Coordination des Association des Déguerpis de Niamakoro Diallobougou : Le maire de la commune VI, Alou Coulibaly veut annuler la décision du Maire du district de Bamako

1

Depuis plus d’une vingtaine d’années, les membres des 4712 familles se battent pour être dans leurs droits. Pour faciliter l’atteinte de leur objectif, une Association a été créée. Depuis sa création, l’association a fait tout ce qu’elle pouvait mais ce n’est qu’en 2016 que les choses ont commencé à changer quand le gouvernement a décidé de leur restituer leurs parcelles. Mais la mauvaise volonté du maire de la commune VI rend les déguerpis inquiets. C’est dans leur volonté d’informer les plus hautes autorités et le peuple Malien  de leur problème avec le maire de la commune VI, que les membres de l’association ont convoqué une conférence de presse ce dimanche 2 juillet 2017.

Ladite conférence était présidée par M. Soungalo Keita, président de la coordination en présence de M. Ibrahim Samaké, le secrétaire général ; M .Oumar Konta, membre de la coordination ; M. Abdoulaye Coulibaly, celui qui a été mandaté par la coordination pour négocier le problème avec les autorités ; des représentants des familles des déguerpis et des hommes de medias.

A l’entame de ses propos, le président de la coordination a remercié les journalistes pour le déplacement effectué. Selon ses dires, par décret présidentiel No 99-252  P-RM DU 15 SEP-1999, 4712 familles ont été déguerpies pour raison  que ces parcelles feront partie de la zone aéroportuaire. Donc après cela, toutes les familles se sont réunies pour que le gouvernement  leur restitue leurs parcelles et des luttes ont été menées  jusqu’en 2016 où le ministre de l’administration a décidé de les mettre dans leur droit. Pour lui, le gouvernement et le maire du district Adama Sangaré ont la bonne volonté de gérer leurs problèmes mais c’est le maire de la commune VI, Alou Coulibaly qui veut les  maintenir dans la souffrance. Selon ses dires, ce résultat est le fruit des efforts fournis par le mandateur, Abdoulaye Coulibaly.

Quant au mandateur, il a précisé qu’après que la coordination ait porté confiance en lui, il a d’abord saisi le ministère de l’administration territoriale afin que ces familles déguerpies pussent retrouver leurs parcelles. « Suite à nos courses, le ministre Mohamed Ag Erlaf nous a donné un avis favorable et a décidé à ce que les familles retrouvent leur terrain. Ainsi, nous avons joint Adama Sangaré, le maire du district pour faire des notifications qui permettront aux gens de retrouver leur parcelle. », a déclaré le mandateur Coulibaly. Selon lui, avec leur autorisation, le maire du district Adama Sangaré a signé 72O  notifications dont 480 déjà distribuées. Aux dires de M. Abdoulaye Coulibaly, toutes ces démarches ont été faites sans que le maire de la commune VI ne soit concerné. Il termine en laissant entendre que la distribution des notifications est faite par un représentant de l’institut Géographique du Mali, un représentant de la mairie du district, un représentant du domaine de l’Etat un représentant de l’urbanisme et lui, le mandateur de la coordination.

En prenant la parole, le secrétaire général de la coordination M. Ibrahim Samaké a félicité le mandateur pour l’effort qu’il a fourni avant d’obtenir ce résultat .Pour lui, le comportement du maire de la commune VI est inacceptable car il leur a fait savoir que sa décision est supérieure à celle du maire du district et du ministre de l’Administration territoriale. « Le maire est venu nous trouver le vendredi dernier pendant que nous distribuons les notifications aux gens. Il a menacé de nous emprisonner si nous n’arrêtons pas ces distributions. Il nous a fait savoir que ni le maire du district ni le ministre encore moins le président ne sont supérieurs à lui dans sa commune », a laissé entendre le secrétaire général. La coordination des associations invite le ministère de l’administration territoriale, le maire du district et toutes les autorités compétentes de s’y mêler pour résoudre ce problème.

Enfin, les membres de la coordination affirment  que le maire veut leur  retirer leurs droits en complicité avec M. Daouda Diarra, ancien président de la coordination qui fait partie de ceux qui ont mandaté M. Abdoulaye Coulibaly. Selon les dires du secrétaire général , Daouda Diarra s’est désolidarisé d’eux car il ne  voulait pas que la signature de ces notifications soit confiée à Adama Sangaré mais au maire de la Commune VI, son complice.

 

B.Guindo

 

 

Commentaires via Facebook :

PARTAGER

1 commentaire

  1. Le maire à pouvoir de décision sur sa commune. Le district ne peut donner de notification de manière désordonnée sans l’accord du maire territorialement compétent. Vos conférences de presse ne peuvent vous proteger contre une annulation administrative. Adama Sangare est un bandit donc pas une référence pour justifier vos tapages. Les médiocres et les malhonnêtes sont toujours admirés dans notre pays. Si l’état vous exproprié et dédommagé pourquoi vouloir vous redonner encore ce même endroit.

Comments are closed.