SOTUBA : Le gouverneur Féfé Koné dans l''engrenage d''une grande spéculation foncière.

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Lorsque Mme Sy Kadiatou  Sow fut nommée à la tête du Ministère de l”urbanisme et de l”habitat. Elle voulut lotir le village de Sotuba et le viabiliser afin de le mettre  à l”abri des prédateurs. Son départ de ce département a malheureusement cédé la place à une spéculation foncière.  rn

La spéculation foncière des lots de Sotuba a débuté avec l’arrivée de Soumaïla Cissé à la tête du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, quand ce dernier a attribué 100 hectares de la Coopérative de Sotuba village à un opérateur économique de la place.

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Dès lors, Sotuba est devenu la terre de prédilection des spéculateurs fonciers. Une Assemblée générale convoquée par la population en vue de réhabiliter le village a malheureusement coïncidé avec l’arrivée de la Délégation Spéciale à la mairie de la Commune I. Laquelle avait  recensé 1400 familles à recaser.

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Il fallait trouver les parcelles. Mais où ?

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Elle avait alors adressé une correspondance au ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales le 24 Juillet 2004. Une suite favorable avait été réservée à la dite lettre. Seize (16ha) hectares furent mis à la disposition de la Délégation Spéciale pour recaser une partie des déguerpis et des personnes occupant les emprises des marigots et des installations EDM.

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Les listes des bénéficiaires furent établies par les autorités villageoises de Sotuba  avec la collaboration de la Délégation Spéciale. Sur cette liste, on dénombre 568 parcelles attribuées à des personnes sur la haute tension EDM et l’adduction d’eau.

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Etrangement, sur la liste (Décision 00-31-D.S-CIDB), on retrouve les noms des proches de mme le maire de la Commune I,  Mme Monique Saadé, Boutoutou Koïta un ami d’une haute personnalité de la République et aussi ceux des étudiants.-

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Coup de théâtre, en 2004, Mme le maire demande l’annulation des décisions d’attribution des parcelles de la Délégation Spéciale pour non respect des délais de recours du contentieux. La réalité est que la première liste qui comporte une dizaines de proches de Mme Konté ne l”arrange pas. Cette dernière, selon certaines sources, ayant pris 107, 500 millions F CFA aux Maliens de France, une somme qui représente le prix de plusieurs parcelles. Aussi aimerait-elle  avoir plein pouvoir sur  les lots de Sotuba.

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Le gouverneur Ibrahima Fefé Koné a aussitôt opposé le refus d”annuler les lotissements faits par la Délégation spéciale par décision 437-GDR cab du 2 juillet 2004 portant approbation par le gouvernement. Mais suivant lettre n°167 le  gouverneur Féfé met à la disposition de la commune I, la même parcelle de 16 ha de superficie sise à Sotuba, créant ainsi un chevauchement entre la  mairie et l’IER. Certaines sources expliquent le comportement du gouverneur  par le fait qu”il serait le propriétaire de la cinquantaine de lots attribués aux étudiants.

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Le plan d’urbanisation sectoriel PUS par décision n°02- 015PRM du 18-01-2002 attribue 61 hectares à la mairie de la Commune I. Malheureusement ces parcelles ont été déjà attribuées par la Délégation Spéciale qui n’avait pas pour mission de gérer les terres. Il se trouve aujourd’hui que la Délégation Spéciale communale a aggravé les problèmes fonciers en commune I et plus précisément à Sotuba. Mais hélas ! C’était prévisible. Qui est fou de qui? De confier la gestion des terres à un administrateur civil et un officier de police à la retraite ?

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Les autorités villageoises de Sotuba et la D.S ont bazardé les parcelles à des tierces  personnes et les conseillers communaux ont qsuant à eux pris des espèces sonnantes et trébuchantes à des opérateurs économiques sous prétexte qu’il y a des parcelles à Sotuba. Le gouverneur du District qui est impliqué jusqu”au cou dans cette grossière spéculation foncière n’ose pas parler d’une quelconque annulation des décisions de la Délégation Spéciale. Malheureusement ce sont les ayant droits qui ont tout perdu à cause de la cupidité des démocrates.

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L’état des lieux :

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Sotuba est un gros village de 833 familles, d’une superficie détachée de la recherche de 30 hectares. Il compte 2.303 électeurs. Le premier chef de village fut Salif Samaké. En 1975, le gouverneur de Bamako par le biais d’un ami directeur de l’école de Sotuba a attribué des parcelles à certains agents et transféré l’école à Djélibougou afin de libérer l’espace appartenant à la recherche. Ces parcelles seront cédées plus tard par leurs propriétaires à des prix d’or.

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Suite aux nombreuses irrégularités constatées dans la gestion domaniale et foncière dans le District de Bamako, le gouvernement avait pris courant 2003, la décision de suspendre toutes attributions de parcelles afin de faire le point du patrimoine foncier de l’Etat et d’examiner les nombreux problèmes fonciers crées au niveau des communes en vue d’y apporter les réponses appropriées.

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            Pour ce faire, un Comité de Suivi et une Commission ad hoc chargés d’examiner ces problèmes fonciers et de proposer des solutions de règlement ont été créés.

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Les travaux de ces deux commissions ont établi un besoin de recasement de 12.236 parcelles dans le District de Bamako dont la satisfaction se fera en deux séquence : la première qui concerne 2313 parcelles sera immédiatement mise en œuvre et la deuxième portant sur 9923 parcelles sera différée.

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            En l’absence de disponibilité foncière pour satisfaire l’ensemble des besoins de la première séquence dans le District de Bamako, le site de recasement retenu est situé à Banankoro dans le cercle de Kati avec une superficie estimée à 150 ha

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            Il faut rappeler que le besoin de recasement cité plus haut et exprimé par les communes se repartit comme suit :

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Première séquence : 2313 parcelles CII   : 694

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                                                     CIII   :  175

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                                                     CIV :  457

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                                                     CVI   :  987

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Deuxième séquence : 9923 parcelles : CII :   2445

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                                                        CIV :  3423

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                                                        CV   :  2562

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                                                         CVI   :  1493

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Cette mise en œuvre sera assortie de mesures ci-après énoncées visant à assurer la transparence dans la gestion foncière d’une part et d’autre part à circonscrire le cycle infernal de l’occupation anarchique du domaine de l’Etat.

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Découvert entre 1911 et 1912 par des Allemands, le site baptisé Sotuba (Sol, terre humide et basse) deviendra par la suite le centre fédéral de l’Afrique de l’Ouest (AOF)  française. Sotuba fut la résidence du gouverneur Louveau en 1925.

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En 1960 le site est érigé en un centre de recherche zootechnique qui comprend aujourd’hui le centre avicole et le laboratoire central vétérinaire (L.C.V). A l’époque Sotuba était un camp habité par les manœuvres qui travaillaient au centre comme ce fut le cas dans les fermes de M’Pesoba, Samanko, Samé et N’Tarla. La superficie du centre dépassait plus de 1.000 hectares. Ils s’étendaient jusqu’à l’ancienne usine textile ITEMA. C’est ainsi que pour la bonne marche du centre de recherche zootechnique, le premier du genre en Afrique à son temps le docteur Zanga Coulibaly premier directeur n’a ménagé aucun effort pour mettre les manœuvres dans les bonnes conditions de travail. Il construit 100 cases en banco bâties chacune sur une aire de 6 mètres.

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Au fur et à mesure que les années passent, la population du camp de Sotuba a triplé et les besoins se sont faits sentir surtout dans le domaine des infrastructures : école, dispensaires mosquée, cimetière…Avec l’avènement de la démocratie, les autorités ont jugé nécessaire de faire de Sotuba un quartier du District de Bamako. Cette volonté des nouvelles autorités a eu pour conséquence un nouveau découpage de l’espace de l’Institut de Recherche Agronomique en deux. Il est réduit à 268 hectares suivant le titre Foncier (TF) n° 5627 du décret n° 8-227 PRM du 06-07 1998. Ce décret présidentiel attribue à l’Institut d’Economie Rural (IER) à 268 hectares et le centre de Sotuba 450 hectares ont été retenus.

rnLa Rédaction

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