Face aux attaques isolées enregistrées à travers le Mali : Des nuages planent sur la tenue des Communales du 20 Novembre

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A quelques jours des communales prévues le 20 Novembre 2016, les attaques terroristes se multiplient et se propagent à travers tout le pays. La dernière en date est survenue à Banamba, localité située à 140 Km de Bamako où des assaillants non encore identifiés ont dicté leur loi dans cette ville. Une attaque qui a pris de coup les Maliens qui craignent des répercussions sur la bonne tenue des communales du 20 Novembre prochain.

Le Mali n’est pas sorti  de l’auberge malgré les signatures d’accord de paix avec les groupes armés du Nord Mali dont la mise en œuvre pose problème. Profitant de cette situation d’hibernation, des personnes mal intentionnées se sont adonnées à des attaques armées dont les victimes sont les populations civiles. Le hic dans ces attaques est sa propagation à l’ensemble du territoire national alors qu’au départ elles s’étaient limitées dans le septentrion malien. Du coup, les Maliens se posent la question sur la tenue des élections municipales du 20 Novembre où les candidats sont en campagne. C’est dans ce contexte qu’est intervenu dans la nuit du dimanche à lundi 07 Novembre à Banamba, localité située à 140 Km de Bamako dans la région de  Koulikoro. Des assaillants lourdement armés sont entrés dans cette ville et  s’en sont pris à ses lieux stratégiques, notamment le poste de Gendarmerie et la prison de la ville. Une vingtaine de prisonniers libérés. La BDM SA, la seule  banque de la place a été attaquée par les assaillants où le coffre fort forcé pour enlever son contenu. Un Gendarme et un gardien de prison portés disparus.

Cette attaque a relancé le débat sur l’insécurité grandissante qui sévit au pays. Que cherchent ces hommes sans foi ni loi qui sèment la terreur partout au pays ? Qui sont leur soutien ? Ce sont là quelques questions posées à des citoyens lambda que nous avons rencontré dans la ville.

 

  1. Boubacar Mintou Koné: leader de parti politique est d’avis que ces attaques ciblées sont dues au manque d’anticipation dont font montre nos forces armées et de sécurité. Il soutient ses propos par ce qu’il appelle le manque de renseignements dignes de ce nom chez nos forces. Au lieu d’étudier certains signaux notamment la présence d’individus aux visages nouveaux, on préfère intervenir après coup. En plus, on met un dispositif sécuritaire en place et on l’allège en quelques temps après sans que le dispositif ne dure longtemps. Or, les assaillants étudient ce mode opératoire et attendent la dernière minute pour mener leur coup. Pour ce observateur, la cause de ces attaques est à rechercher dans le manque d’anticipation.

Harouna Diarra : membre d’une organisation de la société civile. Il craint pour sa part des actes de sabotage le jour du vote des communales, car les attaques se font sans limite. Les autorités ne parviennent pas à stopper la folie de grandeur de ces hommes aux identités douteuses. Aucune enquête n’a démontré l’identité vraie de tel ou tel assaillants depuis qu’on enregistre ces attaques.

Fanta Magassouba : leader d’une association de femmes. Pour elle, le risque de faible taux de participation des électeurs à ses élections de proximité est élevé.  En voyant ce qui vient de se passer à Banamba, les citoyens maliens sont d’avis tout peut arriver le jour du vote des communales. Ces inquiétudes feront que beaucoup d’électeurs boudent les urnes pour leur sécurité. Car, les ennemis à la paix peuvent agir ce jour de grand rassemblement. Pourquoi le risque de boycott du vote est élevé le 20 Novembre, a dit notre interlocutrice.

Les autorités ont du pain sur la planche à rassurer les populations maliennes à se rendre aux urnes le 20 Novembre prochain pour élire  les Maires et conseillers municipaux dans les différentes mairies du pays. Déjà, on assiste à des campagnes électorales moches à Bamako. Les  populations semblent se désintéresser des coups de sirène des candidats aux communales. A part les affiches postées dans les différentes artères et lieux publics de la ville, il y’a peu de mobilisation grandiose. Le régime d’IBK se trouve dans un dilemme cornélien à réussir sa première élection de proximité qui a connu plusieurs reports.

Par Hassane Kanambaye

 

 

 

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