Participation au scrutin du 29 mars : La Coper impute le faible taux au Covid-19

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Conscients du faible taux de participation au 1er tour de l’élection des députés tenu le 29 mars dernier,   Les responsables de la Coalition des organisations partenaires du Pnud pour des élections réussies au Mali (Coper) a fait savoir que le contexte de Coronavirus et de démobilisation a joué sur le taux de participation.

Après avoir sensibilisé les populations sur l’utilité du vote et engagé ses structures sur l’ensemble du territoire national, les responsables de la Coalition des organisations partenaires du Pnud pour les élections réussies au Mali ont tenu une conférence de presse, ce samedi 4 avril 2020, à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako.

L’objectif de la rencontre était d’informer l’opinion publique des constats qu’ils ont faits lors du 1er round des législatives du 29 mars. A les en croire, le faible taux de participation s’explique par la psychose du Covid-19 et la désinformation qui a fini par décourager les électeurs. Dans l’entre-deux-tours de ce scrutin, ils comptent mettre en œuvre les voies et moyens pour relever le taux de participation qui est de 35,73% à l’échelle nationale et 10% à Bamako.

Les interlocuteurs du jour ont salué la tenue des élections législatives dont l’utilité, selon eux, ne fait aucun doute. Ainsi, dans son intervention, le directeur exécutif de l’ONG Afad, non moins porte-parole de la Coper, Ahmed Sékou Diallo, s’est exprimé sur le retrait des cartes d’électeurs et leur disponibilité dans les bureaux de vote. A l’en croire, elles ont été retirées à 70% à l’exception de Bamako et des grandes villes. Partant, il déplorera l’absence de cartes non retirées dans certains centres. Chose qui, de son point de vue, est en contradiction avec l’article 62 de la Loi n°2016-048 du 17 octobre 2016 modifié par la Loi n°2018-014 du 23 avril 2018 portant Loi électorale.

Concernant les matériels de vote, le directeur Diallo a fait savoir qu’ils ont été acheminés avec l’appui de la Minusma. « Des destructions d’urnes et des actes d’extrémisme violent empêchant plusieurs localités d’accomplir leur acte citoyen ont été constatés dans les zones sous dominance des groupes terroristes », a laissé entendre Ahmed Sékou Diallo qui ajoute que les électeurs se présentaient sans grande affluence par peur du Covid-19. Il a déploré le nombre grandissant de bulletins nuls.

Les recommandations de la Coper pour le second round prévu au 19 avril

La Coper a adressé de fortes recommandations au gouvernement de la République du Mali pour une amélioration positive du taux de participation au second tour des législatives. Pour lui, la peur du Covid-19 ayant contribué à la démobilisation des électeurs, il sied d’agir instantanément afin de relayer les informations publiques diffusées par les autorités de la santé publique et encourager la participation au 2ème tour.

Tout en félicitant le gouvernement pour les efforts consentis dans le but de rendre à l’Assemblée nationale sa légitimité, la Coper condamne les enlèvements de candidats et leurs compagnons. Elle exhorte le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita à s’investir pour la libération du chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé et de tous les otages sans délai. Elle exhorte aussi le gouvernement à travers les spécialistes de la santé publique à communiquer davantage sur les moyens de voter sans mettre en danger la vie des citoyens dans ce contexte de Coronavirus.

A noter que Mamadou Fadiala Kéita était présent à côté du porte-parole de la Coper pour faire une brève historique de la création de la Coalition.

Bazoumana KANE

 

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1 commentaire

  1. Ce qui reste certain, que nous votons ou pas, la caisse noire, opaque, nébuleuse et non transparente est entre les mains de la Présidente de la cour constitutionnelle qui manipule les résultats comme elle veut dans la caisse noire en présence de personne, personne, personne sauf ses neuf juges. Au Mali cette manière de faire est à l’antipode de la vraie démocratie telle que connue par de véritables démocrates du monde. Nous sommes dans un système mensonger au Mali et non la démocratie, un système plus dangereux que la dictature de Général Moussa TRAORE en 1990. Mais, mais, mais nous sommes certains que cette pseudo-démocratie, cette fausse démocratie s’éteindrait très bientôt par un grand soulèvement populaire qui se produirait spontanément très prochainement. Il faut absolument un recadrage de la fausse démocratie malienne, ce qui reste vrai ce n’est pas le coronavirus qui est à la base de cette abstention forte des électeurs maliens, mais cette abstention est liée à la non confiance du peuple à sa classe politique et au comportement des institutions de centralisation des résultats telles que la cour constitutionnelle et la cour suprême.

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