La Prolifération des armes légères : Une menace pour la stabilité du Sahel

1

Le mardi du 18 juin 2019, la salle de presse du Centre International de Conférence de Bamako(CICB), a servi de cadre à la tenue de la journée officielle  de lutte contre la prolifération des armes légères. Plusieurs personnalités ont fait le déplacement pour assister à cette cérémonie qui marque le début de la lutte contre la prolifération des armes légères  et de petit calibre. La cérémonie d’ouverture a été présidée par   le Ministre de la sécurité et de la protection civile le général de division Salif Traoré  en présence de son homologue de la défense le général Dahirou Dembele.

Dans son discours, le maire de la commune III Madame Djire Fatoumata Diallo n’est pas allé de main morte, pour montrer à l’opinion les conséquences de la prolifération des  armes légères et de petit calibre. Mais auparavant, elle a tenu à souhaiter la bienvenue à tous ceux qui ont pu faire le déplacement pour assister à cette cérémonie d’une dimension toute particulière. A en croire Madame le maire  les conséquences de la prolifération des armes légères   sont visibles, c’est pourquoi, les actions du Ministre de la securité et de la protection civile doivent être saluées.

Prenant la parole, la secrétaire permanente   de lutte contre la prolifération  des Armes légères et de petit calibre  Colonel Major Nema Sagara a rappelé le thème de cette année : « la prolifération des armes, une menace à la paix et au développement », un thème qui est évocateur .Le slogan de cette journée exceptionnelle est : « ensemble engageons –nous contre la détention illégale et le commerce illicite des armes ». Ce slogan tombe à pic car le Mali par la faute des armes traverse une crise d’une toute  autre dimension les tueries de masse qui risquent de prendre une tournure génocidaire. Aussi, Nema de rappeler que plus de 100millions  d’armes circulent de façon illicite dans le monde à travers des réseaux mafieux. A en croire le Colonel Major Nema Sagara : «  ces armes continuent  de faire de nombreuses victimes, partout dans le monde, qu’elles soient utilisées dans le cadre des conflits, d’acte de terrorisme, de criminalité organisée ou de violence dans la rue ». Partant on estime que plus de 100000   personnes sont victimes de ces armes.

Pour le Ministre de la sécurité et de la protection civile, le Général de division  Salif Traore : « la prolifération des armes légères, une menace à la  paix et au développement ».  Selon le premier responsable de la sécurité, les armes continuent à accentuer la souffrance humaine et à élargir le spectre de la violence perpétré sur notre territoire. Cette violence causée par les armes nuit au droit humanitaire international, menace les gouvernements légitimes, favorise le terrorisme et entretient la criminalité transnationale, a martelé le Général    de division Salif Traore. La lutte acharnée que le Mali mène contre la prolifération des armes légères remonte aux années 90, la flamme de la paix à Tombouctou en 1996 en est une illustration parfaite  a encore ajouté le Ministre.   Le Mali compte ses morts   a déploré le Ministre qui    en appelle au bon sens des citoyens. Depuis le début de l’année au dénombre de nombreux morts à Kologon, Komaga et dernièrement à Ogossagou et Sobane Da

Mariam Samake  

Source: Triomphe du Mali

Commentaires via Facebook :

PARTAGER

1 commentaire

  1. À ce combat de lutte contre la prolifération des armes légères, il faudrait peut-être trouver des astuces pour associer un processus d’identification des engins motorisés à deux roues. Jusqu’à preuve du contraire les deux semblent liées. D’après les informations qui nous reviennent des médias suite aux différentes attaques, l’utilisation des motos par les assaillants serait une pratique récurrente. C’est l’un des points communs à toutes les récentes attaques terroristes ou rebelles. Récemment, les FAMa aussi ont dit avoir récupéré une vingtaine de motos aucours des opérations de fouilles anti-terroristes.
    Mon point est que si toutes les motos sur nos routes étaient identifiées ou identifiables, les enquêtes auraient été beaucoup plus simples et rapides. Ceux qui leur vendent des motos pourraient être aussi ceux qui leur vendent des carburants, des armes et munitions.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here