Gestion des boues de vidange à Bamako : CN-Ciepa/Wash se mobilise pour sécuriser les sites identifiés

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La Coalition nationale de la campagne internationale pour l’eau potable et l’assainissement (CN-Ciepa/Wash) et des organisations de la société civile ont visité hier, deux sites de station de traitement des boues de vidange de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration (Angesem), à Tienfala et à Sabalibougou Courani. 

 A la tête d’une forte délégation composée d’associations de la société civile, le président de la Cn-ciepa/Wash, Doumantié Dao s’est rendu sur deux sites de station de traitement de boues de vidange de lAngesem. Il était accompagné de la directrice générale de la structure concernée, Mme Sangaré Assian Sima, et le secrétaire général du syndicat national des vidangeurs du Mali, Samou Samaké.

La délégation a d’abord visité la station de traitement de Tienfala. Situé à l’entrée de la forêt classée de Tienfala, l’ouvrage devrait être construit sur une superficie de 25 ha. La station, dans sa première phase, prévoit de traiter 300 m3 de boues par jour. 
Les eaux traitées serviront aussi à reverdir la forêt.
Selon Idrissa Maïga, agent à l’Angesem, dans la conception du projet, il est prévu la réutilisation des eaux traitées et les boues pour reverdir la forêt.

Les visiteurs se sont ensuite rendus sur le site de la station de traitement de Sabalibougou Courani.
L’infrastructure va abriter une station de traitement d’une capacité 300 m3 de boues de vidanges par jour. 
A Tienfala, comme à Sabalibougou Courani, la CN-Ciepa/Wash s’est assurée du respect des normes de la protection de l’environnement.

Pour Idrissa Maïga, point focal de l’Angesem dans le programme d’assainissement de la ville de Bamako, une étude d’impacts environnementaux et sociaux sera faite avant la réalisation des deux stations. Celle-ci sera basée sur un programme environnemental qui prendra en compte tous les impacts environnementaux. Et d’informer : “les deux sites sont presque acquis parce qu’ils ont été déjà déclarés d’utilité publique par un décret depuis janvier 2018”.  “Nous nous attelons aujourd’hui aux moyens pratiques de mise en œuvre du projet. Nous avons commencé par le recensement des titres fonciers sur les sites. Pour Sabalibougou Courani par exemple, nous avons dénombré 250 tires fonciers”, révèle-t-il.

Avec un taux d’assainissement individuel très élevé, selon l’expert, les travaux vont d’abord commencer par la station de traitement de boues de vidange et s’entendront progressivement sur la réalisation des stations d’épuration complètes avec ses d’égouts. Selon le président de la CN-Ciepa/Wash, Doumantié Dao, cette visite de terrain vise à amener les autorités à accélérer la réalisation des décharges et les sites de traitement des déchets de Bamako.

Les acteurs de la société resteront actifs afin que ces sites ne soient attribués qu’à l’assainissement et la gestion durable des déchets. La coalition a exprimé sa disponibilité à accompagner l’Agesem dans ce processus.
La directrice générale de l’Angesem, Mme Sangaré Assian Sima, a remercié les hôtes pour ce suivi citoyen, avant d’appeler à la mobilisation de tous pour la réalisation de ses ouvrages. “A plusieurs reprises, nous avons été obligés de laisser des sites à cause des occupations que nous ne maîtrisons pas. J’en appelle les autorités à réserver des sites pour recevoir des ouvrages d’assainissement dans leur planification”, a conseillé la présidente.

Kadiatou Mouyi Doumbia

 

 

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