’Institut National de Santé Publique (INSP), de la FMOS/FAPH, de l’ENI-ABT; la délégation de pouvoir aux Directeurs des Instituts et aux Doyens des Facultés pour la gestion de leur part des ressources propres ; l’annulation de la décision de licenciement des agents du Centre Régional de Recherche Agronomique de Sotuba pour faits de grève; la signature du décret d’attribution de passeports de service aux enseignants-chercheurs.

Sur le  respect des cadres organiques des structures, souligne la lettre, le Snesup demande la nomination immédiate du nouveau Recteur de l’Université de Ségou et l’élection des Doyens, des Vice-Doyens et des Chefs de DER de cette université; la nomination du Vice-Recteur de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB); la nomination d’un Directeur Général Adjoint à l’Institut Pédagogique Universitaire (IPU), au Laboratoire Central Vétérinaire (LCV) et à l’Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT); la nomination du Directeur Général Adjoint et des Sous Directeurs à la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (DGESRS); le respect du cadre organique complet du Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST); la nomination d’un Directeur des Etudes à l’Ecole Normale Supérieure (ENSup) et à l’Ecole Normale d’Enseignement Technique et Professionnel (ENETP); l’élection des Chefs de DER à l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS) et à l’Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux (INFTS).

Au niveau  des infrastructures et les équipements, le SNESUP exige l’acquisition de deux navettes de 52 places au profit des travailleurs du pôle universitaire de Kabala; la construction d’une cité des enseignants au pôle universitaire de Kabala; la construction et l’équipement de la bibliothèque universitaire centrale (BUC). Sur le point de la sécurité, le Snesup demande l’opérationnalisation du plan de sécurisation de l’espace universitaire; la sécurisation du patrimoine foncier des Universités, des Grandes Ecoles et des Institutions de recherche; l’attribution de blouses et de badges au personnel.

Hadama B. Fofana

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2 COMMENTAIRES

  1. Vous les enseignants du supérieur de ce pays, il est temps et grand temps que vous cessiez de jouer la fourberie et le cinéma, sinon l’histoire vous jugerez certainement un jour, cela sans aucune équivoque. Vous croyez que ce pays vous appartient? Certainement non, chaque année vous vous mettez à faire chanter les régimes depuis ATT il y a de cela plus de dix-sept ans sans aucun répit, on dirait que ce pays vous appartient, vous vous en foutez pas mal du niveau et de la situation de l’école malienne qui va toujours de chaos en chaos et la sous-région ne veut même plus de nos étudiants qui sont les plus faibles en terme de niveau, cela est une honte pour ce pays, pays qui était le plus brillant de toute l’Afrique il y a de cela 30ans. L’IPR, L’ENI et l’école de médecine recevaient plus de vingt nationalités d”Afrique et c’étaient des références de toute l’Afrique. Vous enseignant irresponsables, vous vous comportez comme des moins que rien, des personnes sans matière grise, vous réclamiez que argent et argent, où mettez vous la dignité de ce pays? Vous êtes des vauriens, vous faite honte à l’Afrique et au monde entier. Si nous sommes à la place des autorités actuelles de ce pays, nous vous laisserons faire année blanche sur l’année et après plusieurs années blanches nous recruterons d’autres enseignants capables de nous sortir de cet imbroglio terrible.

    • Have you already run out of venom ?
      Tout le pays est pourri. Cependant, même aujourd’hui il y a plus de conscience professionnelle chez les enseignants que dans les autres corps de l’état. Il est toujours plus pourri là où le processus de putréfaction a commencé. Après tout, les fonctionnaires milliardaires ne se comptent pas parmi les enseignants. L’enseignant achète jusqu’à ses outils de travail et ne sait pas ce pas veut frais de mission, dotation en carburant, il paraît même que de gros bébés bénéficient de dotation alimentaires.

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