COP 21 : Les enjeux et la CPDN du Mali expliqués aux journalistes

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Le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a organisé le lundi 16 novembre 2015 une journée d’information à l’intention des hommes de médias sur la prochaine conférence des parties, la Cop 21, la Convention internationale des Nations unies sur les changements climatiques, prévue du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris. Les enjeux ont été expliqués aux journalistes par d’éminents chercheurs du domaine des changements climatiques.

La Cop-21, qui se tiendra en France au mois de décembre, va réunir le monde autour de la problématique sur les changements climatiques et l’émission de gaz à effet de serre. Notre pays qui sera à ce grand rendez-vous de Paris a transmis sa contribution à la Convention, le 29 septembre dernier. Ce document appelé Contribution prévue déterminée nationale (CPDN) du Mali porte à la fois sur l’atténuation et sur l’adaptation.

À l’ouverture des travaux, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Ousmane Koné, a rappelé que l’année 2015 est incontestablement marquée par le sceau des changements climatiques avec à l’horizon (en décembre prochain) la conférence internationale de Paris, la Cop-21, qui ambitionne de construire un nouvel accord mondial sur les changements climatiques. Selon le ministre Ousmane Koné, l’heure est à une mobilisation générale de toutes les couches de la société pour imposer à l’ensemble des pays de la planète des règles contraignantes sur l’émission de gaz à effet de serre afin de limiter l’augmentation de la température de la planète à moins de 2 degré, et si possible à moins de 1,5° d’ici la fin du siècle.

«C’est l’enjeu principal de cette conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Nous devons tous mobiliser nos énergies pour sa réussite et préparer nos opinions publiques au bon respect des engagements auxquels nous auront suscrit à travers le futur accord», a expliqué le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Aux termes des accords internationaux, chaque pays devait présenter à la Convention internationale sur les changements climatiques une contribution nationale avant la réunion de Paris, a rappelé le ministre Ousmane Koné, ajoutant que le Mali a élaboré sa contribution qui porte à la fois sur l’atténuation et sur l’adaptation et l’a transmise à la Convention le 29 septembre dernier.

Sur le plan de l’atténuation, le ministre Koné a expliqué que la vision est que le Mali est un puits de carbone et le restera jusqu’en 2030 sur les bases actuelles. Selon la même vision, poursuit-il, le Mali doit contribuer au maximum de ses possibilités à l’ambition collective de limiter les émissions de gaz à effet de serre. «Les engagements correspondants sont ceux d’un scénario d’atténuation qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 29 % pour l’agriculture, 31 % pour l’énergie et 21 % pour les forêts par rapport à un scénario de base à l’horizon 2030», a déclaré le ministre.

En matière d’adaptation, selon le ministre, la vision du Mali est de faire de l’économie verte et résiliente aux changements climatiques une priorité, au travers des cinq grands programmes qui ont été présentés par le président de la République au sommet mondial sur le climat en septembre 2014 à New York. Ces programmes, explique-t-il, portent sur la foresterie, l’agriculture intelligente, les énergies renouvelables, les ressources en eau et les ressources pastorales. Ce sont là les principaux éléments de la contribution du Mali intitulée selon la norme internationale «Contribution prévue déterminée nationale», a conclu  le ministre Ousmane Koné.

Fombus

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