Mali: des victimes dans l'effondrement d'un immeuble en chantier à Bamako

2 Sep 2019 - 06:55
Mis à jour: 7 ans
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Mali: des victimes dans l'effondrement d'un immeuble en chantier à Bamako
l’effondrement d’un immeuble à Banconi

Dans la nuit de dimanche à lundi, les volontaires fouillaient les décombres d'un immeuble qui s'est effondré à Bamako, à la recherche d'éventuels survivants.

Ce lundi au petit matin, dans l'obscurité, sur les décombres de l’immeuble qui s’est effondré dans le quartier Banconi Salembougou de Bamako, des civils sont à la rechercher d’éventuels survivants. Malgré l'heure tardive, « les investigations sont en cours », explique le maire. « C’est malheureux. Et le bilan est lourd. Il y a 15 cas de décès ». L’immeuble inachevé abritait quelques dizaines de personnes. Le jeune Abou est l’un des locataires. C’est un rescapé. « Heureusement, je n’étais pas très loin de la sortie. Donc je me suis débrouillé seul ». Sous les gravats, on aperçoit des morceaux de matelas, de chemises, et les restes d’un repas. Colère Des riverains qui observent les fouilles sont en colère contre le propriétaire de l’immeuble. « On dit que c’est mal construit. C’est en banco, et ils ont mis des pierres pour consolider. Ce n’est pas bon du tout ». Également en colère, cette fois ci-contre l’État, un adjoint au maire de Banconi demande à l’administration de s’occuper des quartiers précaires de la capitale. « Il faudrait qu’on aille par rapport à l’approbation des plans. Quand les plans ne sont pas approuvés, comment les populations peuvent avoir les autorisations de construire ? Ça aussi, c’est un constat ». Cellule de crise Ce lundi, une équipe de sapeurs-pompiers reviendra en principe sur le site pour poursuivre les recherches. Une cellule de crise, notamment composée du ministre de la Sécurité et du gouverneur, a été créée pour organiser les secours. Le gouverneur de la ville de Bamako affirme que le propriétaire du bâtiment n'avait pas obtenu d'autorisation officielle de construction. « On estime à peu près à une cinquantaine de personnes habitant sur un bâtiment qui est en chantier, qui n’a apparemment aucune autorisation de construire, explique Baba Hamane Maïga. Sans être spécialiste, on peut estimer que c’est de la malfaçon, c’est la conception même du bâtiment qui est en cause. Sinon, il n’y a pas eu d’éléments étrangers. Et jusqu’ici, là où nous sommes, il y a encore des gens en dessous. » « L’appel que j’ai à lancer aux gens, c’est qu’une construction ne se fait pas de cette manière. Il faut toujours se référer aux spécialistes, aux ingénieurs qui vont vous rassurer. Il faut avoir une autorisation de construire, même si c’est un quartier comme Banconi. On ne prend pas de risque avec le béton ».
Par RFI Publié le 02-09-2019

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Commentaires (8)

User
wendeni
wendeni 7 ans
Le moussalahaya, le silence coupable de tout le monde qui a permis à un vieux d'imaginer et de réaliser cet immeuble et de le faire habiter par d'autres. Un vieux qui n'a pas d'autres connaissance avérer au delà de l'enseignement des sourates de prières. Le chantier est en cours depuis plusieurs années et occupé par des locataires au fur et mesure de l'avancement. Des personnes, que dieu aient leurs âmes qui n'avaient pour soucis uniquement de bénéficier d'un logement abordable non loin du centre ville. Vous comprenez, cela constitue un autre pan du problème, la précarité et le manque d'encadrement dans ce domaine
Nfp
Nfp 7 ans
Séjour D. "En attendant le prochain. C’est la rançon de l’impunité. Quand les Maliens auront compris que toute faute appelle une sanction pour éviter que les mêmes erreurs entrainent les mêmes consequences, ce jour, nous allons commencer à progresser." D'accord avec toi à 1000%! Malheureusement, on a l'impression que chez nous, "l'évolution" est absolument impossible !!! Rien ne change dans nos moeurs, nos habitudes, nos comportements, alors que le reste du monde continue d'avancer (et ce y compris en Afrique), et le fossé se creuse inexorablement entre nous et.......LES PAYS SÉRIEUX !??? Mais comme tu dis, c'est peut-être "la faute de Dieu" puisque chez nous, tout ce qui nous arrive, c'est TOUJOURS de la faute de quelqu'un d'autre ...
Nfp
Nfp 7 ans
Paix à l'âme des défunts Mais À ELLE SEULE, cette phrase du maire résume tout : " Quand les plans ne sont pas approuvés, comment les populations peuvent avoir les autorisations de construire ?».????? Ce drame, comme tant d'autres chez nous, n'a rien à voir avec une quelconque...FATALITÉ !!! Continuons au 21ème siècle à faire n'importe quoi et à végéter dans une république bananière ou aucune règle n'est respectée par personne dans aucun domaine et où tout se passe par "arrangement", et il est juste inévitable que ce genre de drames se produisent !!! Nous sommes (sensés être) au 21ème siècle, et nous en sommes...ENCORE LÀ !?
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 7 ans
Qu'allons-nous faire? Blamer Allah en disant ALLAH DE YA KE' et ne pas demander au criminel de repondre devant un juge. Mes amis, soyons serieux! Est-ce qu'il y avait un architecte qui suivait les travaux de la construction? Comment a-t-on permis a' des personnes d'habiter ce building qui etait en construction?
Sekou D.
Sekou D. 7 ans
Oui, Paix à l'âme des disparus. En attendant le prochain. C'est la rançon de l'impunité. Quand les Maliens auront compris que toute faute appelle une sanction pour éviter que les mêmes erreurs entrainent les mêmes consequences, ce jour, nous allons commencer à progresser. Tous les jours, on nous casse les oreilles à la veille du journal télévisé pour clamer que nous sommes des batisseurs d'empire. Pour l'instant, on peine à bâtir un bâtiment de trois étages dans la sécurité. C'est la faute de Dieu comme d'habitude. Au Mali, Dieu ne fait que des fautes. Avec mes condoléances aux familles des disparus et prompt rétablissement aux blessés.
ÆIGL0IR
ÆIGL0IR 6 ans
Ne pas se laisser MANIPUL€R par ces MALAD€$-M€NTAUX-DR0GU€UROCCID€NTAUX
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