Vandalisme lié à l’appel à la désobéissance civile du M5-RFP : Le chantier de l’opérateur économique Sadio Bathily à Sogoniko saccagé

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Plainte contre des jeunes formellement identifiés au moment des casses

Le citoyen Sadio Bathily, un jeune opérateur économique (Pdg de la Société Baraka Petroleum), est l’une des victimes collatérales des violentes manifestations du 10 juillet 2020 à l’appel du Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP). Exécutant un plan, apparemment prémédité et savamment ficelé, des jeunes du quartier de Sogoniko, donc loin du théâtre des opérations des événements du jour, ont saccagé ses installations en chantier, situées sur la voie express en face du rond-point de la Cité Unicef, causant des dégâts importants. Des conteneurs contenant des tonnes de ciment et d’autres matériels de construction (fer et bois), dont la valeur est estimée à plusieurs millions de nos francs, ont été emportés par les vandales.  Sadio Bathily a fait un constat d’huissier le samedi 11 juillet dernier et s’apprête à porter plainte au Tribunal de grande instance de la Commune VI du district de Bamako contre des jeunes formellement identifiés en plus d’une première déjà pendante auprès de la même juridiction. Encore le nom du 2e adjoint au maire de la Commune VI, Baba Sanou, pour avoir manipulé les jeunes. Bientôt, il répondra devant la justice.

Il faut frapper les cadavres pour que les vivants te prennent au sérieux”, a-t-on coutume dire pour démontrer que l’on n’ira pas de main morte. Que justice soit faite et le droit dit dans l’affaire de la plainte que s’apprête à introduire Sadio Bathily contre des jeunes de Sogoniko, suite au saccage par ceux-ci des travaux qu’il a entrepris sur sa parcelle sur l’avenue de l’OUA !

Les faits : Le vendredi 10 juillet 2020, le mouvement politique dénommé Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) a organisé, comme à ses habitudes, un rassemblement populaire sur le boulevard de l’Indépendance. En concluant le meeting, les leaders du Mouvement ont appelé à la désobéissance civile, tout en indiquant des points, édifices, services publics et institutions de la République à occuper. Entre autres, on peut citer le pont des Martyrs et le pont Fahd, la Primature, l’Assemblée nationale, l’Ortm. Mais, en aucun moment, ils n’ont ordonné à leurs ouailles de s’en prendre aux biens privés et aux personnes physiques ou de saccager un quelconque lieu.

Cependant, nourrie par la haine viscérale contre le jeune opérateur économique Sadio Bathily, une frange non représentative de la jeunesse de Sogoniko, en Commune VI du district de Bamako, a trouvé dans cette initiative une aubaine à ne rater sous aucun prétexte pour régler des comptes avec l’opérateur économique, dans un différent foncier qui opposait l’Etat à Sadio. Ils ont alors sans doute ourdi un complot à exécuter le jour J. D’autant plus que, pendant que les casses, pillages, incendies et autres actes de vandalisme se passaient en ville, des jeunes mal intentionnés de Sogoniko ont fait circuler l’information qu’il y a un chantier appartenant à Karim Kéïta, le fils du président IBK, dans leur quartier. En réalité, le jeune opérateur économique qui participe au développement du pays en payant ses impôts et taxes, n’a aucun lien avec le fils du chef de l’Etat.

Aujourd’hui, la construction de Sadio Bathily, indexée par les meneurs, est défaite et le matériel mis à sac. Le chantier, qui prenait corps, n’est aujourd’hui que ruine et désolation.

La riposte se prépare

Heureusement pour le propriétaire, les meneurs du saccage sont formellement identifiés et un nom mis sur chaque visage. Il s’agit des sieurs Boly Sissoko, Bourama Sissoko, Sambou Sissoko, Drissa Diallo dit Drissaba, Lassine Touré, Dramane Coulibaly dit Baco, Ibrahima dit IB, Dami dit Yaro et Mariétou.

Contre ces présumés bandits, Sadio Bathily est en passe de porter plainte dès ce lundi ou jour suivant devant le Tribunal de grande instance de la Commune VI du district de Bamako, territorialement compétent. Pour ce faire, la victime a mis tous les atouts de son côté en procédant déjà à un constat d’huissier. Si nous parlons d’acte prémédité sur fond de règlement de comptes, c’est parce qu’il existe un contentieux entre Sadio Bathily et des jeunes égarés de Sogoniko manipulés par des tireurs de ficelle tapis sous l’ombre. Encore une fois, le nom du 2e adjoint au maire de la Commune VI, Baba Sanou, est cité dans cette affaire de saccage pour avoir manipulé les jeunes.

En tout cas, il est à l’origine de ce contentieux. Comment comprendre qu’un responsable puisse accorder une autorisation de construction à un citoyen et procéder à son annulation en l’espace d’un mois. Heureusement que Sadio Bathily dispose aujourd’hui de tous les documents en bonne et due forme pour continuer ses travaux.

Et pourtant, en bon patriote et connaissant les réalités sociales et locales, avant de commencer les travaux sur sa parcelle, il a signé avec la Jeunesse de Sogoniko un protocole d’accord transactionnel par lequel il s’engage à réaliser les travaux d’intérêt public et les équipements suivants : la réalisation de 2 forages, le pavage du pourtour de la mosquée et l’acquisition d’un groupe électrogène pour l’Asacoso. Il a déjà honoré sa part du contrat.

De leur côté, les jeunes se sont engagés “à mettre en œuvre tous les moyens pour mettre fin définitivement au litige en dissuadant la population de Sogoniko de mener toute action de démolition, de sabotage et judiciaire contre les réalisations effectuées par M. Bathily sur l’espace querellé…”Aujourd’hui, des jeunes manipulés qui avaient voulu remettre en cause ce protocole, en s’attaquant aux travaux entrepris, ont vu deux d’entre eux ester en jugement. Les événements du 10 juillet sont intervenus dans ce contexte.

Purement politique et de portée nationale, ils ne devraient en aucun cas engendrer des saccages de biens privés. Aussi bien l’Etat que les leaders des manifestations sociopolitiques doivent y veiller.

En tout cas, l’Etat doit veiller à la protection des biens de paisibles citoyens qui se soucient du développement de leur pays et participent à la lutte contre le chômage.

S’agissant du cas du jeune opérateur économique, il contribue à hauteur de plusieurs milliards de Fcfa à la mobilisation des recettes douanières versées au Trésor public puisqu’il évolue dans le domaine des hydrocarbures.

Notons que des multinationales comme Total, Shell ou encore Oryx ont été victimes aussi de la manifestation du vendredi dernier. Beaucoup de leurs stations ont été saccagées par des jeunes malintentionnés. Ce qui a causé beaucoup de dégâts importants. C’est un signe de découragement pour les investisseurs étrangers.

Il est vraiment temps que l’Etat prenne ses responsabilités afin de punir les fautifs et soutenir les victimes de cette manifestation du 10 juillet.

                    El Hadj A.B. HAIDARA

 

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