Attaque Koulikoro-Siby : Bamako sous pression !

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L’étau semble se resserré sur Bamako. En effet, à l’espace de 24 heures, deux attaques se sont déroulées à proximité  de la capitale. La ville de Koulikoro, située à 60 km,  a été la cible d’une attaque (voiture piégée) dans la nuit de dimanche 24 février 2019. 24 Heures avant cette attaque, ce sont des militaires guinéens (3) de la MINUSMA, permissionnaires, qui ont fait l’objet d’attaques à  Siby qui n’est qu’à 44 km du centre-ville de la capitale.

Selon une source militaire, l’attaque contre la ville de Koulikoro a été menée par deux véhicules piégés. Elle visait le Centre d’instruction Boubacar Sada Sy. L’endroit visé est doublement stratégique. Car ce camp militaire abrite la mission de formation de l’Union Européenne au Mali (EUTM), déployée depuis 2012 en appui aux militaires maliens, et l’Ecole militaire inter-armée (EMIA).

L’attaque du centre a eu lieu vers 3 heures du matin. Deux véhicules kamikazes se dirigent sur le camp. « Les Kamikazes ont refusé obtempérer à la rentrée du camp et la sentinelle a immédiatement ouvert le feu », explique une source sécuritaire, avant d’ajouter que ces tirs « ont occasionné une déflagration des engins piégés ». Le bilan provisoire donné par les autorités locales parle d’un civil grièvement blessé, deux militaires légèrement blessés et deux corps sans vie non encore identifiés. Ce bilan est contredit par une autre source qui parle d’au moins 4 personnes tuées : trois kamikazes et un civil. Quelques heures avant l’attaque contre le camp militaire, les assaillants avaient d’abord ouvert le feu sur le poste de contrôle de Mafèya sur l’axe Koulikoro-Banamba. « Les terroristes profitent de plus en plus de la baisse de vigilance des forces de sécurité maliennes et internationales », explique certains analystes des questions sécuritaires. Cependant, ils affirment que cette fois-ci, le check-point a pu empêcher les kamikazes d’accéder à l’intérieur du camp.

Auparavant, le vendredi 22 février dernier, vers 22 heures à Siby, localité située à environ 44 km de Bamako, un véhicule de «location» transportant des soldats du contingent guinéen de la Minusma  a été  attaqué.  Selon un élu de Siby, il s’agit “d’un braquage qui a mal tourné  « Lors de l’assaut sur le véhicule, s’étant rendu compte qu’il y avait à bord que des porteurs d’uniformes, les bandits ont pris  panique, du coup, ils  mitraillent la voiture tuant ainsi trois militaires, blessant deux autres personnes, un militaire et un civil».

Ces deux attaques se sont déroulées au moment où le Premier ministre français, Édouard Philippe était en visite au Mali. Une manière pour les terroristes de démontrer leur capacité de nuisance.

Le ministère de la Sécurité a par ailleurs fait état d’une attaque ayant visé, également dimanche 25 février avant l’aube, un poste de sécurité proche de la frontière avec le Burkina Faso, à Dioungani : “Après la riposte vigoureuse et la poursuite des assaillants qui tentaient de franchir la frontière du Burkina Faso, le bilan fait état de deux blessés côté amis et de sept morts côté assaillants”.

Enfin, “cinq terroristes été neutralisés” dans la nuit du 23 février “lors d’une patrouille” effectuée par les éléments du poste de sécurité de Kouakourou, au sud-ouest de Mopti (Centre), selon la même source.

Mémé Sanogo

 

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