Ousmane Traoré dit Tiermé, candidat à la candidature de l’Adema : \” Je ne suis pas venu pour faire de la figuration… \”

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Fils de Tiermé Traoré, enseignant et surtout homme politique très influent à Koutiala (il fut un des leaders politiques de l’US-Rda dans cette contrée avant l’indépendance du Mali et ancien Député Udpm), Ousmane Traoré a donc fait ses premiers vaccins politiques depuis à bas âge aux côtés de son père. Son engagement politique sans faille depuis l’Adema-association plaide pour cet homme, longtemps abonné à la discrétion. Directeur général de l’institution financière, Kondo Jigima depuis 20 ans, Ousmane Traoré s’auréole d’un parcours administratif dense. C’est un homme confiant et déterminé que nous avons rencontré. Dans cette interview, il nous parle de son plan, sa stratégie ou encore ses atouts pour être le candidat de l’Adema Pasj.

 

Le Matin : Qui est Ousmane Traoré ?

Ousmane Traoré : Je suis le candidat Ousmane Traoré connu sous le nom d’Ousmane Tiermé. Je suis originaire de Koutiala. Je suis un homme qui travaille beaucoup physiquement et intellectuellement. J’ai 53 ans, je suis marié, père de 4 enfants, j’ai 3 diplômes d’études supérieures : économie, gestion et management d’entreprise. Je suis conseiller communal en commune V. Je suis le directeur général de la caisse de micro finance Kondo Jigima qui compte aujourd’hui 70 000 adhérents, 250 employés ; il s’agit de la caisse qui regroupe toutes les catégories socioprofessionnelles à savoir des fonctionnaires, des transporteurs, des paysans même ceux qui n’ont pas d’emplois. J’ai aussi un penchant pour le monde rural. Fort de mon expérience professionnelle et politique, j’estime que je suis le candidat idéal pour le parti.

 

Qu’est-ce qui a motivé votre candidature ?   

En réponse à l’appel de candidat à la candidature du parti Adema Pasj du 25 mai 2011 et par Lettre circulaire N°162/CE-Adema Pasj/2011 du Président dudit parti, j’ai décidé de présenter ma candidature à la candidature Adema Pasj de 2012. Mon objectif politique à travers la mise en œuvre du programme du parti Adema est de poursuivre à la satisfaction de nos concitoyens ce qui a été entrepris depuis le 26 mars 1991. Je compte mettre à profit les réseaux de micro finance pour renforcer le parti à Bamako et à l’intérieur du pays, promouvoir la démocratie, le développement économique, technologique, social, culturel et sportif du Mali dans la paix, la stabilité politique et la sécurité ; consolider les acquis du parti ; contribuer à la promotion de l’emploi des jeunes; contribuer à la promotion économique, politique, sociale de la femme, de l’épanouissement des jeunes et des personnes âgées, de l’enfant et de la famille. J’ai pris une part active dans les activités militantes depuis l’Adema association jusqu’à la création du parti notamment : La recherche des adhérents, la sensibilisation et la mobilisation des militants de l’Adema- Association ; les activités et les grands évènements du parti notamment les travaux du Ger " Economie/Finances, les Conférences nationales, les activités commémoratives de l’anniversaire du parti; les travaux d’élaboration des documents sur " Bilan et Programme 2012-2017" du parti ; l’élargissement de la base du parti en Commune V du District de Bamako par la mise en place de la Sous-section de Garantiguibougou et de cinq Comités. J’ai travaillé dur pour le retour de l’Adema aux commandes de la Mairie de la commune V après 15 ans d’absence.

 

Mes acquis universitaires, mes 28 ans d’expériences dans l’enseignement technique et dans le " management d’entreprise", mon ardent désir de servir le Mali constituent de précieux outils théoriques et pratiques.

 

Je les mettrais à la disposition de mon pays à travers l’Adema Pasj pour générer davantage d’innovations et de progrès pour l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens.

 

Est-ce que vous avez les moyens et les atouts d’être le candidat de l’Adema ?

Selon une sagesse bambara : " tu ne peux pas remplir ta bouche de poudre de farine sans certainement avoir la quantité de salive nécessaire ", alors je voudrai d’abord vous dire que de l’extérieur on n’apprécie pas tout réellement. Cette candidature à cette étape-là n’a engendré que le prix de 20 feuilles de papiers ; CV, carte de membre, lettre de motivation et autres documents…

 

Est-ce que vous avez les moyens financiers et politiques de vos ambitions?                    

Le programme de l’Adema n’est pas le programme d’un candidat. C’est un programme élaboré par le parti en premier lieu. L’Adema est un parti de masse qui met  en avant les moyens humains et non financiers.

 

Si je gagne les primaires, je mettrai à contribution mon réseau de mutuel (le réseau Kondo Jigima) qui compte 70 000 membres. Kondo Jigima est membre du réseau national de micro finances qui a, à peu près, 1 million de bénéficiaires directs et indirects. Etant le premier fondateur de cette association depuis 1999 et pour l’avoir animée pendant plus de 8 ans, alors aujourd’hui, je me dis que je suis en phase d’être accompagné par tous ceux-ci. Il y a aussi le réseau avec les artisans, la fédération nationale des artisans du Mali, l’assemblée permanente des chambres de métiers que nous avons fondés. J’ai eu l’avantage de contribuer à leur financement à travers le Fonds de Développement Economique, à travers d’autre fonds venus de la Boad. J’ai eu à travailler également avec les commerçants détaillants sur toute l’étendue du Mali sur financement de fonds venant du Gouvernement malien. Alors, je peux vous dire qu’aujourd’hui avec ces moyens humains qui font confiance à un responsable qui a pu leur être utile, je peux faire gagner mon parti. Car, en plus de l’électorat de l’Adema que l’on peut estimer à 30 ou 35%, je peux apporter plus avec le concours de mon réseau.

 

Est-ce-que vous avez le soutien de votre section ?                

C’était d’abord l’élément de base, puisqu’il faut avoir une attestation de militant ; effectivement ma section (Commune V) m’a délivré cette attestation. Sans cela je ne serai pas reconnu, peut être,  en tant que militant à fortiori prétendre être candidat de l’Adema.   

Que répondrez-vous aux rumeurs qui disent que le secrétaire général de votre section, Boubacar Bah dit Bill, soutiendrait Dioncounda Traoré ?

Il me serait difficile de me prononcer sur ces rumeurs, mais je sais que de 2008 à nos jours, j’ai très bien collaboré avec mon secrétaire général, Boubacar Bah dit Bill. Je suis en très bon terme avec lui et avec ma section. Le fait d’avoir obtenu l’attestation montre que ma section est avec moi. Maintenant adviendra plus tard si les sections se sont consultées pour se prononcer sur une candidature.

 

Est-ce que vous comptez des soutiens au sein du Comité exécutif de l’Adema?

Vous savez ? Pour soutenir quelqu’un, il y a des raisons subjectives. Je suis connu par beaucoup de membres du Comité exécutif (Ce). Puisque être candidat n’est pas l’apanage des seuls membres du Ce et que tout militant reconnu peut se présenter, je me suis présenté parce que je sais que j’ai un très bon dossier présidentiable. Je sais ce que j’ai fait pour le parti, ce que je ferai pour le pays en en devenant le président. Je sais ce que je ferai pour les femmes et les jeunes du Mali pour la lutte contre le chômage, pour les couches laborieuses…

Sincèrement les gens sauraient apprécié ma candidature politiquement, économiquement et socialement. Quand la sous section Adema de Garantiguibougou a été créée, elle a remporté la victoire sur les autres partis déjà existants  grâce à ma personne et à mes militants. Grâce à notre travail, nous avons conquis la mairie de la commune V. C’est donc dire que l’expérience que j’ai vécue, le travail que nous avons fait sur le terrain, plaident bien pour moi et les membres du CE pourraient bien se pencher sur mon dossier. 

 

Est- ce que vous pouvez évaluer vos chances ?

Je ne suis pas venu pour figurer. Celui qui fait 20 ans à la tête d’une institution de micro finance a quand même des arguments solides pour se permettre une telle candidature. L’expérience politique et professionnelle ne suffit pas pour gagner une élection, certes.

 

Des grandes personnalités africaines ont eu à dire que c’est dieu qui donne le pouvoir, celui qui l’aura obtenu l’aura reçu de dieu ça ne veux pas dire que les autres ont démérité. Un parcours politique, tout le monde l’a, mais la différence doit se faire au niveau du parcours administratif. Vous pouvez compter au bout de vos doigts le nombre d’entreprises qui ont 20 ans d’âge avec 250 employés à payer chaque mois…Je suis candidat parce que j’ai un résultat de terrain, je ne suis pas venu pour faire figuration, je peux bien penser que mon dossier peut être en première position.   

 Alhassane H. Maiga et Badou S. Koba   

 

 

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