Enseignement supérieur : Le spectre de l’année blanche

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Le syndicat de l’enseignement supérieur (Synesup) a mis finalement  à exécution son mot d’ordre de grève illimitée, le mardi  4 avril 2017. Pour le moment aucune négociation n’a été engagée entre le gouvernement et les syndicalistes  de l’enseignement supérieur qui affichent leur détermination à aller jusqu’ au bout. Ce qui fait planer le spectre d’une année blanche au niveau de l’enseignement supérieur. Pourquoi  cette grève ?  Réponse.

 A en croire  Dr Abdou Mallé secrétaire général du Synesup : « Nos revendications sont au nombre de 7. Le premier pont est relatif  à l’augmentation  des salaires et l’alignement des salaires sur nos homologues de la sous-région. Le deuxième point porte sur l’intégration des travailleurs  contractuels de l’enseignement  supérieur  et de la recherche scientifique. Le troisième point  a trait à l’adoption du nouveau statut  de l’enseignant chercheur. Le quatrième point est la nomination des agents fonctionnaires dans le corps des assistants et attachés de recherche  et la capitalisation des publications. Le cinquième est relatif au rétablissement du fond  d’étude et de recherche  pour les grandes écoles. Le sixième point concerne le payement des arriérés des heures supplémentaire pour les  enseignants  de l’Institut universitaire de gestion (IUG),  datant de 2013 à 2015. Le septième point a trait à l’éradication totale  de la violence dans l’espace universitaire. »

Les désaccords entre le gouvernement et le  Synesup ?

« Deux points font l’objet  de désaccords. Le premier point est un désaccord total, et le deuxième point est un désaccord simple. Le premier concerne la grille plafond 3000  (augmentions et alignement des salaires) fait l’objet de blocage. Nous avons buté sur ce point pendant les quatre jours de négociations précédentes avec le gouvernement. Et nous estimons que cela est due à la mauvaise foi des négociateurs du gouvernement, notamment les conseillers techniques. Ceux-ci étaient chargés de rédiger un rapport préparatoire. Ils n’ont pas pu le faire par incompétence. La preuve. Nous nous avons pu produire ledit rapport en moins d’un mois, contre une année pour les conseillers techniques. Malgré l’approbation  du rapport élaboré par le Synesup par le Comité des sages de la Commission de conciliation, l’appréciation du rapport lors d’une audience le 10 janvier 2017 par le ministre de l’Enseignement supérieure  et de la Recherche scientifique, un accord n’a pas pu être finalisé. On se demande qui représente l’autorité dans ce pays ? Est-ce les conseillers techniques ?  C’est pourquoi nous avons  quitté la salle de négociations pour que le gouvernement puisse accorder ses propres violons. Le deuxième point de discorde, c’est la question  du nouveau statut, c’est-à-dire la réunification en un statut unique des enseignants et des chercheurs, ce qui est le cas depuis 2011. Ce statut n’a jusqu’à présent pas été pris en compte  et envoyer dans les circuits d’adoption par les autorités. »

Mémé Sanogo

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