Les allégations de violations et abus graves des droits de l’homme au centre du Mali : La Minusma tire la sonnette d’alarme

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Le chef de la mission des Nations unies au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, ici le 17 février 2016. © HABIBOU KOUYATE / AFP
Le chef de la mission des Nations unies au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, ici le 17 février 2016. © HABIBOU KOUYATE / AFP

La situation qui prévaut  dans les régions du centre du Mali préoccupe la  Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma).

Dans un communiqué publié sur son site, la Minusma fait part de sa vive préoccupation au regard du nombre de plus en plus élevé d’incidents violents et d’attaques armées survenus ces derniers temps, principalement dans les régions de Ségou et Mopti. Ainsi, conformément à son mandat, les équipes des droits de l’homme de la mission poursuivent leurs enquêtes dans les localités concernées avec l’appui des autorités locales et des populations. Ces attaques, selon elle, ont conduit à des violations et abus graves des droits de l’homme à l’encontre de civils dont des cas d’exécutions sommaires.  « Ce constat nous interpelle tous et met en exergue la nécessité d’une réponse multidimensionnelle, seule susceptible de prendre en charge la complexité de la situation » a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, M. Annadif.

Selon la mission onusienne au Mali, ses équipes ont  documenté, depuis le début de cette année,  au moins 85 incidents majeurs violents et confrontations armées ayant occasionné au moins 180 victimes civiles, dont 15 femmes et 17 enfants. « Ces incidents ont eu lieu dans 65 localités des régions de Mopti et Ségou. Les cercles les plus touchés sont ceux de Tenenkou, Youwarou, Koro, Douentza, Djenné et Mopti (pour la région de Mopti) et Niono et Macina (pour la région de Ségou) » note la Minusma. Elles sont pour la plupart perpétrées par des groupes armés terroristes et/ou extrémistes et des groupes armés non autrement identifiés.

Aussi,  la Minusma affirme être « préoccupée par l’ampleur des violences intercommunautaires dans les régions du centre, lesquelles ont fait au moins une cinquantaine de morts ». Les groupes d’autodéfense communautaires sont, pour la Minusma, les principaux responsables des violations graves de droits de l’homme.

Par ailleurs, la mission de maintien de paix se félicite de la visite du premier Ministre dans le centre et se réjouit des engagements et actions pris par le Gouvernement pour diligenter et poursuivre les enquêtes appropriées de manière à faire toute la lumière sur les  violations  et abus  graves des droits de l’homme et à traduire en justice leurs auteurs.

Abdrahamane Sissoko

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2 COMMENTAIRES

  1. 😅L ONU A PROTÉGÉ FINANCE SOUTENU ET ENTRETENU JOHN GARANG ET LES SEPARATISTS AU SOUDAN ANGLAIS, AUJOURDHUI C EST LE TOUR DU SOUDAN FRANCAIS POUR LE DIVISOR! 😅
    ☺FRANCE ET ON DEHORS! ☺

  2. il est temps pour la MINUSMA de plier bagage. Votre aide aux civiles, c’es toujours le médecin après la mort.

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