DRAME A TAMBACOUMBAFARA : Le chasseur de singe tire sur sa marâtre

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    Un homicide involontaire est en passe de créer un incident sans précédant dans la famille Kéïta ; dans la commune rurale de Bahé. En effet Mady Kéïta, chasseur de son Etat, a tiré ce vendredi 15 septembre 2006 sur sa marâtre Djitaba COULIBALY qui perd la vie sur le coup. L’affaire à la gendarmerie de Kéniéba, est désormais la cause de la division de la famille. Le drame bien qu’involontaire est sur toutes les lèvres à Dombia.

    Doundou Kéïta est un paissible habitant du village de Tambacoumbafara dans la commune rurale de Bahé (Arrondissement de Dombia) ; cercle de Kéniéba. Il est connu dans le village comme un chasseur très habile, avec comme spécialité la chasse aux singes. De cette étiquette il maîtrise la chasse de ces animaux et connaît leurs habitudes et trajets. C’est conformément à ses habitudes qu’il était parti ce vendredi 15 septembre dans la brousse derrière le gibier dont la viande est prisée par les populations de la localité. Doundou qui ne savait aucunement que sa journée allait être dramatique, abordait sa soirée de chasse avec sérénité.

    Pourtant il n’allait pas tarder à constater que cette journée allait être certainement la plus dramatique de son existence. En effet après avoir noté les indices et s’être convaincu que c’était un singe qui était dans la buisson, Doundou avait ouvert le feu. C’est alors qu’il se précipite pour récupérer le gibier qu’il venait d’abattre. C’est là qu’il découvre le corps allongé de sa propre marâtre tout empêtré de sang et gémissant les derniers soupirs avant de céder l’âme. La victime Djitaba COULIBALY venait de recevoir tous les plombs ,du coup de fusil tiré par son « fils ». Le drame était constaté et la suspicion grande ouverte, surtout que selon nos informations, ce n’était pas la grande amour dans cette famille. L’affaire avec les commentaires était constatée par la gendarmerie de Kéniéba, qui, avec l’insistance des extrémistes œuvre à faire son travail. La perte d’un être cher est toujours difficile à accepter mais quand des complications antagonistes familiales se mêlent pour compliquer une affaire, qui, a priori, est un accident.

    Les difficultés de cohabitation sont une réalité dans nombre de nos familles, surtout celles qui sont polygames mais de là à tuer sa marâtre n’est pas une méchanceté Malienne, elle n’atteint pas généralement ce degré dans notre pays.

    L’affaire de Tambacoumbafara bien que malheureuse est une indication sur les esprits malsains qui sont capables de manipuler et semer le confusion même au sein d’une famille.

    Youba KONATE

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