23 Mai 2006-23 Mai 2007 il y a un an : Des insurgés attaquaient les camps de Kidal et de Menaka

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              Le 23 mai 2006, des insurgés attaquaient simultanément les camps militaires de Kidal et de Menaka. A Menaka, les assaillants sont repartis en emportant armes, munitions et matériel. Le premier anniversaire des évènements de Kidal célébré hier intervient au moment où les plus hautes autorités du pays sont engagées à faire du développement des régions Nord-Mali une priorité.rn

 

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Un an après

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                En effet, pour amorcer le développement du Nord, le Mali et ses partenaires financiers ont tenu un forum à Kidal. A travers  cette rencontre, notre pays a voulu faire d’une pierre deux coups: montrer que le calme est de retour dans le septentrion et inciter les partenaires à y investir. Aussi ne dit-on pas que l’argent n’aime pas le bruit des armes?

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                Avant ce forum, la Libye s’était manifestée déjà à investir à hauteur d’au moins 50 milliards de nos francs pour financer des activités et projets de développement dans les trois régions situées dans cette partie du Mali, à savoir Tombouctou, Gao et Kidal. Sans compter également le grand projet à coût de milliards initié par le chef de l’Etat en faveur de la zone.

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                Par ailleurs, l’exécution de l’accord conclu en juillet dernier entre le gouvernement malien et les insurgés à Alger se poursuit normalement avec le début de l’opération de cantonnement. Les récentes attaques sporadiques ne remettent nullement en cause la détermination des différentes parties à respecter les engagements pris dans la capitale algérienne. Bien au contraire. La volonté d’instaurer le dialogue pour la paix doit  être privilégiée par chacun.

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                Mais pour une question d’agenda politique (parce que les élections générales de 2007 étaient proches) les évènements de Kidal avaient été le sujet de débat de la part des hommes politiques. Certains étaient pour les accords d’Alger, d’autres étaient contre. Rarement la question de sécurité et surtout de défense nationale n’a autant  fait l’objet de débat politique intense au plan national comme ce fut le cas après l’insurrection armée à Kidal.

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                ”Au Mali, on a plus besoin de prendre des armes pour se faire entendre. La décentralisation est un statut particulier par lequel vos élus peuvent par différentes voies administratives et politiques- transmettre vos doléances, vos suggestions et critiques aux autorités. Dans ce cas, si la démocratie vous donne toutes les voies, vous n’avez pas besoin de la voie des armes…”, avait déclaré le président de la République , Amadou Toumani Touré depuis Diéma en première région où il était en visite. C’était juste après les attaques des deux casernes..

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On se souvient

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                Le mardi 23 mai 2006,  aux environs de 5h du matin, des individus armés ont surpris les populations en s’attaquant au camp I et II de Kidal. Toutes choses qui, ajoutées aux coups de feu entendus çà et là, ont provoqué une panique chez ces populations  qui étaient obligées de rester enfermées à la maison, à cause de cette situation d’insécurité. Néanmoins les assaillants n’ont pas pu prendre le camp des gardes à cause de la venue en renfort des éléments des forces armées et de sécurité qui logent en ville.

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                Quant aux camps militaires I et II, ils seraient pris par les assaillants qui se seraient emparés d’armes, de minutions et d’engins. En plus, les assaillants disaient avoir sous leur contrôle d’autres casernes, comme celles de Tessalit, d’Abeïbara, d’Andereboukane et annonçaient de nombreux blessés civils.

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                Mais du côté du gouvernement, ces informations n’avaient pas été confirmées. Dans un communiqué émanant du ministère de la défense et des anciens combattants, le pouvoir déclarait : “ Dans la nuit du mardi 23 mai 2006, les camps N° I et II de Kidal ont fait l’objet d’attaque de la part d’individus armés et équipés de véhicules 4X4. Dans le même temps, un officier du régiment de Ménaka a fait défection. La situation est préoccupante. Mais on ne déplore aucune victime civile. Les forces armées et de sécurité ont reçu mission et les moyens nécessaires pour ramener rapidement le calme dans lesdites localités. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants sait compter sur la bonne compréhension de tous. Il invite les populations des localités concernées et d’ailleurs à garder le calme et la sérénité. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants et le Chef d’Etat-Major général des armées gèrent la situation sur le terrain. Ils donneront les informations nécessaires au fur et à mesure de l’évolution de la situation.”

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                Dans tous les cas, pour ce qui concerne les régions du Nord-Mali, les autorités maliennes ne ménagent aucun effort pour initier des projets directement  ou par l’entremise d’ONG, d’organismes internationaux ou de partenaires stratégiques afin de relever le défi du développement. Les 17 milliards de FCFA promis par le pouvoir ATT constituent un effort qui concourt à la réalisation de ce pari.

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Oumar SIDIBÉ

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