Présidentielle algérienne : Bouteflika a déposé sa candidature malgré les constations populaires

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika dans un bureau de vote
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika dans un bureau de vote, le 23 novembre 2018 (illustration). © RYAD KRAMDI / AFP

Suite au dépôt du dossier de sa candidature au Conseil constitutionnel de l’Algérie dans une ambiance très tendue le 3 mars dernier, le président Abdoulaziz Bouteflika, candidat contesté  pour sa propre succession aux  élections présidentielles du 18 avril 2019 a tenté de rassurer par des promesses la confiance des  milliers manifestants  dans une lettre  adressée à la nation.

À quelques heures de la clôture du dépôt des dossiers pour la présidentielle du 18 avril en Algérie, le président en exercice depuis 20 ans, Abdoulaziz  Bouteflika a déposé sa candidature pour sa propre succession, ce dimanche 3 mars dernier  par intermédiaire  de son directeur de campagne, monsieur  AbdelghaniZaalane. Ce dépôt survient à un moment où le président Bouteflika fait face à beaucoup de contestations hostiles à sa candidature pour un cinquième mandat. De plus, il est très âgé, malade et handicapé  d’un  AVC depuis  2013 et même   actuellement admis à l’hôpital de Genève  en Suisse pour des soins de santé. L’annonce de sa  candidature le 10 février dernier  a provoqué  dans les  rues de la capitale et d’autres grandes villes de grandes manifestations de protestation  de la classe politique de l’opposition, de la société civile et récemment des étudiants. Tous dénoncent  la  volonté  d’un cinquième mandat du président  Abdoulaziz  Bouteflika, et demandent l’instauration rapide d’une transition.  Certains manifestants  n’ont pas hésité à faire entendre lors de dernières manifestations que c’est tout le régime actuel qui  devait s’en aller avec le président Bouteflika. Ils avaient également menacé d’intensifier les manifestations une fois que  la candidature de du chef de l’Etat se concrétisait. Une chose désormais   faite depuis dimanche dernier,  car, le dossier officiel de candidature   du président Bouteflika  est arrivé au Conseil constitutionnel  quelques heures avant la clôture du dépôt des dossiers, selon Jeune Afrique. Mais, le président depuis  Genève a écrit une lettre pour la nation dans laquelle il dit avoir : « écouter et entendu le cri de cœur des manifestants » et leur « inquiétude compréhensibles » selon le texte publié par le site d’information  ALG24 et réutilisé par jeune Afrique. Il dira  que sa candidature pour les prochaines élections présidentielles est une candidature de conviction, avant de promettre qu’une fois élu le 18 avril prochain, qu’il n’arriverait pas à bout de ce nouveau mandat. Qu’il s’engagera  à organiser une élection anticipée sans lui-même  dont la date sera fixée à l’issue  d’une « conférence nationale » : « je m’engage à ne pas être candidat à cette élection  anticipée » a affirmé monsieur Bouteflika dans cette lettre adressée à la nation. Le président algérien  a promis également beaucoup d’autres réformes des mesures  électorales en plus de la redéfinition  de ses axes de priorités durant le prochain  mandat,  une révision de la loi électorale et le placement de la jeunesse  au cœur de ses priorités présidentielles : « les engagements que je viens de prendre devant vous, nous amèneront naturellement  à une transmission  générationnelle dans une Algérie réconciliée avec elle-même ».

              ISSA DJIGUIBA

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