L’ambassadeur Robert Wood sur la situation au Soudan et au Soudan du Sud : “Nous demandons aux parties de veiller à ce que la Fisnua et ses partenaires humanitaires aient un accès immédiat”.

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Le représentant suppléant pour les affaires politiques spéciales, l’ambassadeur Robert Wood, dit être au regret d’apprendre que les hostilités à Khartoum ont davantage compromis la sûreté et la sécurité du personnel de la Force internationale de sécurité des Nations unies pour Abiyé (Fisnua) et l’a entravée à s’acquitter des tâches qui lui ont été confiées, notamment la protection des civils, l’assistance aux efforts humanitaires et le soutien à un règlement pacifique du statut final d’Abiyé, de ses problèmes frontaliers et à la création du service de police d’Abiyé.

A rappeler que le Conseil de sécurité, par sa résolution 1990 du 27 juin 2011, a réagi à la situation urgente dans la zone d’Abiyé au Soudan en créant la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abiyé (Fisnua). Le Conseil de sécurité était profondément préoccupé par la violence, l’escalade des tensions et les déplacements de populations.

Ainsi, la Fisnua doit contrôler la zone frontalière de tension entre le Nord et le Sud et faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. La mission est autorisée à faire usage de la force pour protéger les civils et les travailleurs humanitaires dans la zone d’Abiyé.

Il est important de savoir que la création de la Fisnua est intervenue après que le gouvernement du Soudan et le Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS) sont parvenus à un accord à Addis-Abeba (Ethiopie) pour démilitariser Abiyé et permettre aux forces éthiopiennes de contrôler la zone.

Au regard de la situation du pays, l’ambassadeur Robert Wood, exhorte les parties de veiller à ce que la Fisnua et ses partenaires humanitaires aient un accès immédiat, complet, sûr et sans entrave et la capacité de mener à bien leur travail de sauvetage dans tout le Soudan.

La présence constante des forces soudanaises, sud-soudanaises et la police à Abiyé est selon lui, des violations manifestes de la démilitarisation de la zone d’Abiyé. Il souligne qu’Abiyé doit rester démilitarisé de toute force autre que la Fisnua.

Toutefois, l’ambassadeur se dit satisfait de l’engagement continu de la Fisnua pour résoudre les tensions entre les Ngok Dinka et les Twic Dinka. Il l’encourage à renforcer ces efforts, tout en réitérant l’appel du secrétaire général aux deux communautés à respecter leur accord de cessez-le-feu et à utiliser les outils offerts par la Fisnua pour soutenir et permettre un environnement sûr et inclusif. Cependant, M. Wood se dit solidaire avec le peuple soudanais dans son engagement inébranlable envers la démocratie.

En effet, ce sont des millions de civils qui ont besoin de l’aide humanitaire vitale au Soudan et les attaques croissantes contre les travailleurs humanitaires. Les acteurs armés ciblent les ressources et les installations humanitaires, pillent les véhicules de campagne et endommagent les avions utilisés pour transporter les travailleurs humanitaires et les fournitures, limitant l’assistance aux zones où elle est le plus nécessaire.

A cet effet, notre ambassadeur appelle les Forces armées soudanaises et les RSF de mettre en œuvre et de faire respecter un cessez-le-feu permanent à l’échelle nationale. Et appel les parties à s’engager à assurer la sûreté, la sécurité et la protection des civils et à reprendre immédiatement le processus de reprise de la transition du Soudan vers un régime civil.

Ibrahima Ndiaye

 

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