Nord du Mali : Manœuvres pour le retour des services de base

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Le retour de l’administration dans les régions nord du Mali est un travail difficile que la transition a entamé. Mais depuis l’installation des nouvelles autorités, les lignes n’ont pas beaucoup bougé dans le sens du redéploiement des services partis des régions du nord, sous la domination des groupes armés. Dans la perspective de la rentrée scolaire et des élections générales en vue, l’Etat compte implanter les services de base dans ces régions.

Pour les écoles, les choses semblent être plus compliquées que prévues par l’Etat. D’abord, le report de l’ouverture des classes a été une aubaine pour les enseignants déplacés de ne pas rejoindre leurs postes. Les autorités avaient voulu que les enseignants qui ont quitté les localités du nord face à la pression des hommes armés reviennent avant la fin de 2020. Ce plan de réouverture des classes a été chamboulé par le report de la date de la rentrée à cause de la Covid-19. C’est seulement à partir de cette semaine que les enfants reprennent le chemin des écoles.

Dans ce contexte, les autorités scolaires ne pouvaient pas exiger des enseignants d’être à leurs postes avant la rentrée officielle. Certains gouverneurs avaient voulu prendre des sanctions contre les enseignants absentéistes, mais ils ont dû se ressaisir à cause du report de la date de la rentrée scolaire. De nombreux enseignants touchent en effet leurs salaires sans être dans les régions où ils sont déployés par l’administration. La solution envisagée pour qu’ils retournent à leurs postes est un durcissement du contrôle à travers leurs salaires.

En ce qui concerne la situation sécuritaire, les autorités mettent les bouchées doubles pour redéployer sur le terrain les services liés à la sécurité. La Gendarmerie et la Garde nationale joueront ainsi un important rôle dans la sécurisation de l’administration dont les représentants sont conviés à être aux côtés des populations. Les préfets et sous-préfets sont donc invités à être à leurs postes respectifs avec l’accompagnement des forces de sécurité, dont la présence est appelée à s’élargir àdes localités plus éloignées.

Les services économiques aussi sont attendus dans les régions du nord abandonnées par les douaniers et autres agents de la répression économique. Les agents des impôts déployés dans les régions de Kidal, Gao et Tombouctou ont quitté leurs postes depuis des années, et les services économiques n’existent plus dans ces zones. Le 18 janvier, une réunion importante avait eu lieu à Bamako pour le retour des douanes dans le septentrion malien.

Oumar KONATE

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1 commentaire

  1. Il faudrait installer dans ces régions, des milliers de militaires, policiers, douaniers et autres agents de l’état. 8 ans de souffrances pour nos compatriotes habitant dans le nord. C’est trop !

    Il serait aussi judicieux que nous maliens, puissions, muni d’un permis de port d’arme, acquérir des pistolets, fusils long portée, mitraillette et autres armes de défense.

    La population doit être éduquée et formée à prendre les armes face au danger.

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