Attaque meurtrière sur le Camp de la Minusma à Kidal : Iyad Ag Ghali met sa menace à exécution

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Attaque de Talahanbak : Iyad Ag Ghali met ses menaces à exécution
Iyad Ag Ghali, le leader du groupe islamiste armé Ansar Dine (g), le 7 août 2012 à Kidal (AFP)

L’attaque du  camp de la Minusma à Kidal n’est ni plus, ni moins que la manifestation du désaccord d’Iyad par rapport au retour de la paix au Mali.

Il a reconnu la boucherie qui a fait 3 morts dont deux casques bleus guinéens et un employé burkinabé. Est-ce que cette attaque s’expliquerait par le silence affiché par Bamako et ses partenaires en guise de réponse à son message de dénonciation de l’accord signé ici à
Bamako ?  Oui, disons-le. L’attaque du camp de la Minusma à Kidal, samedi dernier, pourrait expliqué la position d’ Iyad Ag Ghali et conforte notre conviction selon laquelle, il met  sa menace à exécution, menace se rapportant à son rejet de l’accord et de  son application à Kidal et qui a fait l’objet d’un communiqué au cours de la première décade du mois de novembre, quelques jours avant les meurtrières attaques terroristes sur Paris et sa banlieue, Seine Saint Denis . Et puisque dans ce climat de retour à la paix, la Minusma en est le bras séculier, alors pourquoi ne pas s’en prendre à  cette force neutre mais décidée à ramener  la paix par le truchement du corps et de l’esprit des accords signés à Bamako. Quelques jours avant les attentats meurtriers jamais exécutés en France en terme de pertes en vie humaine, le chef de An sardine, membre associé de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest, avait fait publier un communiqué dans lequel, il dénonce l’accord de paix et de réconciliation nationale signé ici à Bamako depuis mai- juin et sa mise en application. Dans la foulée, il demandait aux jeunes de la région de Kidal de se mobiliser pour barrer le chemin à la mise en œuvre dudit accord. Pour Iyad Ag Ghali, impossible de parler de paix et de mise en application d’un
quelconque accord sans lui et c’est vrai que le Mali et ses partenaires tout au long du long processus de mise en œuvre de l’accord obtenu entre le pouvoir central et les mouvements politico- militaires, l’ont superbement ignoré. On ne peut rien faire de sérieux
et de  durable avec Iyad, tout le monde sait cela.

Haman Khadra.

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