Spéculation foncière à Kalabambougou : Plainte contre le maire de la commune IV

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Suite au morcellement d’un espace réservé pour l’école publique dans le secteur « Manguréret » de Kalabambougou, le chef de quartier Sidi Traoré et ses conseillers (Ousmane Sangaré et Broulaye Diarra) se sont mobilisés pour empêcher les constructions sur ce site. Malheureusement, nuit et jour, les bénéficiaires poursuivent les travaux, au grand dam des habitants.

Aussi, ont-ils  introduit une plainte auprès de la justice contre le maire de la commune IV, El Hadj Adama Bérété.

Selon Ousmane Sangaré, un des conseillers du chef de quartier, les investigations effectuées auprès des nouveaux acquéreurs ont révélé que le maire, aidé par le géomètre Mamady Keita, ont établi un protocole d’accord  en mars 2018 avec des faux héritiers (Mamadou Koné, Broulaye Koné, Djéneba Koné et Awa Koné), lesquels ont obtenu trois (3) parcelles d’une superficie de 200m2,  chacune au titre des purges, par la remise des différentes  notifications, libellées au nom de Broulaye Koné, représentant les héritiers. Ainsi, ces derniers se sont engagés à ne rien revendiquer, ni défendre la cause d’autrui. Le restant des parcelles issu de ce « faux » morcellement devient la propriété de la mairie de la commune IV, selon les termes du protocole d’accord. En réalité, le conseil communal ignore tout de cette faire, gérée en catimini, à son insu.

Seulement voilà : le 2ème adjoint au maire au moment des faits, Mamadou Kanouté, avait deux ans auparavant, en mai 2016,  notifié au chef de quartier que la parcelle N° 169 bis (Groupe scolaire) du lotissement de Kalabambougou, zone de recasement, appartient à la communauté de Kalabambougou, représentée par  Adama Doumbia, officier d’Etat civil  du quartier.

En clair, c’est l’espace réservé à l’école publique qui a été morcelé et vendu, alors que la vielle école du quartier est située à trois (3) kilomètres du secteur concerné. La cause mobilise les jeunes, les vieux, la CAFO afin que les travaux en cours cessent.

En attendant, les habitants du quartier comptent sur la justice pour les restituer l’espace prévu pour le lieu d’apprentissage du savoir des enfants. A  suivre

El Hadj Chahana Takiou

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