3 ans après la signature de l’accord d’Alger : Que retenir du bilan loin de la paix?

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Trois ans après la signature de l’accord d’Alger le 15 mai 2015, le document peine à s’appliquer. Les attaques se multiplient et l’insécurité devient grandissante au Nord comme au Centre du pays. Trois ans après cet accord que retenir come bilan, dans sa mise en application ?

 La lenteur dans sa mise en œuvre suscite beaucoup de réactions. Toutefois, les acteurs se réjouissent de «certaines avancées », notamment celles constatées ces derniers temps avec l’opérationnalisation du Mécanisme opérationnel de coordination, MOC, à Gao et Kidal. Sans oublier la mise en place des autorités intérimaires.        
Mais cela suffit-il quand on sait que cet accord est né au bout de plusieurs mois de négociations entre Bamako et les groupes armés de la CMA et de la Plate-forme. Les acteurs sont unanimes sur le bilan : des retards importants ont été accusés dans sa mise en œuvre. Mais la feuille de route signée à l’issue de la 24éme réunion du Comité de suivi tenue le mois dernier, constitue « une avancée importante ». Parmi les actions prioritaires inscrites dans ce chronogramme figurent la mise en place et le fonctionnement du MOC de Tombouctou et Kidal. Certes aujourd’hui que sont la plateforme et la CMA, reconnaissent tous qu’il y’a eu des avancées notables quant à la mise en application de l’accord d’Alger. Et salut le gouvernement pour avoir mis les bouchés-doubles, même si dans l’exécution cela  a pris un retard de trois ans, dans certains points de cet accord. Il faudra reconnaitre que les divers problèmes au sein des différents groupes ont fait qu’il y a eu un problème de représentativité au sein du comité de suivi de l’accord. Ce qui, a fait traîner pendant longtemps les réunions de ce comité, donc joué sur le calendrier de sa mise en œuvre.

Cet accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger qui devrait permettre normalement une sortie de crise, n’en est pas encore une panacée sure. Car au Nord comme au Centre du pays, les attaques se multiplient contre les civiles et les forces armées maliennes et internationales, sans oublier la montée en puissance de l’insécurité grandissante.

 

Paul N’GUESSAN

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