Groupes d’autodéfense du Nord: qui sont-ils et que veulent-ils ?

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Le Mali réussira-t-il à faire la paix ? En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/20/le-mali-de-la-guerre-a-la-paix_4814451_3212.html#2EC7kRMSRIp0lQGC.99

5 mouvements armés d’autodéfense constituent la Plateforme, ce conglomérat de groupes armés créée en juin 2014 et qui se déclare loyale aux intérêts du Mali. Chacune des composantes de la Plateforme entend cantonner ses hommes et bénéficier, à l’instar des rebelles séparatistes et islamistes, d’une intégration dans l’armée, les services de sécurité et l’administration du Mali.

La  Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (CMFPR)

Ce groupe armé, membre de la Plateforme, est dirigé par Maître Harouna Toureh, avocat et porte-parole de la Plateforme. Créée en juin 2013 à Ouagadougou, la CMFPR regroupe elle-même les mouvements armés Ganda Izo, Ganda Lassalizo, Gandakoye, Bouctou et FLN (Front de Libération National).

Le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA)

Ce groupe armé a été créé pendant la guerre au nord du Mali. Le secrétaire général du GATIA est Fahad Ag Almahmoud, mais le véritable fondateur et chef du mouvement est El Hadj Ag Gamou, général de l’armée malienne. À sa création, le GATIA revendiquait 1000 combattants; il affirme disposer d’une base entre Gao et Kidal. Les combattants du GATIA sont en grande majorité des Touaregs de la tribu des Imghads, connus pour avoir soutenu le gouvernement malien dès le début de la guerre au nord. Officiellement, le gouvernement malien nie être l’origine de la création du GATIA. Mais en janvier 2015, la MINUSMA constate que plusieurs miliciens du GATIA, blessés au cours des combats de Tabankort et soignés à Gao, étaient, en réalité, des militaires de l’armée régulière malienne qui avaient même suivi une formation de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali à Koulikoro. Le GATIA, qui passe pour la plus forte composante militaire de la Plateforme, a souvent donné du fil à retordre à la CMA avant de pactiser avec elle au début de février 2016. Depuis, la ligne politique du GATIA est devenue floue puisque nul ne sait plus s’il défend ses propres intérêts ou ceux de l’Etat malien, un Etat qu’il accuse de l’avoir lâché au profit des rebelles de la CMA.

Le Mouvement populaire pour le salut de l’Azawad (MPSA)

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