Insécurité grandissante : Les représentants de l’Etat menacés invités à rejoindre les localités sécurisées

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Suite  à la dégradation de la situation sécuritaire, aux intimidations, aux menaces de mort et enlèvements  des représentants de l’Etat dans l’exercice de leur fonction, les CEN-SYNAC et SYLTMAT appellent les représentants de l’Etat menacés à rejoindre les localités sécurisées les plus proches.

La situation sécuritaire se détériore dans le centre du pays depuis quelques années. Les représentants de l’Etat font souvent les frais. Ils sont victimes d’intimidations, de menaces de mort et d’enlèvements dans l’exercice de leur fonction.

Pis, certains d’entre eux sont enlevés  en cours de mission, notamment les sous-préfets de Hombori, de Tilemsi, de Farako, du préfet de Gourma-Rharous, du sous-préfet central de Dire et du sous-préfet de Dangha…

Le couac est que l’Etat  ne parvient pas à sécuriser ces travailleurs, conformément aux dispositions des articles 73 e 74 de l’Ordonnance n°2018-0018/P-RM du 31 juillet 2018 portant statut du corps préfectoral, qui stipule que : «  l’Etat à l’obligation de protéger ses représentants contre les attaques dont ils peuvent faire l’objet dans l’exercice de leur fonction ».

Face à cette situation, les Comités exécutifs nationaux du syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC) et du Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’administration territoriale (SYLTMAT) ont tenu une réunion extraordinaire, le 22 juin 2020 portant sur les conditions sécuritaires des Représentants de l’Etat. Suite à cette réunion, un communiqué conjoint a été fait par les deux parties.

 

Les deux syndicats, au regard de l’ampleur de ces menaces et attaques ciblées contre les représentants de l’Etat et en attendant l’application des points d’accord du procès-verbal de conciliation du 26 mai 2020,  appellent les représentants de l’Etat se sentant en insécurité, sur l’ensemble du territoire national, à rejoindre les localités sécurisées les plus proches. Les syndicats en appellent aussi à la responsabilité individuelle et collective des militantes et militants face aux enlèvements.

Koniba TRAORE

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