Lancement du Rapport mondial sur l’éducation 2014 : «Sans une bonne éducation, il n’y point d’avenir» a dit l’Honorable Issaka Sidibé

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La salle Aoua Keita de l’Assemblée nationale du Mali a abrité, lundi dernier, la la cérémonie de lancement officiel du Rapport mondial sur l’éducation, édition 2014. Elle était co-présidée par le ministre de l’Education Nationale, Mme Togola Jacqueline Nana et le Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Issaka Sidibé.

 

Ministre de l’Education nationale, Mme Togola Jacqueline Togola
Ministre de l’Education nationale, Mme Togola Jacqueline Togola

Dans son intervention, le Président de l’AN a d’abord salué  la présence du ministre de l’Education Nationale à cette auguste cérémonie, qui témoigne, si besoin en était, de son engagement profond pour la cause de l’éducation en général et de celle pour tous en particulier.

 

«Cet engagement est loin de nous étonner, car déjà, en 2005, dans cette même salle, des engagements individuels avaient été pris en faveur de l’éducation pour tous (EPT) et pour le parrainage des filles issues du monde rural pendant la durée de leurs études au niveau du 1er cycle de l’enseignement fondamental» a expliqué l’Honorable Sidibé.

Avant d’ajouter que cet important document de l’UNESCO nous offre chaque année l’opportunité de mesurer le chemin parcouru en matière de réalisation de l’EPT et, qu’en même temps, il nous offre une idée juste des efforts à fournir pour l’atteinte de cet important objectif que la communauté internationale s’est fixée.

 

Dès les premières heures de l’indépendance, le Mali était convaincu que l’éducation est le véritable socle du développement. Il a alors opté pour un enseignement de masse et de qualité, se plaçant déjà, dès cette période, dans une perspective de réalisation de l’EPT. Cette orientation a été maintenue, à travers le Programme Décennal de Développement de l’Education (1998 – 2008), dont l’un des objectifs, fixé à Jomtien (Thaïlande) en 1990 et renouvelé à Dakar en 2000, était l’atteinte de l’EPT en 2015.

 

Ainsi, le taux brut de scolarisation s’est progressivement élevé au Mali et a atteint 75% en 2006, soit 85,1% pour les garçons et 65,1% pour les filles. En 2011, ce taux est passé à 89,1% pour les garçons et 74% pour les filles. Ces taux sont plus élevés à Bamako, Gao et Koulikoro, contrairement aux régions de Mopti et de Kidal.

 

La grave crise survenue en 2012 a remis en cause, particulièrement dans les trois régions du Nord, mais aussi dans les autres, les efforts fournis par le gouvernement du Mali pour l’atteinte de l’EPT en 2015. Les groupes armés qui ont occupé ces  régions se sont acharnés à détruire les progrès réalisés dans le domaine de l’éducation, tant à Kidal qu’à Gao et Tombouctou.

 

Ils ont saccagé les infrastructures scolaires et multiplié les tentatives visant à remettre en cause tant la mixité à l’école que le droit à l’éducation des filles et des femmes. Les violences qu’ils ont exercées sur les populations ont contraint une grande partie des élèves et des enseignants à se réfugier au Sud du Mali ou dans les régions frontalières.

 

«Dans ce cadre, la mission conjointe de l’UNESCO et du gouvernement, menée au Nord du Mali en octobre dernier, pour évaluer les dégâts causés sur les infrastructures scolaires, nous conforte dans notre conviction que l’UNESCO sera un des  partenaires de premier plan dans la reconstruction du système éducatif au Nord du Mali», a ajouté l’Honorable Issaka Sidibé

 

En réponses aux questions posées par les Honorables Députés, Mme le ministre de l’Education Nationale a répondu que la qualité de l’éducation était liée au respect strict de l’apprentissage. «Il faut que les enseignants s’efforcent de respecter les temps d’enseignement. Et il ne s’agit pas seulement d’améliorer les conditions de vie des  enseignants, mais également de tous les autres  travailleurs» a-t-elle dit.

 

L’Honorable Kalilou Ouattara ayant posé la question de savoir pourquoi le Mali avait abandonné la méthode syllabique, Mme la Ministre répondra que cette méthode était un peu archaïque et que, dans nos structures scolaires, c’est la combinaison de plusieurs méthodes qui est entrée en jeu.

 

«Maintenant, il s’agit de voir si la méthode par combinaison a donné de bons résultats. Car, en tous cas, la meilleure méthode, c’est celle qui donne de bons résultats », conclura-t-elle, ajoutant que des mesures draconiennes seront dorénavant prises en ce qui concerne la prolifération anarchique des écoles privées.

 

Amadou Camara et Adama Bamba

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2 COMMENTAIRES

  1. Lancement du Rapport mondial sur l’éducation 2014 : «Sans une bonne éducation, il n’y point d’avenir» a dit l’Honorable Issaka Sidibé

    Je dirais plutôt :

    🙁 Lancement du Rapport mondial sur la médiocrité 2014 : «Sans une bonne médiocrité, il n’y point d’avenir» a dit l’Honorable Issaka Sidibé

    le même refrain depuis plus de 50 ans et en 2015 on va remettre ça…tant qu’on comprendra pas que l’enseignement du français ne nous mènera nul part…que notre salut réside dans l’enseignement de nos langues (même universitaire, un terrain sur lequel le Nko est très en avance), nous ne feront que nous enliser d’avantage dans la boue de la médiocrité…

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