Un cadre d’un ministère brutalisé et menotté par… un gendarme fâché Mahamadou Keita, ingénieur statistique

20 Jan 2016 - 00:12
Mis à jour: 11 ans
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Un cadre d’un ministère brutalisé et menotté par… un gendarme fâché Mahamadou Keita, ingénieur statistique
Le mercredi 16 décembre 2015, vers 8 h 20 du matin, un événement très surprenant s’est produit à la Cité Administrative près du Monument de la paix. La rareté de la scène a attiré l’attention même des moins curieux. Un «Natrikamissa » entre un adjudant de la gendarmerie et un cadre employé du Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille. L’accrochage brutal entre eux a été tellement serré que le chef de poste a fait appel à son agent qui est venu à son secours muni d’une kalachnikov. Après les tiraillements, les gendarmes ont fini par l’amener par la force au niveau du poste de contrôle dans l’enceinte de la Cité. Quand nous avons approché l’employé en question,  un certain M KEITA, il nous a livré sa version des faits que voici. «Chaque matin, je m’embarque dans un des Bus Verts (SOTRAMA) qui quittent Kanadjiguila  et Sébéninkoro en direction du centre-ville après 30 minutes de marche sur une distance de quatre (4) kilomètres  et demi. Comme d’habitude à l’entrée de la cour de mon service, j’ai présenté mon badge à deux gendarmes assis côte à côte. L’agent portant des verres noirs m’a dit d’amener mon badge. Je me suis approché de lui pour le lui remettre poliment. Après avoir examiné ma carte, il me l’a remis.  Ayant mon badge en main, je lui ai demandé si cette nouvelle mesure concernait des employés qui ont une ancienneté au service comme moi. Il a rétorqué qu’à distance il ne lui est pas possible d’identifier tout le personnel de la cité.  Je lui ai dit que ce serait à cause des lunettes noires qu’il portait. Après j’ai continué tout calmement mon chemin vers mon département. J’ai entendu un des gendarmes dire «hé» monsieur, « hé » monsieur. Quand je me suis tourner, le Chef de poste m’a saisi  énergiquement par le bras et le col de mon boubou pour me contraindre à retourner sur mes pas. Je lui ai dis de me relâcher, tout en ajoutant que s’il veut m’interpeler qu’il m’envoie une  convocation par la voie administrative à laquelle je vais répondre. Il n’a pas voulu me relâcher et pour libérer ma gorge j’ai réagis de façon énergique afin de reprendre mon souffle. Il m’a forcé, j’ai résisté. C’est ainsi qu’il appela son agent en lunettes de venir à son secours. Ce dernier s’est dirigé vers nous avec son fusil de guerre. Ils m’ont trainé comme un objet jusqu’au niveau du poste pour me faire assoir sur le banc métallique de leur bureau. De plusieurs côtés de la cité les gens nous observaient.  Au niveau du poste, le Chef prit son calepin et ordonna à son agent d’amener une paire de menottes pour me menotter et m’envoyer au garde à vue du camp I de la Gendarmerie nationale. Son agent amena l’outil de torture en question pour le poser sur son bureau à ciel ouvert. Chaque passant me regardait avec étonnement sans dire mot. Entre temps, un agent du service de contrôle délégué est entré dans la cité, je lui ai chargé d’informer mon chef hiérarchique immédiat de ma position. Quelques minutes plus tard, deux de mes proches collaborateurs sont venus de la part de la Directrice s’imprégner de la situation ? Ceux-ci ont été rejoint par un troisième. Pour avoir un élément matériel pour le témoignage, j’ai dis au chef de poste de me menotter encore devant mes collègues afin qu’il me fasse une photo. Nous sommes resté auprès d’eux plus de Trente minutes  chaque fois il disait à mes collègues que je suis en état d’arrestation et je finirais par la prison pour refus d’obtempérer. Il disait  aussi que si j’étais un jeune homme de 20 ans qu’il allait me violenter, me ligoter et m’envoyer au garde à vue. N’eut été l’intervention de mes collègues de service, je serai aujourd’hui au Camp I dans une cellule insalubre, aux odeurs indescriptibles avec les autres prévenus de droit commun sans lumière dans une condition de détention dégradante et humiliante du seul fait d’être un employé dans la cité. Ceux qui viennent en voiture ou à moto ne sont pas soumis à ces tracasseries quotidiennes. Si la confusion dans l’exercice du pouvoir et l’impunité restent monnaie courante, la démocratie finira rapidement dans le ravin de l’anarchie et comme conséquence, l’épicentre de la violence du Nord se déplacera vers le Sud du Mali. Chose qui n’est pas souhaitable. Ce qui est arrivé à moi aujourd’hui, arrivera à d’autres collègues demain, si rien n’est fait. », a expliqué Mahamadou KEITA.   Quelques jours après, Option s’est rendue sur les lieux pour interroger des témoins : monsieur Berthé agent du département des finances et collègue de travail de Mahamadou KEITA  nous a raconté : « J’ai vu mon ainé menotté par des gendarmes qui l’ont trainé par terre de la manière la plus inhumaine jusqu’au hangar qui est leur lieu de contrôle des cartes et des badges. Encore une autre femme du nom de Dala et monsieur Maïga  expliquent : « Nous avons plusieurs fois été agressés verbalement par ce même gendarme qui ne fait que semer la terreur dans un lieu où il a été envoyé pour veuillez sur la sécurité des travailleurs. » Nous avons aussi demandé au gendarme en question, quelques jours après les faits, de nous donner sa version. Il a refusé. Et vous monsieur le ministre de la Sécurité, laisserez-vous   impuni une telle agression d’un gendarme armé envers un employé ? C’est honteux, quand des porteurs d’uniformes déployées dans une cité administrative s’attaquent à des personnes ressources chargées de coordonner les actions gouvernementales des ministres pour des raisons encore obscures. Et il faut le dire haut et fort que ce sont des comportements qui méritent d’être punis selon les lois en vigueurs. Aliou Doumbia, stagiaire.

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Commentaires (16)

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Citoyen Lambda
Citoyen Lambda 11 ans
SOS – ARMÉE MALIENNE- Pour faire face à ce nouveau type de combat <>asymétrique, l’armée a pris l’initiative de donner une réponse à ce nouveau défi par la création de la force spéciale. A cet effet, des éléments ont été présélectionnés sans avis dans les unités de l’armée ainsi qu’au niveau des écoles militaires (EMIA-ESO) pour être envoyé au centre de formation commando de SAMANKO en début de l’année 2015. En cours de formation, tous les élèves officiers venus de l’EMIA et certains éléments venus d’autres unités de l’armée ont déserté les lieux à cause de la rigueur de la formation dispensée au centre. Seuls les élèves sous-officiers au nombre de 17 prélevés sur l’effectif de BANANKORO et quelques volontaires d’autres unités sont restés pour finaliser la formation. Ces élèves sous-officiers ont même continué la formation pour 4 mois en ÉGYPTE puis Ils ont été déployés aux forces spéciales a SOFARA (région de Mopti) ils constituent les éléments de point dans la lutte contre les djihadistes dans le SENO (se sont les éléments combattants a moto). Problème et injustice : pendant que les élèves officiers et sous-officiers déserteurs du centre ont rejoint leur école en vue de terminer leur cycle sont nommés successivement Sous-lieutenants et Sergent, par contre les 17 élèves sous-officiers restés au centre et ayant accompli la formation complète de commando sont déployés à la forces spéciales et demeurent sans galon, pire on les demande de retourner à l’école des sous-officiers s’ils désirent le grade de Sergent sinon ils restent élevés sous-officiers ou peuvent rejoindre a volonté la vie civile. Quel pays ? Quelle Armée ? Quelles autorités ? Question : au Ministre de la Défense. Monsieur le Ministre, Êtes-vous au département de la Défense pour votre parti ou pour l’action gouvernementale ? Avez-vous connaissance de ce dossier démoralisant et démobilisant de troupe ? La gestion du personnel fait-elle partie de votre mission ? Conseil : c’est la gestion similaire qui a accouche de cette armée de nos habitudes ou les fils de parents pauvres n’ont aucune place et ou les <> ont pris la clé des champs au premier bruit de Pete retenti au Nord du pays. Dans la foulée, sans honte, à Bamako, ils continuent à faire la vitrine d’opérette a l’occasion des galas de flatterie médaillée et de courbette. Ôter vos lunettes pour mieux observer les soldats des pays voisins. Ce ne sont point la résultante d’une discrimination car le métier dont il s’agit est le croisement du fer dans le sang par l’action du choc et du mouvement (esprit saint dans un corps saint) Garder à l’esprit que l’intégration avec son déluge de pluie de galons pointe à l’horizon déjà assombri de nuage de larmes et de désespoir au terme du processus DDR. Inchallahou ! Ne faites pas davantage de frustres en cette période de consolidation du tissu social.
KOUYATE
KOUYATE 11 ans
CES AGENTS DE SÉCURITÉ ONT UN NIVEAU D’ÉTUDE TRÈS BAS ILS NE CONNAISSENT QUE LA VIOLENCE C'EST DOMMAGE POUR LE PAYS
alicediallo
alicediallo 11 ans
au lieu d’être au service des citoyens et de nous protéger , ces porteurs d'uniforme ignorants des lois relatifs au civisme,la base élémentaire se croient tout permis.ce gendarme doit etre puni par les lois en vigueur .il y'a trop d’impunités dans notre maliba.nous ne pourrons pas avancer et aboutir a quelque choses dans ce pays sans une justice équitable et juste.je constate quil ya trop de laxisme.nous devons connaitre nos droits .aucun porteur d'uniforme n'a le droit d'user de la force quoi qu'un civil ait fait ,sauf si ce dernier utilise la force.malheureusement dans notre pays nous ne connaissons pas nos droits parce qui'l y'a un manque d'éducation.éduquons nos enfants si non le mali de demain sombrera dans l'anarchie.
maiga
maiga 11 ans
Ce n'est pas pour rien qu'il porte des verres noirs vous aussi c'est parce qu'il a pris de la drogue ce voyou. Il doit être radier où l'amener à Djébok comme chef de poste.
Meleh
Meleh 11 ans
Moi je crois que l'agent en question est dans son plein droit. Même ceux qui sont nés à la cité administrative doivent être soumis à des contrôles à plus forte raison un employé qui se dit avoir une ancienneté. Quand les terroristes vont frapper c'est à travers ceux qui ne sont pas soumis à des contrôles . Même le ministre doit être soumis à des contrôles. Donc s'il vous plaît aidons ce pays à sortir de l'ornière.
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